Réduire ses impôts avant le 31 décembre : le vrai mode d’emploi

Calendrier au 31 décembre, échéance fiscale — Waves Investment

Chaque automne, la même tentation revient : « trouver un truc » pour payer moins d’impôts. Et chaque automne, les mêmes erreurs se répètent : on souscrit dans l’urgence un produit coûteux, bloqué dix ans, dont la réduction d’impôt masque une performance médiocre. Voici comment agir utilement d’ici la fin de l’année.

Réduire son impôt, ce n’est pas une fin en soi. Un bon arbitrage fiscal doit d’abord être un bon placement — ou une bonne décision patrimoniale — qui, en prime, allège la note fiscale. L’inverse mène rarement quelque part.

Trois notions à garder en tête avant de commencer :

  • La déduction du revenu imposable (PER) : on retire une somme de la base taxée. Son effet dépend de votre tranche marginale (TMI) — plus vous êtes imposé, plus elle rapporte.
  • La réduction d’impôt (FIP, dons, Girardin…) : on retire une somme de l’impôt lui-même. Même effet quelle que soit la tranche, mais l’excédent est en général perdu s’il dépasse l’impôt dû.
  • Le crédit d’impôt (emploi à domicile, garde d’enfants) : comme la réduction, mais l’excédent vous est remboursé, même si vous n’êtes pas imposable.

Dernier repère essentiel : la plupart de ces avantages sont soumis à un plafond global des niches fiscales de 10 000 € par an (porté à 18 000 € avec le Girardin ou une SOFICA). Trois dispositifs y échappent et se cumulent librement : le PER, les dons, et le FCPI investi en jeunes entreprises innovantes.

1. Le PER : le levier le plus efficace pour les hauts revenus

Le Plan d’Épargne Retraite reste, pour beaucoup, l’outil le plus rentable de fin d’année. Les versements volontaires sont déductibles du revenu imposable.

Les plafonds 2026 (versements réalisés en 2026) :

  • Salarié : 10 % de vos revenus professionnels 2025, avec un maximum de 37 680 € et un plancher de 4 710 € (même sans revenu d’activité).
  • Travailleur non salarié : jusqu’à 88 911 € selon le bénéfice.
  • Nouveauté : les plafonds non utilisés sont désormais reportables 5 ans (contre 3 auparavant), et les couples mariés ou pacsés peuvent mutualiser leurs plafonds.

L’intérêt est mécanique : 1 000 € versés vous font économiser 300 € d’impôt si vous êtes à 30 %, 410 € à 41 %. Autrement dit, un rendement fiscal immédiat égal à votre TMI. C’est aussi pourquoi le PER a peu d’intérêt fiscal si vous êtes faiblement imposé. Bon point : la déduction PER n’entre pas dans le plafond des 10 000 €.

La contrepartie : l’épargne est bloquée jusqu’à la retraite (hors déblocages anticipés comme l’achat de la résidence principale ou les accidents de la vie), et la sortie sera fiscalisée. C’est un report d’imposition, pas un cadeau — surtout pertinent si vous anticipez une tranche plus basse à la retraite.

2. FCPI et FIP : attention, le paysage a changé en 2026

C’est le grand bouleversement de l’année, et beaucoup l’ignorent encore. Les FCPI « classiques » (PME innovantes au sens large) et les FIP métropolitains n’ouvrent plus droit à aucune réduction d’impôt depuis les réformes de 2025-2026. Ne vous laissez pas vendre un vieux fonds sur la promesse d’une carotte fiscale qui n’existe plus.

Ce qui subsiste en 2026 :

  • FIP Corse et FIP Outre-mer : réduction de 30 %, dans la limite de versement de 12 000 € (personne seule) ou 24 000 € (couple). Ils entrent dans le plafond des niches de 10 000 €.
  • FCPI investi en Jeunes Entreprises Innovantes (JEI) : réduction de 30 % (voire 40 % pour les fonds « JEII »), avec des plafonds de versement bien plus élevés (75 000 € seul / 150 000 € couple) et, avantage rare, hors plafond des niches — dans la limite de 50 000 € de réduction cumulée sur 2024-2028.

Vigilance : l’offre de fonds réellement éligibles est réduite, les frais restent élevés, l’argent est bloqué cinq à huit ans, et le capital est à risque. La réduction ne doit jamais faire oublier que le sous-jacent, ce sont de jeunes sociétés non cotées. À réserver aux profils avertis qui acceptent de perdre une partie de leur mise.

3. L’immobilier : déficit foncier et LMNP, sans se tromper de sortie

Côté pierre, deux mécanismes tiennent la route sans exotisme.

Le déficit foncier (location nue au régime réel) : lorsque vos charges et travaux dépassent vos loyers, le déficit s’impute sur votre revenu global jusqu’à 10 700 € par an, l’excédent étant reportable dix ans sur vos revenus fonciers. Le plafond est doublé à 21 400 € pour les travaux de rénovation énergétique d’une passoire thermique (passage d’une classe E, F ou G vers A à D), dispositif prorogé jusqu’à fin 2027. Contrepartie : engagement de louer plusieurs années sous peine de reprise.

La location meublée (LMNP) au réel : l’amortissement du bien et du mobilier permet de neutraliser une grande partie des loyers imposables pendant de longues années. Attention toutefois à la réforme entrée en vigueur en 2025 : les amortissements déduits sont désormais réintégrés dans le calcul de la plus-value à la revente (cessions depuis le 15 février 2025). L’avantage pendant la détention reste entier, mais la note fiscale à la sortie augmente — un arbitrage à anticiper.

Les montages immobiliers « clé en main » très fiscalisés (type Pinel, désormais éteint) ont, eux, perdu leur intérêt. Ne choisissez jamais un bien pour sa seule carotte fiscale.

4. Les leviers simples que l’on oublie

Souvent les plus rentables rapportés au risque, car sans blocage ni capital en danger.

Les dons aux associations :

  • 66 % de réduction pour un organisme d’intérêt général, dans la limite de 20 % de votre revenu imposable.
  • 75 % pour les organismes d’aide aux personnes en difficulté (dispositif « Coluche »), désormais jusqu’à 2 000 € de dons (plafond doublé depuis octobre 2025) ; au-delà, on repasse à 66 %.
  • Ces réductions sont hors plafond des niches, et l’excédent au-delà de 20 % du revenu est reportable cinq ans.

L’emploi d’un salarié à domicile (ménage, garde d’enfants, soutien scolaire) : crédit d’impôt de 50 % des sommes engagées, dans la limite de 12 000 € de dépenses (soit jusqu’à 6 000 € rendus), majorée selon la composition du foyer. Comme c’est un crédit, il est restitué même si vous n’êtes pas imposable. Il entre dans le plafond des niches de 10 000 €.

5. Girardin, SOFICA : à manier avec des pincettes

Pour les contribuables fortement imposés et bien conseillés, quelques dispositifs one-shot existent :

  • Le Girardin industriel (investissement outre-mer, à fonds perdu) offre une réduction souvent supérieure à la mise, l’année suivante, et bénéficie du plafond majoré des niches à 18 000 €. Mais le risque de requalification ou de défaillance de l’opérateur est réel : la qualité du monteur est déterminante.
  • Les SOFICA (financement du cinéma) donnent une réduction de l’ordre de 30 à 48 %, contre un blocage de plusieurs années et une performance très aléatoire.

En résumé

DispositifAvantage 2026PlafondNiches 10 000 € ?Vigilance
PERDéduction du revenu37 680 € (salarié)NonÉpargne bloquée, sortie fiscalisée
FIP Corse / Outre-merRéduction 30 %12 000 € / 24 000 €OuiFrais élevés, capital à risque
FCPI JEIRéduction 30 % (40 % JEII)75 000 € / 150 000 €NonOffre rare, non coté
Déficit foncierImputation revenu global10 700 € (21 400 € réno.)NonEngagement de location
LMNP réelAmortissement des loyers——Amortissements repris à la revente
DonsRéduction 66 % / 75 %20 % du revenu / 2 000 €NonExiger le reçu
Emploi à domicileCrédit 50 %12 000 € de dépensesOui—
Girardin / SOFICARéduction one-shotPlafond majoré 18 000 €Oui (majoré)Risque de requalification

Le bon réflexe : partez de votre TMI et de votre projet (retraite, immobilier, générosité), pas de la promesse de réduction. Pour un salarié fortement imposé, l’ordre de priorité est souvent : d’abord saturer l’utile (PER, emploi à domicile, dons), puis n’envisager le non coté ou le one-shot que si le reste ne suffit pas — et jamais au-delà de ce que l’on est prêt à immobiliser ou à perdre.

Les chiffres cités sont ceux en vigueur en 2026 (lois de finances 2025 et 2026) et sont donnés à titre informatif. Cet article ne constitue pas un conseil en investissement ou fiscal personnalisé ; vérifiez votre situation sur impots.gouv.fr ou auprès d’un professionnel.

Résidence secondaire : faut-il l’habiter, la louer en Airbnb ou en location classique ?

Acheter une maison au bord de la mer, un chalet à la montagne ou une villa au soleil fait rêver. Mais une résidence secondaire n’est pas qu’un coup de cœur : c’est un actif immobilier dont la rentabilité dépend entièrement de la stratégie choisie dès le départ. Achat plaisir, location saisonnière type Airbnb ou location longue durée. Voici comment les comparer, chiffres 2026 à l’appui.

Un même bien, trois stratégies très différentes

Contrairement à une idée répandue, il n’existe pas « une » façon de détenir une résidence secondaire, mais trois, qui n’ont ni le même rendement, ni la même fiscalité, ni les mêmes contraintes de gestion. Les confondre, c’est prendre le risque d’acheter un bien qui ne correspond pas à ses objectifs réels. Passons les en revue une à une.

Stratégie 1 L’achat plaisir, le lieu avant le rendement

C’est le choix le plus simple et le plus assumé, vous achetez pour profiter. Le bien reste à votre disposition toute l’année, vous y recevez votre famille, et vous ne cherchez pas à en tirer un revenu.

Il faut alors le regarder pour ce qu’il est, un actif de jouissance, pas un placement. Il ne rapporte rien, mais il génère des charges bien réelles. Taxe foncière, charges de copropriété, assurance, entretien, et une taxe d’habitation qui, contrairement à la résidence principale, reste due sur les résidences secondaires avec une surtaxe pouvant atteindre 60 % dans les zones tendues. Ce scénario se défend pleinement pour un objectif patrimonial et familial, à condition d’intégrer son coût net annuel dans votre budget et de garder à l’esprit qu’à la revente, la plus-value d’une résidence secondaire est imposable (exonération totale seulement après 22 ans de détention pour l’impôt sur le revenu et 30 ans pour les prélèvements sociaux).

Stratégie 2 La location saisonnière (Airbnb), le meilleur rendement au prix de l’effort

Louer en courte durée est la solution qui rapporte le plus au mètre carré, surtout dans les zones touristiques où les tarifs à la nuitée s’envolent en haute saison. Vous pouvez de surcroît conserver l’usage du bien hors des périodes de location. Sur le papier, c’est le meilleur des deux mondes.

Dans les faits, deux réalités viennent nuancer ce tableau. D’abord la gestion : ménages, remise des clés, annonces, avis, saisonnalité… C’est un vrai travail, que beaucoup finissent par confier à une conciergerie prélevant couramment 20 à 30 % des loyers. Ensuite la fiscalité, qui s’est nettement durcie avec la loi Le Meur du 19 novembre 2024.

Concrètement, pour un meublé de tourisme non classé le cas d’une location Airbnb « ordinaire » l’abattement du régime micro BIC est tombé à 30 %, avec un plafond de recettes ramené à 15 000 €. Au-delà, le régime réel devient obligatoire. Faire classer le bien (procédure Atout France) fait remonter l’abattement à 50 % et le plafond à 83 600 € pour les revenus 2026 à 2028. Point important ce n’est pas le taux qui distingue le classé de la location longue durée car il est identique mais le plafond, bien plus élevé, qui permet de rester au micro BIC malgré des recettes importantes.

Lorsque les recettes sont significatives, c’est souvent le régime réel qui l’emporte. Il permet de déduire l’ensemble des charges et surtout d’amortir le bien et le mobilier, donc d’être peu ou pas imposé pendant des années. Attention toutefois à une évolution majeure, depuis la loi de finances pour 2025, les amortissements déduits sont réintégrés dans le calcul de la plus-value à la revente. Ce que vous économisez pendant la détention, vous en repayez donc une partie à la sortie un paramètre décisif dans tout calcul de rentabilité à long terme. Enfin, la location saisonnière reste la plus encadrée. Déclaration en mairie, numéro d’enregistrement, quotas dans les grandes villes, taxe de séjour.

Stratégie 3 La location longue durée : le revenu tranquille

À l’opposé, la location longue durée privilégie la sérénité au rendement. Vous confiez le bien à un locataire pour l’année, vous percevez un loyer régulier et vous n’avez quasiment aucune gestion. En contrepartie, vous renoncez à l’usage du bien pendant toute la durée du bail, et le rendement est plus faible qu’en courte durée.

Deux formules coexistent. En location nue, les loyers relèvent des revenus fonciers. Micro-foncier avec 30 % d’abattement jusqu’à 15 000 €, puis réel foncier. En location meublée longue durée, vous bénéficiez du régime plus favorable des BIC : micro-BIC à 50 % jusqu’à 83 600 €, ou régime réel avec amortissement. C’est souvent le meilleur compromis pour un revenu régulier à la fiscalité maîtrisée, sans la charge du saisonnier. Les risques sont d’un autre ordre, impayés, dégradations et rigidité pour récupérer le logement autant de points à sécuriser en amont.

Le point d’expert : serez-vous LMNP ou LMP ?

Beaucoup redoutent de basculer en loueur professionnel (LMP), au régime plus lourd. En réalité, ce basculement ne survient que si vos recettes de location meublée dépassent 23 000 € par an et deviennent supérieures aux revenus d’activité de votre foyer. Pour un cadre ou une profession libérale bien rémunérés, cette seconde condition est presque toujours hors d’atteinte : vous restez, dans l’immense majorité des cas, en LMNP.

Ce qui pèse dans tous les cas

Quelle que soit la stratégie, certains éléments s’appliquent dès lors que vous détenez une résidence secondaire. La taxe foncière et la taxe d’habitation restent dues (avec la surtaxe possible en zone tendue), les charges d’entretien constituent un budget récurrent, la plus-value est imposable à la revente, et le bien entre dans l’assiette de l’IFI si votre patrimoine immobilier net dépasse 1,3 million d’euros.

Tableau récapitulatif

CritèreAchat plaisirAirbnb (saisonnier)Longue durée
Revenu potentielAucunLe plus élevé, mais saisonnierModéré et stable
Fiscalité des revenusSans objetNon classé : micro-BIC 30 % (< 15 000 €). Classé : 50 % (< 83 600 €). Réel souvent préférable.Meublé : micro-BIC 50 % (< 83 600 €) ou réel. Nu : micro-foncier 30 %.
GestionMinimaleLourde (ou conciergerie ≈ 20-30 %)Légère
RéglementationAucuneDéclaration mairie, n° d’enregistrement, quotas, taxe de séjourBail encadré, préavis
Disponibilité pour vousTotalePartielleNulle pendant le bail
Risque principalCoût net sans revenuVacance, plateformes, réglementationImpayés, dégradations

Alors, acheter ou pas ?

La vraie question n’est pas « acheter ou non », mais « selon quel montage ». Si vous cherchez un lieu de vie familial, l’achat plaisir se défend, à condition d’en assumer le coût. Si vous voulez rentabiliser sans renoncer à l’usage, le saisonnier offre le meilleur rendement brut sous réserve du classement, du régime fiscal et du temps que vous y consacrez. Et si vous privilégiez la tranquillité, la location longue durée meublée reste la plus sereine. Le choix du bon montage nue ou meublée, saisonnière ou longue durée, en direct ou via une société dépend étroitement de votre fiscalité personnelle, de vos revenus et de vos objectifs de transmission.

Questions fréquentes

La taxe d’habitation s’applique-t-elle à une résidence secondaire ?

Oui. Sa suppression concerne les résidences principales, mais elle reste due sur les résidences secondaires, et les communes situées en zone tendue peuvent y ajouter une surtaxe pouvant atteindre 60 %.

Airbnb ou location classique : qu’est-ce qui est le plus rentable ?

La location saisonnière offre généralement un rendement brut supérieur, mais avec plus de gestion, une fiscalité durcie depuis la loi Le Meur et davantage de contraintes réglementaires. La location longue durée rapporte moins mais reste plus stable et moins chronophage. Le gagnant dépend de la localisation du bien et du temps que vous pouvez y consacrer.

Vais-je devenir loueur professionnel (LMP) ?

Uniquement si vos recettes de location meublée dépassent 23 000 € par an et les revenus d’activité de votre foyer. Pour la plupart des cadres et professions libérales, cette seconde condition n’est pas remplie : le statut LMNP est conservé.


Information à caractère général, non constitutive d’un conseil personnalisé. Chiffres à jour de la fiscalité 2026 (loi Le Meur du 19 novembre 2024 et loi de finances 2025) : plafonds micro-BIC de 83 600 € applicables aux revenus 2026-2028. Susceptibles d’évoluer.

Investir dans des actifs non cotés 

Les actifs non cotés communément appelés Private Equity commencent à devenir accessibles auprès des particuliers alors qu’ils étaient autrefois réservés aux investisseurs institutionnels et aux très grosses fortunes.

Ces titres non cotés affichent un rendement de long terme supérieur aux actifs cotés ainsi qu’une volatilité plus faible du fait qu’il n’y a pas de cotation en continu. Le manque de liquidités est cependant l’un des plus gros freins pour ce type d’investissement mais des solutions existent pour y remédier.

Dans quels types d’actifs peut-on investir ?

L’immobilier

C’est l’investissement le plus accessible pour les particuliers. Il est possible d’investir facilement dans l’immobilier via des fonds qui gèrent des parcs immobiliers sous différentes formes.

Les SCPI sont des fonds composés à 100% d’immobilier et qui versent les loyers perçus sur le compte courant des investisseurs. Les fonds ne sont pas capitalisés pour acheter de nouveaux immeubles.

Les OPCI, ces fonds ne sont composés qu’à 60% d’immobilier physique. Les 40% restants sont investis dans des actions ou des obligations de foncières. Cela amène plus de volatilité sur ce type de fonds mais également une meilleure liquidité.

Les SCI qui sont composées à 100% d’immobilier physique mais qui contrairement aux SCPI ne distribuent pas les loyers perçus mais les réinvestissent. Cela permet de constater régulièrement une hausse du prix de la part.

Les infrastructures

Vous pouvez investir via un FCPR dans des fonds achetant des infrastructures stratégiques qui vous versent un rendement principalement via les droits de péage générés.

Ces fonds peuvent acquérir aussi bien des portions d’autoroutes, des voies de chemin de fer que des lignes de fibre optique ou des champs de panneaux solaires. Ces actifs très résilients sont une bonne protection contre l’inflation car les contrats sont la plupart du temps indexés.

Cette stratégie permet d’offrir une bonne diversification de ses investissements.

La dette privée 

Vous pouvez investir dans des fonds de dette non cotés via des FCPR. Ces fonds détiennent les actifs jusqu’à leur remboursement par les émetteurs. Vous percevez entre temps les intérêts.

L’intérêt de cette classe d’actifs est que le rendement est proche de 10% par an ce qui est une bonne alternative au marché obligataire classique. 

Les entreprises préfèrent faire appel à des fonds de dette privée plutôt qu’à un crédit bancaire classique lorsqu’elles ont besoin de rapidité et de confidentialité pour financer des opérations comme des acquisitions externes. 

Les fonds sont en général des créanciers séniors et peuvent, en cas de défaut de paiement prendre le contrôle de la société afin de la redresser et récupérer via une cession les fonds prêtés.  

La contrepartie pour l’investisseur est un blocage des fonds sur une durée de 10 ans.

Investissement en equity

Prise de participation au capital d’entreprise, ces prises de participation peuvent se faire à différents stades de développement en fonction de la stratégie du fonds. Certains vont viser des entreprises lors de leur démarrage alors que d’autres vont viser des sociétés plus matures.

Les stratégies les plus risquées sont le venture capital qui consiste à investir dans des entreprises innovantes au tout début de leur aventure. Vous pouvez investir dans cette stratégie très à risque via des fonds FCPI qui vous offrent un avantage fiscal de 18% sur les montants investis. 

Il existe des stratégies moins à risque comme le capital accompagnement ou le LBO. Ces stratégies permettent d’amener du capital sur des entreprises matures pour les faire croître ou bien aider le management d’une entreprise à en prendre le contrôle. Vous pouvez investir sur ces stratégies en direct ou via des contrats d’assurance. 

Comment investir dans ces actifs ?

Vous pouvez investir dans ces actifs en direct ou via un compte titres, cependant le ticket d’entrée peut être de plusieurs millions d’euros. La liquidité peut également ne pas être assurée, vous pouvez ainsi rester bloqué pendant plus de 10 ans sur certains actifs. Par ailleurs la flat tax est appliquée sur les plus values à la sortie, sauf sur les SCPI qui subissent la même fiscalité que l’immobilier.

L’assurance vie de droit français permet d’accéder à des fonds référencés par l’assureur avec des tickets d’entrée de quelques milliers d’euros seulement. L’offre en immobilier est assez riche, certains assureurs proposent également des fonds en infrastructures. L’assureur doit assureur la sortie en cas de besoin avec une cotation qui est souvent bimensuelle.

Les fonds de dette privée et en equity ont des périodes de collecte de quelques mois puis sont bloqués jusqu’à la maturité (10 ans). Sur certains fonds des assureurs offrent une liquidité contre des frais plus élevés (environ 0,4% par an) avec en général des périodes de blocage de 5 ans.

Les contrats d’assurance vie luxembourgeois sont plus adaptés pour ce type d’actifs, cependant ils nécessitent de détenir un patrimoine hors immobilier de plus de 2,5 millions d’euros et d’investir dans chaque fonds plusieurs centaines de milliers d’euros. Cependant il est possible de référencer n’importe quel fonds de la place (sous réserve d’acceptation de l’assureur). Ces fonds sont également plus qualitatifs et moins chargés en frais.

Comment je constitue mon patrimoine ?

Je vous propose ce mois-ci de vous présenter la stratégie que j’ai mise personnellement en place pour gérer mon patrimoine personnel. Attention celle-ci correspond à ma situation et n’est pas forcément duplicable pour vous. 

Ma situation est celle d’un chef d’entreprise de 30 ans marié avec un enfant disposant d’un peu de capital.

La première étape est d’assurer sa situation en cas d’accident via un contrat de prévoyance pour protéger la situation financière de son foyer.

Si vous êtes salarié votre entreprise en a souscrit un pour vous, si vous êtes chef d’entreprise ou travailleur non salarié il est impératif d’en souscrire un. Ce contrat comporte trois garanties principales.

– Versement d’une rente en cas d’accident/hospitalisation/maladie pour remplacer vos revenus
– Versement d’une rente en cas d’invalidité
– Versement d’un capital à vos héritiers en cas de décès, ce capital n’est pas soumis aux droits de succession quelque soit le montant

Se protéger en cas d’accident est l’étape la plus importante lorsque l’on démarre son patrimoine. La seule excuse pour s’en passer est de disposer de suffisamment de patrimoine pour être rentier en cas de besoin.

Une fois toutes les précautions prises vous pouvez commencer à penser à votre épargne.

Vous devez disposer d’une épargne liquide et facilement mobilisable. Il faut donc exclure les contrats où votre argent est bloqué (PEA, PEL, PER…). Vous pouvez dans un premier temps utiliser un livret pour placer l’équivalent d’un à trois mois de salaire comme épargne de précaution.

Comme le montre cette étude réalisée par JP Morgan il n’est pas très intéressant de détenir une grande partie de son patrimoine sur des liquidités (livrets, fonds en euro d’assurance vie, fonds monétaires…).

Il faut donc concentrer ses investissements sur des actifs plus risqués.

Deux contrats d’épargne permettent d’investir dans des actifs plus risqués tout en restant liquide à tout moment. Le compte titres et le contrat d’assurance vie (qui est la version assurance du compte titres).

Ces deux contrats permettent d’investir en actions, obligations, immobilier et en monétaire.

La principale différence est que la fiscalité sur la plus value est appliquée à chaque arbitrage sur le compte titres alors qu’elle n’est payée qu’en cas de sortie du contrat sur l’assurance vie.

Dans le cadre du contrat d’assurance vie l’assureur garanti également la liquidité des supports et permet de faire des avances (crédits garantis par le contrat). En contrepartie le contrat d’assurance vie est un peu plus chargé en frais que le compte titres.

Pour ces raisons j’ai décidé d’ouvrir un contrat d’assurance vie plutôt qu’un compte titres. Je ne vais pas en détailler la gestion car je vous fais un point mensuellement à la fin de toutes mes newsletters. Ce contrat concentre la majorité de mes actifs liquides.

L’étape d’après consiste à penser plus long terme via des actifs peu liquides ou bloqués.

Dans un premier temps, j’ai souscrit des parts de SCPI à crédit. Les SCPI sont des fonds achetant de l’immobilier (principalement de bureaux). Le fonds gère les actifs, et reverse les loyers aux associés. C’est un investissement totalement passif car les associés n’ont rien à faire. J’ai préféré investir en immobilier de cette manière car cela me permet d’avoir un investissement plus diversifié et moins a risque qu’un investissement en direct. Le rendement me semble également bien meilleur.

Une assurance crédit a été souscrite avec cet investissement. Ainsi si il devait m’arriver quelque chose l’assureur rembourserait le crédit et la totalité des parts seraient transmises à mes héritiers. C’est ainsi un très bon moyen de protéger sa famille.

Les loyers sont versés trimestriellement sur mon compte courant ce qui me permet de faire face à une partie des échéances du crédit. Une fois le crédit remboursé ce sera une rente dont je pourrais bénéficier à vie puis la transmettre à mes enfants.

Enfin, le PER est un incontournable. Le plan épargne retraite permet de capitaliser tout en déduisant les sommes versées de son revenu imposable. 

La souscription de mon PER ne se fait pas dans un objectif de retraite qui n’arrivera que dans 35 ans. Dans mon patrimoine ce contrat est une assurance déblocable en cas de force majeure. Ces cas peuvent être la liquidation de mon entreprise, le décès de ma conjointe ou une situation d’invalidité. Si malheureusement une de ces situations arrivait je pourrais sortir l’intégralité du plan sans être réintégré à l’impôt sur le revenu. Seuls les prélèvements sociaux sur la plus value seraient dus. Cette stratégie permet de récupérer de l’argent qui aurait dû être payé en impôt en cas de besoin.

Si fort heureusement j’arrive jusqu’à l’âge de la retraite sans le débloquer cela viendra compléter la rente versée par mes SCPI et mes régimes obligatoires via des rachats réguliers.

Comment utiliser un contrat de prévoyance pour sécuriser son patrimoine ?

Le contrat de prévoyance est un contrat d’assurance destiné à se protéger ainsi que ses proches contre un risque financier. Cette assurance sert notamment à protéger votre foyer en cas de décès.

La prévoyance assure un capital à vos proches en cas de disparition de votre part en contrepartie d’une cotisation que vous payez. C’est un contrat à fonds perdus qui ne permet pas de capitaliser mais en contrepartie vos proches peuvent bénéficier d’un capital très important contre le paiement d’une prime d’assurance. Le tarif de cette dernière varie en fonction de votre âge et de votre état de santé. Vous pouvez choisir les bénéficiaires de votre choix et tous les capitaux versés sont exemptés de taxation quel que soit le montant.

Lorsque vous vous intéressez à la création de votre patrimoine c’est premier le sujet auquel vous devez penser. Avant de commencer à épargner il faut déjà sécuriser l’existant et protéger sa famille qui pourrait se retrouver dans une situation financièrement désastreuse en cas de disparition de votre part.

Protéger vos enfants

Si vos enfants souhaitent effectuer des études longues (BAC +5) il faut prévoir le coût de l’école sur cette durée ainsi que l’hébergement et les coûts du quotidien. On peut estimer qu’il faut prévoir 100 000€ de capital pour chacun de vos enfants.

Il n’y a aucune condition d’utilisation du capital, si le coût des études est inférieur cela pourrait permettre à vos enfants de bénéficier d’un capital pour démarrer dans leur vie active.

Protéger votre conjoint(e)

Si vous disposez des principales ressources du foyer il faut penser à protéger les membres qui le composent en cas de disparition de votre part. En fonction de vos revenus il faut prévoir un capital pour le conjoint afin de compenser cette perte.

Il faut compter environ 250 000€ de capital pour compenser 1 000€ de revenus mensuels.

Protéger vos investissements immobiliers

Si vous avez effectué des investissements immobiliers en locatif LMNP ou bien via des SCI à l’IS en cas de décès de votre part le versement de l’assurance crédit sera comptabilisé comme un bénéfice exceptionnel et donc taxable à l’IR dans le premier cas et à l’IS dans le second.

Il est donc impératif de prévoir un contrat de capital décès pour que vos héritiers ne se retrouvent pas dans une situation délicate avec l’administration fiscale lors de la succession.

Paiement des droits de succession

Avoir un contrat de capital décès peut permettre à vos proches de payer les droits de succession que l’administration fiscale pourrait leur réclamer en cas de décès de votre part et ainsi préserver le patrimoine existant.

Cette stratégie est impérative si vous disposez d’un important patrimoine immobilier (avec ou sans dettes) ou si vous êtes gérant majoritaire d’une entreprise. Dans les deux cas si vous n’êtes pas protégé vos héritiers devraient probablement vendre les actifs pour faire face à leurs obligations fiscales.

Combien ça coûte ?

Pour un cadre en bonne santé, non fumeur de 40 ans le coût est d’environ 100€/an par tranche de 100 000€ de capital assuré soit le coût d’un abonnement Netflix. A 55 ans le coût monte à 350€/ an.

De manière générale plus vous êtes jeune et en bonne santé plus le coût est faible.

A noter qu’il faut s’assurer avant d’avoir des problèmes de santé car l’assureur peut effectuer des exclusions ou des surprimes !

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Comment organiser juridiquement son foyer ?

Nous allons regarder ensemble comment organiser juridiquement une vie de couple. Il existe aujourd’hui trois formes d’organisation possibles.
Le concubinage, le PACS et le mariage. Nous allons regarder ce qui différencie ces trois régimes.

Le concubinage

Le concubinage est une relation de vie commune entre deux personnes non mariées qui choisissent de vivre ensemble et de partager leur vie de manière similaire à un couple marié. Cela implique une cohabitation stable et durable, mais sans l’aspect légal et formel du mariage. Les personnes impliquées dans un concubinage sont appelées concubins.

Le PACS

Le PACS (Pacte civil de solidarité) est un contrat civil conclu entre deux personnes majeures, qu’elles soient de même sexe ou de sexe différent, qui souhaitent organiser leur vie commune. Il a été créé en France en 1999 pour offrir une alternative au mariage et permettre une reconnaissance légale des couples non mariés.

Le PACS accorde aux partenaires certaines protections juridiques et certains droits similaires à ceux d’un mariage civil, mais il diffère du mariage dans plusieurs aspects. Contrairement au mariage, le PACS n’implique pas de cérémonie religieuse ou civile, et il n’a pas le même caractère solennel. Il est enregistré auprès d’un greffe du tribunal d’instance ou d’un notaire.

En signant un PACS, les partenaires s’engagent à une vie commune et à une aide matérielle et morale réciproque. Ils peuvent également organiser librement les modalités de leur vie commune, tel que la gestion de leurs biens, le partage des dépenses, etc. De plus, le PACS permet aux partenaires d’être considérés comme des personnes à charge aux fins de la sécurité sociale et de bénéficier de certains avantages fiscaux.

Dans le cadre du PACS il est possible d’opter pour un régime de séparation de bien ou un régime de communauté. Le régime par défaut est un régime séparatiste.

Le mariage

Le mariage en France est une union légale et officielle entre deux personnes, qu’elles soient de sexe différent ou du même sexe. Il est régi par le Code Civil français et est considéré comme un engagement solennel et formel.

Pour se marier en France, les futurs époux doivent remplir certaines conditions. Ils doivent être majeurs ou avoir l’autorisation des parents s’ils sont mineurs et ne pas être déjà mariés. De plus, le mariage civil est le seul mariage reconnu légalement en France, et il doit être célébré devant un officier d’état civil dans une mairie.

Il existe sept régimes matrimoniaux différents, chacun avec leurs particularités ce qui permet à chaque couple d’organiser la vie matrimoniale de son foyer comme il l’entend. Certains régimes sont très séparatistes (chacun son patrimoine) et d’autres plus communautaires (mise en commun du patrimoine).

Quelles sont les différences entre ces différentes options lors de la mise en place ?

La solution la plus simple à mettre en place est évidemment le Concubinage car elle ne nécessite aucune formalité. Le PACS est également très souple car il ne nécessite qu’une signature en mairie. Le mariage est nettement plus complexe et plus engageant.

Quelles sont les règles au cours de l’union ?

Dans le cadre où l’un des deux membres du foyer a des revenus très inférieur le concubinage est un très mauvais choix car il n’offre aucune protection au conjoint le moins aisé du couple et le plus fortuné ne bénéficie pas de l’abattement fiscal lié à la seconde part. Par ailleurs en cas de décès d’un des deux conjoints même s’il est possible de transmettre du patrimoine via un testament celui-ci sera très lourdement taxé à 60%.  

La résidence principale qui est souvent le cœur d’un patrimoine peut également poser problème en cas de décès. Si vous êtes concubins ou bien PACSE vous ne conservez pas le droit viager d’occupation du bien. En cas de PACS vous pouvez rester dans le bien pendant un an, si vous êtes concubin vous ne pouvez pas rester dans le bien sans indemniser les héritiers de votre défunt conjoint. 

Le mariage qu’il soit sous un régime communautaire ou séparatiste est l’organisation qui permet la meilleure protection mutuelle.

Quelles sont les règles en cas de séparation ?

Dans le cadre d’une séparation il n’y a aucune formalité à effectuer dans le cadre du concubinage et le PACS est très souple. Concernant le mariage c’est une procédure longue et couteuse.

Que se passe-t-il en cas de décès ?

Le mariage est le régime le plus intéressant car en plus de pouvoir transférer du patrimoine sans taxation au conjoint survivant (et éviter une imposition à 60%…) il permet de bénéficier d’une rente de réversion. Enfin le mariage est le seul régime qui permet au conjoint survivant d’avoir un droit viager sur la résidence principale. Dans le cadre d’un PACS ce droit n’est que d’un an. Les concubins n’ont aucun droit sur le logement du couple.

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Comment optimiser la plus-value sur la cession des titres de société et échapper au paiement de l’impôt ?

Un dirigeant qui s’apprête à céder son entreprise avec une forte plus-value a la possibilité d’optimiser la cession en apportant tout ou une partie du capital à la holding.

Par la suite cette société holding pourra revendre les titres en échappant au paiement de l’impôt. Néanmoins, il faut respecter quelques conditions pour le succès de l’opération.

Afin d’optimiser la plus-value sur la cession des titres de société, une opération intermédiaire peut être envisagée : il s’agit de l’apport à une société holding. A cette occasion, un dispositif fiscal rentre en jeu permettant le report d’imposition en vertu de l’article 150-0 B ter du Code Général des Impôts.

Ce dispositif s’applique de plein droit aux apports réalisés depuis le 14 novembre 2012 lorsque la holding est contrôlée par l’apporteur. L’assiette et le taux d’imposition de la plus-value sont figés à la date de l’apport.

Néanmoins, il faut respecter quelques conditions:

  1. Conditions liées à l’apporteur

L’apporteur doit être :

  • une personne physique,
  • ou une société ou d’un groupement translucide relevant de l’article 8 du CGI, c’est-à-dire soumis à l’IR.
  • Territorialité

Le report s’applique aux apports réalisés par les résidents français et les non-résidents à conditions que la plus-value soit taxable en France.

Le schéma récapitulatif permet de facilement comprendre le mécanisme :

Source: Fidnet

Illustration

Cas de figure sans l’apport cession (A)  Cas de figure avec l’apport cession (B)  
Point de départ : Monsieur X détient 100% des parts sociales qu’il a acquis pour 200 000 euros il y a 10 ans. Il
souhaite céder son entreprise au prix de 1 200 000 euros.

Cession : Monsieur X réaliserait une plus-value de 1 000 000 euros.

Fiscalité : cette cession est imposable à 12.8% au titre d’impôt sur le revenu soit 136 000 euros17.2% au titre de prélèvements sociaux 176 000 euros3% au titre de la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus (CEHR) soit 34 000 euros  

Conclusion : Il reste 654 000 euros à investir  

Point de départ : Monsieur X détient 100% des parts sociaux qu’il a acquis pour 200 000 euros il y a 10 ans. Il souhaite céder son entreprise au prix de 1 200 000 euros.

Cession : Monsieur X apporte 100% de ses parts à une holding. Elle réalise une plus-value de 1 000 000 euros. Aux termes de l’article 150-0 B Ter du CGI, la plus-value est placée en report d’imposition.

Conclusion : Monsieur X dispose donc de 1 200 000 euros à investir soit 546 000 euros en plus en réalisant la cession.  

Pour plus d’information, merci de nous contacter.

Waves Investment

Comment épargnent les plus fortunés ?

Nous allons ce mois-ci comparer comment épargnent les plus fortunés en comparaison du reste de la population.
Nous allons ici retenir les 10% des Français détenant le plus de patrimoine net d’endettement. D’près l’observatoire des inégalités ce seuil est fixé à 375 000€ par personne.

Tout d’abord regardons comment est structuré le patrimoine des Français en fonction de leur patrimoine. Le premier décile représente les moins aisés et le plus élevé la partie de la population la plus élevée.

On constate ainsi que les ménages deviennent propriétaire de leur résidence principale à partir du 4em décile et que plus les ménages s’enrichissent plus la part de l’immobilier dans leur patrimoine baisse. A noter que le « patrimoine résiduel » concerne des biens comme une voiture ou des bijoux qui ne rentrent si dans le cadre d’un patrimoine immobilier, financier ou professionnel. Le patrimoine professionnel concerne principalement les chefs d’entreprise qui sont plus largement représentés dans les déciles les plus élevés.

On constate que l’ensemble des catégories de la population détient un livret d’épargne réglementé en monétaire que l’on peut qualifier d’épargne de précaution. Je ne commenterais pas l’épargne logement qui n’a plus aucun intérêt et qui est vouée à disparaitre dans l’environnement actuel.

Cependant on constate que les valeurs mobilières (Compte titres, PEA), les contrats d’assurance-vie et l’épargne retraite sont nettement plus représentés chez les cadres, professions libérales et chefs d’entreprise qui représentent les derniers déciles (plus fortunés).

Le constat principal est le suivant, plus un ménage est aisé plus le patrimoine financier et le patrimoine professionnel sont élevés. De plus le patrimoine financier des derniers déciles n’a pas la même constitution que des premières catégories. On constate que les premiers déciles sont principalement équipés de livrets et de placement monétaire alors que les plus aisés détiennent des valeurs mobilières (actions) et des assurances-vie.

Les allocations des contrats d’assurance vie reflètent bien ce phénomène, les contrats d’entrée de gamme ont collecté en 2020 environ 76% de fonds en euro sécurisé offrant très peu de rendement en échange d’une garantie du capital par l’assureur alors que les contrats haut de gamme en ont collecté seulement 58%.

Le reste du contrat est investi sur des fonds actions, obligataires ou immobiliers plus dynamiques mais sans garantie en capital.

Lorsque l’on regarde la performance des actions sur le long terme 6.8% par an net d’inflation en comparaison des placements monétaires (fonds en euro, livret A) 0.6% par an on comprend pourquoi les plus aisés qui sont mieux conseillés investissent massivement dans cette classe d’actifs.

Par ailleurs les assureurs segmentent leurs offres en fonction du patrimoine de leurs clients. Cette segmentation favorise les plus aisés qui ont accès à des contrats d’assurance vie et PER en architecture ouverture ouverte avec des fonds plus performants alors que l’offre retail est en architecture fermée avec des supports très chargés en frais et peu performants…

Les cabinets de conseil en gestion de patrimoine comme Waves Investment proposent à leurs clients des contrats en architecture ouverte avec un accès à toutes les grandes maisons de gestion.

L’accès à une banque privée ou un cabinet de CGP nécessite 100 000€ d’investissement par famille. Cependant des dérogations peuvent être faites selon les profils (profession, âge…) et la capacité d’épargne n’hésitez donc pas à demande de bénéficier de ces offres qui sont radicalement différentes.

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Comment optimiser sa retraite par capitalisation ?

Les régimes de retraites par répartition actuels permettent d’espérer obtenir un revenu de remplacement d’environ 60% du dernier revenu d’activité. La faible natalité actuelle ainsi que l’augmentation de l’espérance de vie va bouleverser les régimes actuels.

Pour compléter vos revenus, vous constituer un patrimoine et vous donner plus de visibilités il est important d’anticiper le plus tôt possible afin d’avoir à investir le moins possible.

Acheter sa résidence principale est une première option car cela enlève une charge financière une fois le prêt remboursé.

La stratégie que je vous propose permet d’aller plus loin et d’optimiser votre endettement et d’utiliser les règles fiscales vous permettant d’optimiser votre imposition. Les taux d’intérêt actuels sont sur un niveau jamais vu il est donc important d’en bénéficier un maximum. Les règles fiscales vous permettent de bénéficier de déductions sur l’immobilier locatif mais aussi sur des plans d’épargne retraite. 

Un mix des deux vous permet d’investir à la fois dans l’immobilier et en actions avec un profil équilibré.

Dans notre exemple nous allons prendre un couple de 40 ans souhaitant épargner pour sa retraite avec un budget de 500€ par mois et une tranche marginale d’imposition de 30%.

La première étape consiste à acheter des SCPI à crédit sur une durée longue. Nous allons retenir ici un prêt de 100 000€ sur une durée de 20 ans avec un taux de 2%. Les SCPI sont des fonds immobiliers qui vous reversent les loyers perçus.

Optimiser son endettement est indispensable pour se constituer un patrimoine. Vous pouvez aujourd’hui vous endetter jusqu’à 35% de vos revenus avant impôts. Si vous investissez dans de l’immobilier locatif les revenus perçus viennent s’ajouter à vos revenus existants et augmentent votre enveloppe.

Dans notre exemple notre couple emprunte 100 000€ sur 20 ans pour acheter des SCPI. Les SCPI vont verser un revenu de 400€ mensuel grâce aux loyers perçus. Ces revenus fonciers rentrent dans le revenu fiscal du couple et est donc soumis à taxation à la tranche marginale de 30% ainsi qu’aux prélèvements sociaux.

Cependant la loi permet de déduire des revenus imposables les intérêts d’emprunt ainsi que le coût de l’assurance-crédit grâce au mécanisme du déficit foncier.

La première année les loyers doivent générer 4 800€ de revenus bruts. Les intérêts étant de 1 962€ seuls 2838€ de revenus seront soumis à l’impôt. Cela permet d’économiser 926€ d’impôts.
Les intérêts d’emprunts tendent vers 0 ce phénomène sera donc de moins en moins intéressant au fur et à mesure que le capital est remboursé.

Sur la durée de l’opération (20 ans) les loyers perçus représentent 96 000€. En retenant une revalorisation des parts de 0.5% par an sur la période la valeur des parts doivent à terme être de 110 490€.

Le gain estimé généré par l’opération est de +106 490€. Il pourrait être bien supérieur car nous n’avons pas revalorisé les loyers sur la durée de l’opération.

La seconde étape consiste à investir les 400€ de revenus générés par les SCPI sur un contrat PER (Plan d’Epargne Retraite). Ce plan doit être investi à 100% en actions car l’horizon d’investissement est le très long terme.

Les sommes versées sur le plan de retraite étant déductible des revenus imposables cette stratégie va permettre de défiscaliser les revenus des SCPI.

Nous allons donc retenir un rendement de 6.5% (rendement constaté net d’inflation sur les 120 dernières années). Grâce au « dollar cost average » vous lisser votre investissement et diminuer la volatilité de votre portefeuille.

L’investissement progressif va lisser le point d’entrée et permettre une volatilité très faible les premières années. Cette épargne pourra ensuite être sécurisée à l’approche de la retraite.

Cette stratégie a permis de construire un capital de 303 750€ au terme de la simulation. L’apport de 500€ pendant 20 ans pourra ainsi générer un revenu de 1012€ brut mensuel à l’âge de la retraite (en retenant 4% de rendement).

Cette stratégie peut s’adapter à tous types de revenus et permet de compléter efficacement vos revenus. Les SCPI génèrent une rente et le PER permet d’effectuer des sorties en fonction des besoins.

Le prêt permet de défiscaliser grâce au mécanisme de déficit foncier de plus en cas de décès vous protéger votre famille avec l’assurance-crédit adossée au crédit.

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Utiliser la nue-propriété pour développer son patrimoine

La nue-propriété est une forme de détention qui consiste à disposer d’un actif immobilier ou mobilier sans en avoir la jouissance qui est détenue via l’usufruit. La réunion de la nue-propriété et de l’usufruit constitue la pleine propriété.
 
Par exemple l’acquisition en nue-propriété d’un appartement vous donne la propriété des murs mais vous ne pouvez ni l’occuper ni percevoir des revenus locatifs, ces droits revenant à l’usufruitier.
Le nue propriétaire retrouve la pleine propriété du bien une fois la période de démembrement déterminée lors de la souscription du contrat est révolu. Si le démembrement est temporaire (cela va généralement de 5 à 20 ans) ou bien au décès de l’usufruitier si la détention est viagère.

Quels sont les avantages de la nue-propriété dans la constitution d’un patrimoine ?

L’achat en nue-propriété permet d’acheter des biens mobiliers ou immobiliers moins chers car l’usufruitier achète la part lui revenant tout en évitant de recevoir des revenus potentiellement taxables.
Par exemple l’achat de parts de SCPI (fonds immobilier) en nue-propriété temporaire sur une durée de 5 ans a une valeur d’environ 80% de la pleine propriété. Cela signifie que le nue propriétaire ne paie que 80% du prix mais en échange ne recevra aucun loyer pendant 5 ans. A la fin du démembrement le nue propriétaire retrouve la pleine propriété du bien et peut percevoir les loyers ou revendre les parts à 100% du prix.

Dans cet exemple le retour en pleine propriété génère une plus-value de +25% liée au simple retour en pleine propriété dans le cas où l’actif sous-jacent n’a pas évolué. Imaginons de l’actif sous-jacent évolue de +10% sur ces 5 années. La plus-value générée devient +38% car les 10% d’augmentation de la valeur de l’actif est calculée sur le prix en pleine propriété.
D’un point de vue fiscal le retour en pleine propriété n’est pas taxable car ce n’est pas une plus-value en soit. Seule la variation des cours (positif) de l’actif sous-jacent peut être taxée en cas de cession.

Les démembrements temporaires se font principalement sur les biens immobiliers. Il est d’ailleurs possible de financer ces biens à crédit, la banque ne peut cependant pas utiliser ces actifs comme garanties il faut donc utiliser d’autres ressources comme un autre bien détenu en pleine propriété ou bien un contrat d’assurance vie.

Ce montage est très intéressant car les revenus fonciers sont taxés à votre tranche marginale d’imposition et viennent renforcer votre impôt. La nue propriété vous permet d’investir dans l’immobilier sans alourdir votre imposition.

Pour développer son patrimoine il peut être intelligent de refaire l’exemple précédent mais en achetant des parts de SCPI via un crédit in fine (on ne rembourse que les intérêts puis le capital en une fois à l’échéance).

Avec un taux de 1.5% sur un an le retour en pleine propriété amputé de 7.5% d’intérêts sur la durée de l’opération affiche un gain (hors frais) de 17.5% sans aucun apport de cash. Ce montage nécessite cependant des garanties solides et présente les risques suivants.

  • Les actifs immobiliers sont peu liquides
  • La valeur du sous-jacent peut baisser
  • Il faut dans tous les cas rembourser le prêt à l’échéance

Ces éléments nécessitent un patrimoine déjà suffisamment développé pour ne pas se mettre à risque.

Utiliser la nue-propriété pour transmettre son patrimoine

L’utilisation de la nue-propriété peut également être une stratégie d’optimisation de la transmission de votre patrimoine. Cette forme de propriété permet d’optimiser les droits de succession et d’augmenter les sommes que vous pouvez léguer à vos héritiers.
La valeur de la part de la nue-propriété viagère se calcul selon l’âge de l’usufruitier, plus cet âge augmente plus votre enveloppe diminue.

Evolution de la valeur du démembrement

Vous pouvez léguer à vos enfants (ou vos parents peuvent vous léguer) 100 000€ tous les 15 ans sans payer de droits de succession. La nue-propriété vous permet d’augmenter cette enveloppe en fonction de l’âge de l’usufruitier et de la valeur qui en découle.

Par exemple si l’usufruitier à moins de 61 ans il peut léguer 100 000€ de nue-propriété d’un bien mobilier ou immobilier qui a une valeur en pleine propriété de 200 000€. Lors du décès de l’usufruitier le nue propriétaire retrouve la pleine propriété sans avoir à payer le moindre droit de succession quelle que soit la valeur des actifs transmis.

A la différence d’une donation classique cela permet à l’usufruitier de continuer de bénéficier des gains générés par cette épargne et de ne pas transmettre son patrimoine trop vite tout en optimisant les droits pour ses héritiers.

Il est possible d’utiliser cette stratégie sur tous types d’épargne à la fois financières (compte titres, contrat de capitalisation) mais également immobilière (SCPI et bien physique).

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