Vers un baril de pétrole au dessus des 100$ ?

Rffinerie de pétrole
Industrie Pétrolière

Malgré un effondrement des cours du pétrole ces trois dernières années et une fuite des capitaux celui-ci devrait revenir rapidement sur le devant de la scène et faire revenir les investisseurs.

Un effondrement des cours du pétrole depuis trois ans

Suite à l’émergence du pétrole de schiste principalement aux Etats Unis, les cartes de la production mondiale de pétrole brut ont étés redistribué. Cette année les Etats Unis devraient selon les analystes de l’OPEP produire au total 9,294mb/j (millions de barils par jour). La production de pétrole de schiste représente au total 4.750mb/j. A titre de comparaison en 2015 les Etats Unis ont produit 9.408mb/j. En deux ans nous assistons à une baisse de 1.21% de la production, mais il y a des contrastes intéressants lorsque l’on analyse les données. La production de pétrole dit conventionnelle baisse sur cette période de 13.6% lorsque la production de pétrole de schiste augmente elle de 3.5% et ce malgré l’effondrement des cours. On notera également que les investissements dans le golfe du Mexique ont fait progresser la production de 10%.

Extraction des hydrocarbures aux USA
Evolution de l’extraction d’hydrocarbures et de gaz naturel aux USA de façon conventionnelle et non conventionnelle. Source : rapport de l’OPEP août 2017

Le rôle des états Unis dans la baisse des cours mondiaux est primordial. Ce nouvel acteur majeur autrefois l’un des plus gros importateurs entraîne une surproduction par rapport à la consommation dans un secteur où les prix durablement élevés semblaient acquis.

L’anticipation de l’arrivée de l’Iran sur le marché suite à la fin du programme d’embargo américain (remis en cause depuis l’arrivée de l’administration Trump à la Maison Blanche) ainsi que la force du dollar US ont précipité les cours sous les 30$ au début de l’année 2016. Les rivalités grandissantes au sein de l’OPEP expliquent aussi en grande partie cette chute. Les luttes de pouvoir au sein de l’organisation entre l’Arabie Saoudite (soutien des Etats Unis) d’un côté et de l’Iran et du Venezuela de l’autre empêchent une action commune de ralentissement de la production. La conséquence est que l’OPEP n’arrive plus à manipuler les prix du marché. L’Arabie Saoudite était d’ordinaire le régulateur car le plus gros exportateur mondial avec une production estimée pour l’année 2017 à 10.070mb/j refuse désormais de réduire seule sa production. Le royaume souhaite désormais une action commune de l’organisation menée conjointement avec la Russie pour réduire la production de 1.2mb/j. Pour l’instant cette baisse de la production est immédiatement compensée par le Schiste Américain, celui-ci aura cependant ses limites à long terme.

 

Les conséquences industrielles de la baisse du pétrole

En 2016 il y a eu 174 découvertes de gisements de gaz et de pétrole dans le monde. A titre de comparaison il y en a eu 400 en 2013 lorsque les cours du pétrole cotaient au-dessus de 100$ le baril. Il s’agit de la pire année depuis 60 ans. En deux ans et demi plus de 440 000 emplois directs ont été détruit dans le secteur et les investissements des majors ne cessent de baisser. Ils sont aujourd’hui inférieurs de 240mds$ par an en comparaison de l’année 2014.

nouvelles découvertes et dépenses dans l'industrie pétrolière
Evolution des nouvelles découvertes et des dépenses d’exploration dans l’industrie pétrolière et gazière. Source : les échos

Les conséquences pour les sous-traitants des Majors sont désastreuses. Les compagnies d’exploration et les équipementiers souffrent le plus de cette situation. Les Majors ne sont pas épargnées et s’endettent massivement afin de pouvoir continuer de verser leurs dividendes. Ainsi la compagnie Exxon Mobile a vu son endettement progresser de +9.4 milliards d’euros entre 2014 et 2017 (données estimées pour l’année 2017). Sur la même période Chevron fait encore mieux avec +20mds$ de dette supplémentaire ce qui représente une augmentation de celle-ci de +136.7% en seulement 3 ans ! Certaines s’en sortent mieux que d’autres mais le secteur est très impacté financièrement.

Ces baisses de revenus obligent les compagnies à tailler massivement dans leurs investissements comme nous l’avons vu précédemment. Cela remet en cause les ambitieux projets offshore notamment en Arctique et en eaux profondes qui nécessitent un prix du baril élevé pour assurer leur rentabilité.

 

Les conséquences géopolitiques

Les conséquences géopolitiques de ces pertes de revenus pour les états producteurs sont colossales. L’exemple le plus impressionnant est le Venezuela dont les revenus de l’état dépendent à 95% des ressources pétrolières. Le pays est plongé dans un chaos total, le taux de pauvreté dépasserait 80% et l’inflation annuelle les 560%  (source bloomberg).

En Arabie saoudite (premier exportateur mondial) le déficit de l’état pour 2017 est estimé à 14% du PIB. C’est pourquoi l’état Saoudien envisage d’introduire 5% de Saoudi Aramco la compagnie pétrolière nationale en bourse. JP Moragn Chase & co, Morgan Stanley et HSBC ont étés mandatés afin de mener l’opération. L’introduction doit se faire sur la bourse de Riyad ainsi que sur une place étrangère (je ne pense pas prendre trop de risques en misant sur New York). L’opération censée être mise en place en 2018 devrait permettre d’abonder le fonds souverain du pays et le valoriser à hauteur de 2 000 milliards de dollars. Cet argent doit être investi dans d’autres secteurs que les hydrocarbures afin de diversifier l’économie du pays beaucoup trop dépendante du secteur pétrolier. En octobre dernier Riyad avait déjà procédé à une émission obligataire de 17.5mds$ pour boucler son budget. Ce dernier a d’ailleurs profité de taux d’intérêt très attractifs pour un pays émergent.

D’après les analystes grâce au pétrole non conventionnel les USA devraient devenir autosuffisant vers 2020 et atteindre un pic de production vers 2023 avant de réduire la cadence. Ce changement est très important car les importations de pays du golfe ne représentent plus qu’une part minime de la consommation du pays. Désormais une hausse des cours profite à l’industrie du pays ce qui n’était pas le cas autrefois. Je ne cesse de penser à l’opération « tempête du désert » menée en 1991 contre Saddam Hussein suite à l’invasion du Koweit et de comparer cette situation à l’invasion d’une partie de l’Iraq et de la Syrie par l’Etat Islamique. Il y a 25 ans une coalition de pays occidentaux avec les Etats Uns en tête auraient été envoyés pour régler le problème rapidement et calmer les tensions sur les cours du brut. Aujourd’hui cette époque est terminée.

 

Pourquoi la probabilité d’une hausse des cours est importante

Une demande qui va continuer de croitre

D’après le scénario principal de l’AIE (agence internationale de l’énergie) la consommation de pétrole devrait continuer de croître, même si la  hausse de la consommation ralentit fortement. A horizon 2040 la consommation mondiale devrait se situer à 103 millions de barils par jour. La géographie de la consommation mondiale continue de s’orienter vers les pays en voie de développement. Les pays asiatiques devraient consommer plus de pétrole à eux seuls que l’ensemble des pays de l’OCDE à horizon 2030.

Offre/demande pétrole brut
Evolution de l’offre (bleu) et de la demande (rouge) de pétrole dans le monde en million de barils par jour. Source : OPEP

En Afrique subsaharienne il y a toujours 1.2 milliards de personnes qui n’ont pas accès à l’électricité et 1.8 milliards qui continuent de dépendre de la biomasse pour la cuisson de leurs aliments. La croissance économique de ces régions va permettre à ses habitants d’avoir accès à de nouvelle sources d’énergie. Ce qui va accroître la demande en énergie fossile à long terme.

Dans le scénario principal de l’AIE un investissement de 44 000 milliards est nécessaire d’ici 2040 afin d’assurer l’approvisionnement énergétique mondial. 60% de ces investissements devraient se faire dans le pétrole, le charbon et le gaz naturel. Seuls 20% de ces actifs devraient être investi dans les énergies renouvelables.

Ces investissements massifs doivent se faire selon l’AIE en conséquence du déclin de la production des gisements existants. D’après l’estimation des analystes ce déclin devrait correspondre tous les deux ans à la production actuelle de l’Irak soit 4.46 millions de barils par jour (environ 5% de la production mondiale). Un renouvellement des gisements et donc un investissement massif en exploration et extraction est indispensable dans les années qui viennent.

Les voitures électriques n’auront qu’un effet négligeable

Dans le scénario principal de l’AIE le nombre de voitures électriques devrait atteindre 30 millions d’unités en 2030 et dépasser les 150 millions en 2040. D’après les estimations cela réduirait la demande de pétrole d’environ 1.3mb/jour, soit à peine plus de 1% de la consommation actuelle. Dans le « scénario 450 » qui est le plus optimiste quant au développement des énergies renouvelables il y aurait à cette date 715 millions de véhicules électriques en circulation. L’impact sur la demande mondiale serait alors de 6mb/j, soit 6% de la consommation actuelle…

La  production électrique devrait représenter 40% de la consommation additionnelle d’énergie d’ici 20 ans. Ainsi l’Inde devrait voir sa demande tripler et celle de la Chine augmenter de 85% sur cette période. L’agence estime qu’il n’y aura aucun déclin des subventions étatiques au développement des énergies renouvelables avant 2030. Elles ne seront donc pas considérées comme rentables d’ici la. Une utilisation massive ne peut être envisagée sans le développement d’un système de stockage d’énergie (qui pour l’instant n’existe pas).

L’AIE estime que « Actuellement, le signal collectif envoyé par les gouvernements (…) est que les combustibles fossiles, notamment le gaz naturel et le pétrole, resteront le socle du système énergétique mondial pour de nombreuses décennies« . L’agence s’inquiète également du faible niveau de dépense des Majors en exploration de nouveaux gisements durant l’année 2015 et 2016 et estime que si cela se poursuit en 2017 (ce qui  semble être le cas comme nous l’avons vu précédemment) « Il ne serait de plus en plus improbable que la demande et l’offre puissent s’équilibrer au début des années 2020« .

Le pétrole de schiste, une offre de court terme

Les pétroles de schistes devraient permettre à court terme de compenser le manque d’offre conventionnelle. Cependant ils ont eux aussi leur limite en terme de volume et de durée. Comme nous l’avons vu précédemment après 2023 (aux USA)  la production devrait commencer à décliner après avoir atteint un pic. Ils ne pourront donc plus compenser suffisamment par la suite, hors les délais de mise en service des puits conventionnels est d’une durée moyenne de 3 à 6 ans. L’année dernière 174 nouveaux gisements de pétrole et de gaz ont étés découverts dans le monde contre 400 en 2013, c’est le niveau le plus bas depuis 1950.

Evolution de l'extraction des principaux puits pétrolier de schiste US
Evolution de la production des principaux gisements de pétrole de schiste aux USA pour 2017 et 2018 (estimations). Source : OPEP

D’ici 2040 la majorité de la production supplémentaire devrait venir d’Iran avec environ 6mb/j (3.8mb/j actuellement) et d’Irak avec 7mb/j (4.47mb/j actuellement). Cependant l’Iran est toujours sous embargo US et étant donné l’orientation de la politique étrangère de l’administration Trump il est peu probable que cela change avant 2020. L’Irak quant à elle est toujours en pleine guerre civile (depuis 2003) et peine à retrouver ses capacités logistiques de l’époque de Saddam Hussein (notamment en ce qui concerne sa flotte de tankers coulée en 1991).

Un risque géopolitique majeur

Un niveau de prix du baril à 50$ ne satisfait personne hormis les consommateurs. Les principales compagnies pétrolières ont besoin d’un cours à 60$ pour retrouver leur rentabilité et cesser de s’endetter pour verser leurs dividendes. Les pays producteurs qui sont pour beaucoup des régimes autocratiques se trouvent dans des situations financières fragiles. L’Arabie Saoudite ne pourra pas tenir éternellement avec ses revenus pétroliers comme seule ressource financière et un déficit de 14% du PIB. Si cette situation perdure une remise en cause de certains régimes comme nous le voyons actuellement au Venezuela pourraient se propager et créer un risque géopolitique majeur notamment au Moyen-Orient.

Evolution du pétrole brut en $
Evolution du prix du baril de pétrole brut en $. Source : OPEP

Dans une tribune au Financial Times du vendredi 11 août 2017 le gérant de Hedge Fund Pierre Andurand estime que le baril de pétrole va retourner à 100$ car nous sommes en bas de cycle. Bien que le consensus actuel estime que le pétrole devrait rester bon marché longtemps il ne manque pas de rappeler qu’en 2014 le consensus était qu’il ne s’installerait plus jamais durablement sous les 100$.

 

Liens :

Rapport de l’agence internationale de l’énergie 2016

Wikipédia, pétrole de schiste

Le figaro, pétrole de schiste

Deloitte, rapport sur l’industrie pétrolière

PWC, rapport sur l’industrie pétrolière

Rapport de l’OPEP, août 2017

Les Echos, coupe d’investissement 2016

Le temps.ch, février 2017

Challenge, introduction d’Aramco et émission obligataire Saoudienne




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Meilleures et pires performances depuis le 1er janvier sur le CAC40

Nous voici au milieu de l’année 2017. Regardons ensemble quels sont les meilleures et les pires performances des actions composantes de l’indice CAC40.

 

Les meilleures performances du CAC40

10 meilleures performances de l'indice cac40
Les 10 meilleures performances de l’indice AC40 depuis le 1er janvier 2017 source Euronext

Le secteur du luxe superforme largement le palmarès de ce début d’année. Tout d’abord le groupe du milliardaire François Pinault KERING domine le classement avec une performance de 39.80% sur les six premiers mois de l’année. Le groupe de luxe LVMH de Barnard Arnaud arrive lui troisième du classement avec une performance de 20.34% sur cette période. Cette performance témoigne de l’appétit des investisseurs pour ce secteur. Ceci étant du aux résultat de Kering qui ont surpassés les attentes des analystes.

En seconde position nous retrouvons le secteur technologique représenté en premier lieu par Atos avec une progression de 22.59% et de Nokia, anciennement Alcatel-Lucent racheté en 2016 par le groupe Finlandais qui progresse de 18.31%.

 

Les pires performances du CAC40

Pires performances du CAC40
Les 10 pires performances de l’indice CAC40 depuis le 1er janvier 2017 source Euronext*

Le secteur qui souffre le plus depuis ce début d’année est le secteur de l’industrie pétrolière. L’action Total perd ainsi 11.16% sur les six derniers mois. Le cours de l’action de l’équipementier Technip elle à une performance neutre sur cette période. La sous-performance de ce secteur s’explique par l’effondrement des cours pétroliers depuis 2014. Ce secteur pourrait se rattraper sur la seconde partie de l’année si les cours du brut se redressent. L’action Arcelor Mittal elle aussi très liée à l’évolution des matières premières souffre également et lâche 5.64% sur les si premiers mois de l’année.

L’action Renault affiche la seconde plus mauvaise performance de de ce début d’année. Ce score s’explique par les soupçons de moteurs truqués suite à l’affaire Volkswagen.

 

Performance des différents Secteurs

Evolution des différents secteurs du CAC40
Performance des différents secteurs du CAC40 depuis le 1er Janvier

Le secteur technologique domine le classement avec une performance de 17.33%, s’en suit le se secteur de consommation cyclique avec 14.88% et les valeurs industrielles avec une performance de 12.33%. A l’opposé le secteur de l’énergie affiche la moins bonne performance avec -11.16% sur ces si premiers mois de l’année précédé par le secteur des télécommunications avec -3.78 et le secteur des matériaux  de base avec +0.74%.

La performance de l’indice CAC40 sur cette période est de 5.67%.

Pourquoi il faut investir dans les céréales

céréales et ciel bleu
Photo by Melissa Askew on Unsplash

Après une période d’euphorie à la fin de la précédente décennie le prix des céréales s’est brusquement effondré. Cette classe d’actif présente aujourd’hui une opportunité d’investissement.

 

Cinq années d’effondrement des cours des céréales

Evolution des cours du blé sur ces cinq dernières années, cette évolution est marquée par une très forte baisse de l'ordre de 40% et de 55% par rapport au point haut.
Evolution des cours du blé (source bloomberg)

Comme le graphique ci dessus le démontre le cours du quintal de blé coté au CBOT à Chicago a fortement chuté depuis 5 ans. Celui-ci à perdu environs 40% sur cette période. Les cours avaient avant atteint un point haut lors de la bulle des matières premières en février 2008 les 1 800$.

La raison de cette forte baisse des prix en l’envolée des volumes de production surpassant largement la consommation mondiale bien que celle-ci soit en constant augmentation.

D’après l’organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture la production  de blé dans le monde était  de 711.4 millions de tonnes en 2013. Contre une prévision de 760.3 millions de tonnes pour l’année 2017 soit une augmentation de la production de 6.9% en quatre ans.

Sur la même période la consommation mondiale est passée de 694 à 732 millions de tonnes soit une augmentation de 5.5%.

La résultante de cet écart est une explosion des stocks mondiaux et bien évidemment un effondrement des prix.

Une production de blé record en 2016

Evolution des principaux producteurs mondiaux de blé
Principaux producteurs mondiaux de blé (source UNIGRAIN)

L’année 2016 a été marquée par une très forte croissance de la production. L’Australie affiche ainsi entre 2015 et 2016 une croissance de sa production de 45 % et l’Argentine 55.7%.

La croissance globale des neuf plus grands producteurs mondiaux sur cette période est de 22.3%. La production de cette année incroyablement bonne est la principale cause de l’effondrement des prix mondiaux, cependant comme le montre le tableau ci-dessus l’année 2016 était une année exceptionnelle. La production devrait selon les prévisions baisser de 3.3% en 2017, cependant l’année est loin d’être terminée et des problèmes météorologiques pourraient augmenter ce chiffre.

 

Les pays émergents continuent de tirer la croissance des importations des céréales

Les pays émergents tirent les importations mondiales de blé alors que les pays développés stagnent
Evolution des importations de blé dans le monde (source UNIGRAIN)

Les pays émergents tirent la croissance des importations notamment l’Inde qui a vu ses importations de blé augmenter de 1525% entre 2016 et 2017. Cette croissance très importante ne restera pas durable, cette performance s’expliquant par des conditions météo très défavorables. D’après les analystes un rééquilibrage et une baisse de 69% est donc prévue pour cette année.

D’autres pays comme la Chine qui affiche une croissance de 80% de ses importations et le Brésil 24.5% sont des soutiens de croissance beaucoup plus durable à long terme.

Sans surprise les importations des pays développés stagnent car la croissance de leur population ainsi que la consommation de celle-ci est moindre.

En trois ans la croissance des importations des principaux consommateurs à été de 4.7%.

 

Une offre importante à l’exportation qui devrait se consolider

Evolution des 10 plus gros exportateurs de blé dans le monde, le volume augmente fortement en 016 mais devrait consolider en 2017
Evolution des exportations de blé dans le monde (source UNIGRAIN)

L’offre à l’exportation des principaux exportateurs à cru de 9.9% entre 2014 et 2016. Ce qui a permis de répondre à la demande croissante des pays en voie de développement.

Comme nous l’avons vu précédemment sur la production et les importations les exportations devraient selon les prévisions ralentir et baisser de 2.3% en 2017 par rapport à l’année 2016.

Ce graphique montre l'effondrement des parts de marché des 5 plus grands exportateurs mondiaux de blé entre 199 et 2017
Part de marché des 5 plus grands exportateurs de blé (source UNIGRAIN)

 

Pourquoi est-ce le moment d’acheter ?

Comme nous venons de le voir  précédemment nous sommes dans un configuration ou les stocks sont au plus haut, la production 2016 est au plus haut. Nous sommes donc dans une configuration où l’offre est nettement supérieure à la demande. Le prix fixé par les marchés mondiaux sont donc incroyablement bas. La logique voudrait que désormais les acteurs les plus fragiles réduisent leur production ou fassent faillite. Le secteur étant actuellement en crise à cause de ces niveaux de prix. A terme cela devrait ramener le stock d’offre face à la demande et faire mécaniquement remonter les prix.

Il ne faut pas non plus oublier le facteur météo qui est déterminant pour la production. Une sécheresse comme celle que nous avons connu en Russie en 2008 pourrait faire flamber les prix à court terme.

Comme nous venons de le voir les deux années précédentes ont étés marqués par une  récolte exceptionnelle. D’après les estimations 2017 ne devrait pas suivre cette tendance et  la production devrait baisser de 3.3%.

Nous sommes donc dans une situation où les prix sont au plus bas et où l’offre devrait baisser face à une demande qui elle ne cesse de croître, le timing me parait donc intéressant.

 

Comment investir ?

Pour investir sur le long terme sans avoir à surveiller son portefeuille trop régulièrement. Je vous conseil d’utiliser un ETF, les frais sont faibles et  celui-ci va répliquer la performance du contrat future coté à Chicago sans pour autant en avoir les inconvénients (la livraison physique, relancer les contrats ect…).

 

Je vous propose donc cet ETF coté à Milan :

_ ISIN GB00B15KY765

_ Symbole IT390357

Attention il y a une faible liquidité, un spread élevé et de fortes variations journalières,. Ce titre doit donc être une petite ligne de votre portefeuille.

L’auteur détient 160 titres au prix unitaire de 0.6115€.

 

Sources :

FAO (organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) :

http://www.fao.org/worldfoodsituation/csdb/fr/

http://www.fao.org/worldfoodsituation/foodpricesindex/fr/

 

BLOOMBERG

https://www.bloomberg.com/quote/W%201:COM

 

UNIGRAIN

http://www.unigrains.fr/fr/

Connaissez vous les ETF ?

ipad et financial times
Photo by Matthew Guay on Unsplash

Les ETF sont des produits financiers permettant de répliquer la stratégie d’un sous-jacent sur différents actifs financiers.

 

Qu’est ce qu’un ETF ?

Un ETF est un fond répliquant la performance d’un indice sous-jacent. Ce fond est coté en bourse et négociable en continue tout au long de la séance. Le but de ce produit, contrairement à une SICAV classique est de simplement répliquer la performance de l’indice sous-jacent. La performance sera légèrement inférieure à cause des frais de gestion, cependant ceux-ci demeurent peu élevés (environs 0.5% par an). Le but du gestionnaire va donc être de veuiller à ce que les actions composantes de l’indice ETF correspondent bien à la composition de l’indice de référence. Le gérant ne cherchera en aucun cas à surperformer l’indice benchmark ou bien à construire des stratégies de couverture.

 

Quels sont les différents ETF ?

Les ETF sur indices, ils répliquent la performance des indices action mais également des indices sectoriels (bancaire, énergétique, biotech  ect…). Ils permettent à des investisseurs d’investir à moindre coût. Contrairement aux contrats futures pour jouer des mouvements macroéconomiques sans s’intéresser à une entreprise en particulier. Il existe également des ETF similaires sur le marché obligataire.

Les ETF avec effet de levier, ces produits répliquent la performance d’un indice sous-jacent mais multiplient la performance de celui-ci grâce à l’utilisation de l’effet de levier. Cet effet de levier peut tout aussi bien multiplier vos gains que multiplier vos pertes. Ces produits sont donc à utiliser avec précaution.

Les ETF sur indice de stratégie, ils permettent de reproduire la performance d’indices intégrants des stratégies d’investissements plus complexes. Par exemple un ETF peut être constitué des 250 actions les plus dynamiques de l’indice S&P500, ou bien répliquer un indice equi-pondéré (où toutes les actions ont la même pondération peu importe la capitalisation). Ces ETF sont bien plus complexes et je vous invite a bien lire la notice fournie par l’émetteur avant d’y souscrire.

 

Comment investir dans un ETF ?

Vous pouvez prendre des parts dans un ETF auprès de tous les courtiers agréés par l’autorité des marchés financiers ou bien directement par votre banque.

Vos titres sont alors détenus au sein d’un PEA ou bien d’un compte titres. Certains ETF sont éligibles dans certains contrats d’assurance vie.

Les fonds ETF sont des fonds créés, émis et gérés par des sociétés de gestions agréées par l’autorité des marchés financiers (AMF). Comme toute valeur coté chaque fond possède un code ISIN et un DICI  (document d’information clé pour l’investisseur) dans lequel le fonctionnement du fond est expliqué et où les frais appliqués sont indiqués.

 

Quels sont les avantages des ETF ?

Ces fonds permettent de très facilement de se constituer un portefeuille très diversifié comme lorsque vous investissez dans une SICAV ou un FCP. Ces fonds sont cotés en temps réel et très liquides. Contrairement aux SICAV les frais de gestion sont très faibles. Ce écart de frais s’explique par le fait qu’il n’y a pas de stratégie du gérant, celui-ci se contente de répliquer la performance d’un indice.

Les fonds ETF sont éligibles au SRD ce qui permet d’utiliser de l’effet de levier facilement. Je vous invite a bien prendre conscience des risques liés à l’utilisation de l’effet de levier et des potentiels appels de marge avant d’utiliser cet outil.

 

Quels sont les risques liés à l’utilisation des ETF ?

Les fonds ETF fluctuent en fonction de leur indice sous-jacent. Si par exemple l’indice CAC40 gagne 1% le fond ETF répliquant la performance de l’indice va gagner 1%. Au contraire si l’indice perd 1% le fond perdra également 1%. Vous êtes donc exposés à la fluctuation des marchés financiers et vous pouvez perdre tout ou partie de votre capital. Les fonds utilisant de l’effet de levier peuvent multiplier ces pertes rapidement, ils sont donc à utiliser avec précaution. L’utilisation du SRD représente elle aussi un risque.

L’investissement boursier

métro de new york
Photo by Martin Ceralde on Unsplash

Dans le contexte actuel où les actions, les obligations ainsi que l’immobilier sont au plus haut les opportunités d’investissement sont rares. C’est pourquoi  il ne faut plus se contenter d’acheter des actifs mais au contraire chercher des opportunités sur tous les marchés disponibles afin d’améliorer la performance long terme de son portefeuille.

 

Pour quelles raisons les français évitent d’investir en bourse ?

Les investisseurs Français sont par nature peu attirés par la prise de risque. En effet d’après une étude de l’institut Opinionway d’avril 2017 60% des épargnants français souhaitent investir dans l’immobilier contre seulement 13% dans les actions. D’ailleurs le nombre d’actionnaires individuels ne cesse de chuter en France. En deux ans ils sont passés  de 3.7 millions à 3 millions.

Pourtant d’après une étude de l’AMF, sur 25 ans (1988-2013) les actions ont en moyenne rapportés 5.81% par an contre seulement 3.76% pour l’immobilier. Et ce malgré toutes les crises financières que nous avons connus sur cette période.

Les investisseurs particuliers sont peu enclin à prendre du risque sur leur épargne simplement car ils ont peur de la perdre. Pour investir en bourse il faut savoir le faire avec le bon timing et être capable de tenir ses positions selon une stratégie initialement définie. D’après l’AMF 80% des petits investisseurs perdent en bourse malgré le fait que sur le long terme les indices action internationaux ont fortement progressé. La raison de cet échec est que les petits porteurs achètent lorsque que la situation est « favorable », dans une période où les cours montent fortement puis coupent leurs positions dans une période « défavorable » lorsque les cours s’effondrent.

 

Comment faire revenir les Français vers la bourse ?

Pour commencer il faut casser un mythe. Non l’immobilier n’est pas sans risque. Le marché immobilier peut lui aussi s’effondrer comme ce fut le cas au Japon, en Espagne ou encore aux Etats Unis suite à des phénomènes de bulle. Contrairement a un bien immobilier les actions cotés sont des actifs très liquides et facilement revendables ce qui est un avantage majeur. Ce marché offre également une possibilité de diversification (actions, obligations, matières premières, marché des changes, produits dérivés ect…).

Afin de dégager des bénéfices il faut donc construire une stratégie permettant d’acheter bas et de vendre lorsque les cours ont progressé. Il ne faut donc pas acheter lorsque les cours sont haut puis vendre dans un phénomène de panique comme le font la majorité des investisseurs. Monter une stratégie est loin d’être facile cela demande du temps, de la persévérance et une dose d’imagination.

Cela fait huit ans que les cours de bourse montent et l’indice de référence de wall street le S&P500 a été multiplié par quatre sur cette période. Il ne faut donc pas que les investisseurs particuliers arrivent sur le marché et se mettent à acheter  des titres qui ont plus que bien performé ces huit dernières années. Pour investir aujourd’hui en bourse et trouver des opportunités de long termes intéressantes il faut s’orienter vers le secteur des matières premières qui reste plombé mais qui est cyclique. Ce secteur à toutes les chances de repartir à long terme et d’entraîner non seulement les cours des matières premières elles même mais aussi les actions de compagnies qui en dépendent. S’orienter vers les marchés émergents notamment le marché Chinois peut être une idée à étudier Suite à la bulle que nous avons connu mi-2015 et qui s’est depuis effondrée les cours ont consolidés et pourraient repartir à la hausse.

 

Quelle est ma stratégie d’investissement alternative?

Afin de modifier ce comportement je construit une stratégie visant à acheter des actifs très décotés avec des cours de bourse massacrés. L’objectif est d’investir avec une vision long terme afin de laisser le temps au management de l’entreprise de redresser la situation et le cours de bourse.

Pour donner un exemple concret Apple est passé à deux doigts de la faillite dans les années 1990. C’est aujourd’hui la première capitalisation mondiale ! C’est pourquoi chercher à acheter des actions de sociétés en difficultés à court terme mais avec un potentiel de croissance et de rendement long terme me parait intéressant.

Ma stratégie consiste à acheter des actifs décotés sur l’ensemble de la cote, des actions françaises, européenne, internationales, émergentes mais aussi des matières premières et des devises au travers de produits dérivés. L’objectif va être d’acheter des actifs dont les cours sont au plus bas mais qui ont toutes leur chance de rebondir sur le long terme.

 

Comment structurer un portefeuille d’investissement ?

Evidemment pour que cette stratégie fonctionne il ne faut pas détenir une seule position mais au moins une centaine car en achetant des actions d’entreprises au plus bas le risque  de faillite existe, voila pourquoi chaque ligne ne doit pas dépasser 5% du portefeuille. Une forte diversification est indispensable pour sécuriser le portefeuille et assurer une bonne rentabilité à long terme. Une bonne diversification est impérative, sur les actions il ne faut pas se concentrer sur un secteur mais au contraire chercher des opportunités sur l’ensemble de la cote afin de ne pas être dépendant d’un seul secteur.

Pour la création d’un portefeuille risqué il ne faut pas dépasser un maximum de 5% par titre. Mon objectif est de ne pas dépasser 2% ce qui oblige une forte diversification des actifs.