Les livrets bancaires sont des comptes d’épargne très liquide vous permettant de disposer de votre épargne rapidement. Le PEL et le CEL sont des exceptions car ils rentrent dans un cadre fiscal particulier. L’épargne investie sur ces livrets est investie en obligations, principalement d’état. Les banques peuvent donc vous garantir le capital et vous verser les intérêts générés.
Les livrets bancaires rentrent dans le cadre des « placements monétaire ». Contrairement au compte titres ou au PEA ces supports n’ont pas vocation à recevoir de l’épargne de long terme. Le rendement des livrets bancaires évolue en fonction de la politique monétaire de la BCE. Les taux sont fixés par décret de la banque de France.
Le livret A
Le livret A est un livret bancaire permettant de stocker des liquidités servant à la consommation courante. L’ouverture de contrat est possible pour toute personne physique résidente fiscale en France, les associations peuvent exceptionnellement y stocker des liquidités. Il n’est possible d’ouvrir qu’un seul contrat par personne. Vous pouvez investir jusqu’à 22 950€ sur ce livret (hors intérêts) avec un dépôt minimum de 10€.
L’objectif de ce livret est de vous permettre de stocker des liquidités contre des intérêts. Ce compte est donc complémentaire à votre compte courant. Les rachats sont rapides, simples à effectuer et vos plus-values sont défiscalisées. Les intérêts attendus en 2019 sont de 0.75%.
Le livret Jeune
Le livret jeune est un livret bancaire destiné au moins de 25 ans afin qu’ils se constituent une première épargne. Pour ouvrir le compte l’épargnant doit être âgé de minimum 12, aucun retrait ne peut être effectué sans l’accord des parents avant 16 ans.
Les banques peuvent fixer librement le taux d’intérêt de ce livret. Il doit cependant être au minimum égale au rendement du livret A soit 0.75% au 01/01/2019. Le plafond de versement sur ce produit est de 1600€.
Aucune fiscalité n’est applicable aux intérêts générés.
Le LDD
Le livret développement durable est un livret comparable au livret A. Il est accessible aux personnes majeures et autonomes fiscalement avec un dépôt minimum de 10€. Vous pouvez effectuer des versements comme des retraits en toute liberté à condition de ne pas dépasser le dépôt minimum.
Les intérêts générés par le livret sont défiscalisés. Le rendement attendu en 2019 est de 0.75%.
Le CEL
Le compte d’épargne logement (CEL) est un compte d’épargne différent des livrets vus précédemment. L’objectif de ce compte est de se constituer une épargne sécurisée afin d’obtenir sous certaines conditions un prêt immobilier à un taux privilégié.
Le CEL n’est pas un livret bancaire défiscalisé, vous êtes donc redevable du prélèvement forfaitaire unique de 30%. 12.8% d’impôts sur les plus-values et 17.2% de prélèvements sociaux. Vous pouvez aussi sélectionner l’imposition sur le revenu. Dans ce cas il faut remplacer les 12.8% par votre tranche marginale d’imposition. Ce n’est évidemment intéressant que si celle-ci est de 0. Le plafond de versement est de 12 000€.
Le rendement attendu sur ce livret en 2019 est de 0.5%.
Le PEL
Le plan d’épargne logement (PEL) est un livret bancaire complémentaire du CEL. Tout comme le livret précédent il permet d’obtenir sous certaines conditions des prêts immobiliers à des taux avantageux.
Le versement initial sur ce plan est un peu plus élevé puisqu’il s’élève à 225€, de plus les versements ne sont pas libres puisque vous avez un engagement de minimum 540€ par an. Le plafond des versements de ce livret est de 61 200€.
Pour bénéficier des « avantages » du plan vous devez le conserver pendant une durée minimum de 4 ans. Au bout de 10 ans de détention vous ne pouvez plus effectuer de versements mais le plan continue de produire des intérêts sur les 5 ans qui suivent. Le taux d’intérêt appliqué en 2019 est de 1%.
Les intérêts de ce livret bancaire subit la fiscalité du prélèvement forfaitaire unique soit 2.8% d’impôts sur le revenu et 17.2% de prélèvement libératoire. Si vous optez pour l’imposition sur le revenu vous serez redevable des prélèvements sociaux additionnés à votre tranche marginale d’imposition. Cette dernière solution n’est efficace que si votre taux est de 0.
A titre personnel je pense que le PEL et le CEL sont une erreur si vous souhaitez préparer un achat immobilier. Un PEA ou un contrat d’assurance vie avec une gestion à horizon sont des outils défiscalisés bien plus efficaces sur un horizon long terme.
Le livret d’épargne populaire
Le livret d’épargne populaire est destiné aux contribuables résidents fiscalement en France avec des revenus modestes. Le plafond est de 19 779€ pour une part fiscale et de 30 342€ pour deux parts. Il n’est possible de n’ouvrir que deux livrets par foyer fiscal.
Le versement minimum initial est de 30€, le plafond de versements est fixé à 7 700€. Le rendement annuel attendu en 2019 sur ce livret est de 1.25%.
Ce livret bancaire n’a pas de limite de durée. Les intérêts générés ne sont ni soumis à l’imposition sur le revenu ni aux prélèvements sociaux.
Le livret bancaire
Les livrets bancaires sont des livrets sans plafond et sans conditions proposés par les établissements bancaires. Toute personne physique peut y souscrire sans condition spécifique. Le versement minimum est de 10€, il n’y a aucun plafond de versement.
Les retraits sont libres à tout moment, la fiscalité applicable est celle du PFU ou de l’imposition sur le revenu. Le rendement de ce livret est défini par votre établissement bancaire.
Découvrez pourquoi un compte titre peut vous permettre de diversifier vos investissements
Le compte titres est le meilleur outil d’investissement en bourse
Le compte titres est l’outil le plus global pour effectuer tout type d’investissement sur des produits côtés. D’un point de vue technique c’est l’outil le plus complet disponible pour investir en bourse. Contrairement au PEA ce contrat n’est pas une enveloppe fiscale et ne bénéficie pas d’une imposition privilégiée.
Qu’est ce qu’un compte titres ?
Un compte titres est un plan d’épargne vous permettant d’investir sur toutes sortes de titres cotés. Des actions, des obligations, des matières premières, des produits dérivés, tout types de fonds ect…
Vous pouvez souscrire un compte titre auprès d’une banque ou d’un courtier. Ce contrat est divisé en deux parties. La partie épargne qui détient vos titres et la partie monétaire qui détient vos liquidités sur un compte bancaire. Contrairement au PEA ce contrat vous permet d’investir dans le monde entier c’est donc un outil bien plus global. Vous n’êtes pas limité à un nombre maximum de compte vous pouvez en ouvrir autant que vous le souhaitez.
Quels sont les avantages du compte titres
Le principal avantage du compte titres est sa dimension globale. Vous pouvez investir via le même compte sur des actions cotées à la bourse de New York ainsi que sur un fonds spécialisé sur les obligations à haut rendement asiatiques. Le tout en vous couvrant sur des contrats d’options et en diversifiant vos investissements via des contrats futures sur le café ou le coton.
Ce contrat ne disposant d’aucun avantage fiscal c’est sa dimension globale qui le rend intéressant. Le compte titres est le meilleur outil pour gérer un patrimoine financier important.
Fiscalité du compte titres
Nous allons regarder la fiscalité applicable au compte titres depuis le 1er janvier 2018 et la mise en place du PFU (prélèvement forfaitaire unique).
Fiscalité sur la cession des titres
Suite à une cession de titre vous êtes redevable d’un taux d’imposition sur les plus-values de 12.8% et de 17.2% de prélèvements sociaux. Soit un total de 30%. Contrairement au PEA vous êtes redevable de l’imposition sur les plus-values et des prélèvements sociaux à chaque clôture de position. Même si votre argent ne sort pas du compte titres.
Toutes les moins-values réalisées sont déductibles des plus-values de l’année en cours et des 10 années suivantes.
Les dépenses effectuées pour l’acquisition et la détention de vos titres sont également déductibles de votre imposition :
Les frais de courtage
Les droits de garde
Les frais de commissions liées au service SRD
Les taxes (comme la taxe sur les transactions financières)
Fiscalité applicable aux dividendes et aux coupons
Les coupons (intérêts générés par le prêt obligataire) correspondent aux rendements récurrents générés par les obligations.
Les dividendes (part des bénéfices versés aux actionnaires) correspondent aux rendements récurrents générés par les actions.
Comme pour les cessions de titres vous êtes redevable sur les dividendes et les coupons du prélèvement forfaitaire unique. Soit 12.8% d’impôts sur les plus-values et 17.2% de prélèvements sociaux.
Exemple : Vous disposez d’un compte titres sur lequel vous détenez 10 000€ d’action A. Ces actions versent un dividende de 5% par an soit 500€. Vous êtes donc redevable de 64€ d’impôts sur les plus-values et de 86€ de prélèvements sociaux. Il vous reste net 350€, votre investissement vous offre ainsi un rendement net de 3.5%.
Le service « SRD »
Le SRD correspond au service de règlements différés. Cet outil de votre compte titres vous permet d’effectuer un prêt à court terme pour acquérir des titres. Ce prêt vous permet d’effectuer des transactions long, en misant sur la hausse. Ou short, en misant sur la baisse. Les transactions doivent être liquidées avant la fin de chaque mois.
L’avantage de ce service est que vous pouvez bénéficier d’un effet de levier jusqu’à 5X votre capital pour effectuer des opérations de court terme. Ce service n’est pas gratuit, c’est un prêt qui vous est accordé en échange d’une garantie que vous apportez. Cela peut être sous forme de cash ou bien de titres détenus dans votre portefeuille. Contre ce prêt votre intermédiaire va vous facturer des taux d’intérêt et d’autres frais de gestion. A vous de juger que votre investissement spéculatif sera suffisamment rentable pour couvrir les frais.
Cette option est réservée aux investisseurs expérimentés. L’effet de levier peut augmenter vos gains mais également vos pertes. Je vous invite à utiliser cet outil avec beaucoup de prudence.
Quels sont les supports d’investissement disponibles ?
Le compte titres est un outil d’investissement qui vous permet de vous constituer un portefeuille d’actifs très diversifié. Ce potentiel de diversification vous permet de monter des stratégies d’investissement sur tous les types de supports.
Investissement en actions
L’actif le plus courant pour les particuliers sont les actions. Vous pouvez acquérir des actions sur différentes places mondiales en misant sur la hausse ou bien la baisse des cours et sous différentes formes.
Via des fonds
Vous pouvez décider de placer votre argent en le confiant à des gérants de fonds. Ces gérants et leurs équipes vont ensuite sélectionner des titres pour vous offrir la meilleure allocation possible. Il existe différents types de fonds avec différentes formes juridiques. Mais pour résumer voila comment nous pouvons les répartir :
Les fonds « globaux »
Ces fonds cherchent à surperformer un indice boursier et vous permettent d’investir dans une zone géographique bien précise. L’équipe de gestion a ensuite la liberté de sélectionner les secteurs où se positionner dans cette zone. Prenons par exemple le fonds Edmond de Rothschild China. Ce fonds vous permet d’investir en Chine. Les gérants vont ensuite chercher les meilleures opportunités sur le marché local pour faire fructifier vos capitaux.
Les fonds « sectoriels »
Ces fonds sont investis sur un secteur en particulier, parfois dans une zone géographique précise. L’objectif de l’équipe de gestion est alors de trouver les meilleures entreprises du secteur pour y investir votre épargne. Prenons par exemple le fonds Fidelity Global Health Care. L’équipe de gestion de ce fonds va chercher à effectuer les meilleurs investissements possibles dans le secteur de la santé.
Les fonds immobiliers
Ces fonds sont une alternative aux placements immobiliers classiques. Ils vous permettent de prendre des parts sous différentes formes dans des structures immobilières. Soit sous forme physique, le plus souvent via des fonds « OPCI ». Ils ont l’avantage de détenir directement un parc immobilier dont vous pouvez être actionnaire. Les inconvénients sont que c’est un investissement peu liquide et que vous pouvez être redevable de l’IFI (impôt sur la fortune immobilière). Le fonds AXA Selectiv’ Immo est un exemple d’OPCI. L’autre possibilité est d’investir dans des fonds qui détiennent des actions de société cotées ou non qui détiennent des actifs immobiliers. Ce choix vous permet d’investir dans l’immobilier en étant exonéré d’IFI et en bénéficiant d’une bonne liquidité. Nous pouvons prendre comme exemple le fonds Axa Framlington Europe Real Estate Securities.
Les fonds « à stratégie »
Dans cette catégorie nous allons mettre tous les fonds ayant des stratégies d’investissements plus spéculatifs. Ces fonds sont souvent difficilement accessibles pour les particuliers car ils nécessitent des tickets d’entrée de plusieurs centaines de milliers d’euros. Ces stratégies d’investissement sont diverses :
Les fonds activistes. Ces fonds prennent des positions importantes dans des sociétés et cherchent ensuite à influencer le management pour améliorer la rentabilité.
Les fonds arbitragistes. Ces fonds ne prennent aucune position de long terme. Leur objectif est de profiter des anomalies de marché pour dégager des plus-values. Par exemple si l’action Airbus côté 50€ à Paris et 51€ à Francfort. Le fonds achètera des actions à Paris et vendra à découvert des actions à Francfort.
Les fonds algorithmiques. Ces fonds utilisent des stratégies d’investissement codées dans des algorithmes. Elles peuvent parfois être couplé avec du trading haute fréquence qui permet de faire des transactions en quelques millisecondes.
Il existe une multitude de stratégies possibles. Vous avez aujourd’hui le choix entre des dizaines de milliers de fonds dans le monde. A vous de trouver la stratégie qui vous convient le mieux.
En ETFs
Les ETFs (exchange traded Fund) sont des fonds d’investissements qui ont la particularité de ne pas chercher à surperformer leur indice de référence mais simplement à le copier. Par exemple un ETF répliquant l’indice CAC40 va réaliser une performance similaire à l’indice. Ces contrats sont plus intéressants que certains fonds actions car ils vous garantissent de faire la même performance que le marché avec des frais très limités. Les frais de gestion annuels d’un ETF sont de l’ordre de 0.25%. Alors qu’un fonds actions va vous facturer entre 1.5 et 2%
Vous trouverez des ETFs pour répliquer toutes sortes d’indices boursiers. L’ETF HSBC S&P 500 UCITS ETF qui réplique la performance de l’indice S&P 500 (500 plus grosses capitalisations de la bourse de New York). Mais aussi des fonds répliquant seulement un secteur d’activité au sein d’un indice. L’ETF Lyxor ETF Stoxx Europe 600 Banks réplique uniquement le secteur bancaire au sein de l »indice Eurostoxx 600. Il regroupe les 600 plus grosses capitalisations européennes.
Aujourd’hui vous trouverez des ETFs vous permettant de répliquer n’importe quel indice actions ou secteur d’activité. Il existe même es ETFs répliquant l’indice MSCI WORLD. Cet indice calculé par Morgan Stanley réplique la performance moyenne des bourses mondiale. En investissant par exemple sur Amundi MSCI World UCITS ETF vous êtes certains de profiter de la croissance mondiale et de réaliser une bonne performance à long terme.
En titres vifs
Situation défavorable
Afin d’investir en actions sur votre compte titres la 3eme option que je vous présente est l’investissement en titre direct. Cela consiste tout simplement à acheter des paquets d’actions. Cela paraît évident mais la réalité est bien plus complexe. Prenons par exemple le titre Carrefour. L’action se situe aujourd’hui sur le même niveau qu’en 1996… Soit 22 ans de non-performance pour les actionnaires hors dividende.
Performance du titre Carrefour (noir) contre l’indice CAC 40 (orange) sur une période de 5 ans. Source Bloomberg.
Situation favorable
L’investissement en actions détenues en direct est donc ce qu’il y a de plus risqué. Mais c’est également ce qui est potentiellement de plus rentable. Comme sur le titre Dassault Systèmes qui surperforme largement l’indice CAC 40 sur la même période.
Performance du titre Dassault Systèmes (noir) contre l’indice CAC 40 (orange) sur une période de 5 ans. Source Bloomberg
Si vous souhaitez gérer votre compte titres en investissant directement sur des titres vous allez donc avoir un énorme travail d’analyse financière à mener. Comme vous venez de le voir certaines grosses capitalisations offrent des perspectives décevantes à long terme. La sélection est donc primordiale.
Si vous souhaitez vous constituer un portefeuille de titre en ne sélectionnant que des grosses capitalisations je vous déconseille de dépasser 10% de votre portefeuille par titre et 20% par secteur d’activité. Plus vous sélectionnez de petites entreprises plus vous devez diversifier car plus le risque et la volatilité augmentent.
L’investissement en titres direct est réservé aux investisseurs les plus avertis. Disposant de suffisamment de temps et de compétences pour analyser le marché.
Investissement en produits dérivés
Les produits dérivés permettent de monter des stratégies complexes de couverture de position ou d’investissement global. Ces produits permettent un recours massif à l’effet de levier pour optimiser la performance de votre portefeuille.
Les Options
Les options sont un droit d’achat. Lorsque vous acheter une option sur une action à l’achat vous achetez le droit d’acheter (ou de ne pas l’acheter) à un cours plus élevé que le cours actuel. Dans ce cas c’est un CALL.
Vous pouvez également acheter le droit de vendre une action ce qui revient à vendre à découvert une action à un prix inférieur au prix actuel. Dans ce cas c’est un PUT.
Les options sont des contrats à terme avec une échéance définie à l’émission du produit. A l’échéance vous avez le choix entre acquérir les titres ou non. Il existe deux principaux types d’options :
Les options Européennes. Ces contrats ne peuvent pas être vendus avant la date d’expiration du produit.
Les options Américaines. Ces contrats contrairement aux options Européennes sont négociables à tout moment. Vous pouvez acquérir des options puis les revendre avant la date d’échéance si le timing vous semble plus opportun.
NB : les options Européennes et Américaines ne définissent pas une zone géographique. Vous pouvez acheter des options Américaines sur des titres d’entreprises Européennes et inversement.
Vous pouvez acquérir ces options de droit d’achat ou de vente contre une simple prime appelée aussi premium. Si par exemple vous décidez d’acheter un paquet d’actions via des options call et que l’action baisse ensuite fortement, vous n’achèterez pas les actions à l’expiration de l’option et vous ne perdrez que votre prime.
Vendre des options
Comme une action vous pouvez acheter mais également vendre un contrat d’option.
Contrairement aux actions, les options sont sensibles à de nombreux paramètres en plus de l’évolution des cours, notamment la volatilité. Lorsque la volatilité est faible la valeur d’une option baisse même si les cours stagnent. C’est pourquoi vous pouvez vendre vos contrats d’options.
Lorsque vous achetez une option et que le marché progresse dans le sens souhaité le gain est théoriquement illimité. Lorsque le marché avance dans le sens inverse à celui souhaité votre perte correspond à la prime, elle est donc limitée.
La vente d’une option est une stratégie qui demeure risquée à long terme car le gain potentiel correspond à la prime (premium) alors que la perte est alors illimitée. Votre courtier va donc calculer tous les scénarios possibles et vous demander d’amener des garanties financières suffisantes pour pouvoir faire face aux différents scénarios. Si votre garantie ne suffit pas votre intermédiaire est droit d’effectuer un « appel de marge » et ainsi vous demander d’augmenter vos garanties.
Les futures
Comme les options les futures sont des contrats à terme. Le principe de ces contrats est d’acheter un prix futur à un actif pour se protéger contre son évolution. Ces contrats sont principalement utilisés sur les marchés de matières premières ou de change. Les principaux indices boursiers ont des contrats indexés.
Le principe est simple. Vous achetez fin février un contrat future CAC 40 avec une échéance mensuelle fin mars. Si les cours montent vous êtes gagnant, si ils baissent vous êtes perdant. Vous pouvez miser à la hausse comme à la baisse de l’indice de votre choix. Avec les ETFs ce sont les deux outils les plus efficaces pour miser sur l’évolution d’un indice.
Cependant il est plus intéressant d’utiliser les futures si vous souhaitez prendre une position de très court terme. En effet comme avec les options vous n’apportez pas immédiatement toutes la somme pour acquérir votre actif mais seulement une « prime ». Ce qui permet d’immobiliser moins de capital et de profiter d’un effet de levier. Cependant gardez bien en tête que votre intermédiaire vous demandera d’amener tout le capital afin d’acquérir vos titres en fin de séance boursière. Si vous ne disposez pas d’assez de capitaux vous aurez alors le choix entre amener plus de garanties (de marge) ou bien clôturer votre position. A l’échéance des contrats mensuelle ou trimestrielle. Vos positions seront clôturées, il faudra alors les « relancer » sur une nouvelle échéance si vous souhaitez investir sur le long terme.
A noter
J’ai essayé ici de vulgariser le fonctionnement des options et des futures qui sont des produits extrêmement complexes. Ils s’adressent aux investisseurs les plus avertis. Si vous souhaitez vous documenter de façon approfondie sur ce marché je vous conseille Options, Futures et autres actifs dérivés de John Hull qui est une référence sur le sujet.
Investissement en obligations
Contrairement aux actions qui sont des actifs (parts dans des entreprises) les obligations sont du passif (dette générant des intérêts). Les obligations sont similaires à un prêt in fine. Contrairement à un remboursement constant le capital est remboursé en totalité à la fin du prêt. Seuls les intérêts sont versés aux prêteurs sous forme de coupons.
Exemple : Emission obligataire d’une entreprise X pour financer un projet de 200 millions d’euros sur 20 ans avec un coupon à 3%. Les prêteurs recevront un coupon annuel correspondant à 3% du capital prêté soit 6 millions d’euros pendant 20 ans. Au bout de cette période le capital de 200 millions sera remboursé par l’émetteur (sauf si il fait défaut).
Lorsque vous détenez des actions d’une entreprise réalisant des profits celle-ci a le choix de vous verser un dividende ou non. Dans le cas du marché obligataire l’entreprise ayant émis des titres est dans l’obligation de vous verser un coupon.
Les Obligations d’état
Les obligations d’état sont des titres émis par des états afin de se financer et de se refinancer auprès des marchés financiers. En France ce sont les services du trésor qui sont en charge de l’émission des obligations. Les OAT, obligations assimilables du trésor. Ces obligations sont émises sur le marché primaire auprès des grands institutionnels qui les revendent ensuite sur le marché secondaire notamment aux particuliers dont le compte titres peut servir de support.
Sur le marché secondaire les obligations fluctuent comme les actions en fonction de l’offre et de la demande. Les principaux facteurs de variation des obligations sont :
L’inflation, plus celle-ci est faible plus les titres émis auront tendance à s’apprécier et inversement lorsqu’elle est forte
Les notes des agences de notation (que nous verrons plus bas) qui permettent aux investisseurs de connaitre les probabilités de remboursement de la créance. Plus la note est bonne, maximum AAA. Plus la probabilité de remboursement est élevée et plus le taux servi est faible. Au contraire un pays se rapprochant de la plus mauvaise note D (défaut) aura des taux d’intérêt élevés. La probabilité qu’elle ne rembourse pas le capital dû aux prêteurs est élevé.
Exemple : Vous achetez sur le marché secondaire une obligation valant 100€ émise sur 10 ans qui délivre un coupon annuel de 5%. Vous toucherez 5€ annuel pendant 20 ans. Imaginons qu’au bout de 5 ans les taux montent à 10% sur le marché secondaire. La valeur de l’obligation va donc s’ajuster à un prix de 50€. Plus les taux d’intérêt montent plus le prix des obligations baisse A l’échéance vous recevrez tout de même les 100€ prêtés au moment de la souscription, durant cette période les intérêts vous auront rapporté 50€ (5€/an X 10 ans).
Les Obligations d’entreprises
Comme les obligations d’état vous pouvez acquérir sur votre compte titres des obligations d’entreprises qui se financent sur les marchés pour financer des projets. Ces obligations sont également notées par les agences de notations et fournissent généralement un rendement supérieur aux obligations d’état car elles représentent un risque supérieur.
Avant d’acquérir des obligations d’entreprises (corporates en anglais) je vous invite à étudier le secteur de l’entreprise ainsi que les résultats comme si vous investissiez en actions. Bien qu’elles soient notées par les agences de notations ces informations sont difficilement trouvables gratuitement.
Les agences de notation
Les agences de notation sont des entreprises chargées d’analyser les entreprises afin de leur donner des notes de crédit. Ces notes déterminent leur risque et permettent de valoriser les titres obligataires que vous pouvez intégrer à votre compte titres.
Les notes desservies vont du AAA. La meilleure note possible, qui indique que le risque de défaut est improbable au D. Qui signifie que le titre est en défaut. Lorsque l’entreprise fait défaut les investisseurs perdent une partie ou la totalité de leur capital prêté.
Il existe chez Standard & Poor’s 23 notes différentes. Elles sont divisés en deux grandes catégories. Les titres notés de AAA à BBB- sont considérés comme Investment Grade, ce sont des titres de qualité. Entre BB+ et D nous sommes sur la catégorie High Yield. Ce sont les titres de moins bonne et de mauvaise qualité, considérée comme spéculatifs.
Notes de Standard & Poor’s comparé aux taux d’intérêts sur les Bonds à échéance 10 ans
On constate que les intérêts servis sont très différents en fonction de la notation. Je vous invite à regarder la notation de la Grèce qui est inférieure à celle du Brésil, le Mexique et de l’Inde. Pourtant elle emprunte à des taux deux fois inférieurs. Cette anomalie s’explique par le fait que la Grèce est au sein de la zone euro. Les investisseurs parient sur une certaine solidarité entre les pays notamment l’Allemagne et la France qui possèdent une très bonne notation.
Les fonds obligataires
Vous pouvez investir l’épargne de votre compte titres sur des fonds obligataires gérés comme nous l’avons vu sur les fonds actions par des équipes de gestion. Elles sont chargés de sélectionner les meilleurs titres et de les intégrer dans leurs portefeuilles.
Afin de sélectionner les fonds sur lesquels vous souhaitez investir votre épargne vous devez connaitre trois paramètres qui détermineront votre choix :
La zone géographique de votre investissement
La qualité de titres sur lesquels vous souhaitez investir
Souhaitez-vous investir sur des obligations corporates ou des Bons Gouvernementaux ?
Prenons par exemple le fonds Allianz US High Yield AM qui est investi dans les obligations à haut rendement Américaines. Ce fonds investi votre épargne dans les obligations émises par des entreprises ayant une note de crédit inférieure à BBB. Ce fonds peut offrir un rendement élevé en période de croissance mais est plus à risque dans les périodes de récession.
Au contraire le fonds Aberdeen Global Euro Governement Bond investi dans les obligations investment Grade des bons gouvernementaux Européens. Ce fonds est investi dans les titres publics bien notés. Vous remarquerez qu’il est moins volatil que le précédent.
Vous pouvez ainsi vous constituer sur votre compte compte une poche obligataire qui diversifiera vos investissements en actions.
Les fonds ETFs
Il existe comme pour le marché actions des ETFs sur les Obligations. Ces fonds vous permettent de construire des stratégies d’investissement simples et efficaces sur votre compte titres. Comme pour les fonds cotés vous pouvez sélectionner vos ETFs en fonction de la zone géographique, les notations de crédit ainsi que les supports.
Les ETFs obligataires sont en majorité récent avec seulement quelques années d’historiques de cours. Il peut donc être intéressant d’aller regarder la performance des sous-jacents pour se rendre compte de la performance passée. Bien que la performance passée n’engage pas les performances futures !
Investir dans les matières premières
Votre compte titres vous permet en plus d’investir dans les actions et les obligations d’investir sous différentes formes dans des stocks de matières premières. Ces outils vous permettent de miser sur la hausse et la baisse. Que ce soit sur les métaux précieux, l’énergie, les matières premières agricoles et bien d’autres. Initialement ces outils ont été créés afin de permettre aux différents acteurs de se protéger soit contre la hausse ou la baisse des prix. Ce secteur est minoritaire dans les marchés financiers et bénéficie de peu de liquidités. Ces actifs subissent donc de fortes variations et doivent être minoritaires dans l’allocation de votre compte titres.
Les fonds cotés
Les fonds vous permettent de vous positionner sur une thématique précise ou de faire confiance à un gérant pour effectuer une allocation diversifiée des meilleurs actifs.
Par exemple, le fonds Lombard Odier Commodity Risk Premia est à la fois investi dans l’agriculture, les métaux et l’énergie. L’allocation se fait en fonction de l’analyse de l’équipe de gestion. Ces fonds peuvent vous permettre d’intégrer simplement une dose matières premières à l’allocation de votre compte titres.
Les fonds ETFs
Les ETFs sont selon moi le meilleur outil pour acquérir des stocks de matières premières. Ces outils vous permettent de mieux cibler votre investissement en achetant par exemple un stock d’or via le fonds ETFS GOLD ETC qui réplique les contrats futures sans en subir les inconvénients comme nous le verront plus bas. Ces outils vous permettent de vous positionner facilement et à moindres frais. Le seul défaut de ces contrats est que vous subissez « l’érosion » de ceux-ci. Ce phénomène est lié à l’échéance des contrats futures. Les frais de transactions sur ces produits peuvent être supérieurs aux ETFs indexés sur les actions ou les obligations.
Vous trouverez des ETFs sur divers actifs comme le café le blé ou le cuivre. A vous de monter une stratégie d’investissement intelligente sur ces actifs pour profiter au mieux de la volatilité.
les contrats Futures
Les contrats futures sont les produits utilisés par les institutionnels pour se protéger. Par exemple un gros producteur céréalier va vendre des contrats futures pour se protéger de la baisse des prix. Si les cours montent il n’augmente pas son bénéfice car il essuie une perte sur les futures. Mais si les cours s’effondrent il ne perd pas d’argent car les futures couvrent son stock physique.
Comme les professionnels vous pouvez acheter des contrats futures via votre compte titres. Cependant je ne recommanderais ces produits qu’aux investisseurs les plus avertis et détenant de très gros actifs car ils sont complexes à gérer.
Les contrats futures coûtent cher et vous immobilisent beaucoup de capitaux si vous investissez à moyen/long terme.
Ils vous demandent beaucoup d’attention et de gestion car ce sont des contrats à terme. Si vous concevrez votre contrat jusqu’au terme vous devrez ensuite prendre livraison des matières premières en physique. Je pense que vous avez autre chose à faire qu’aller chercher des tonnes de maïs au CBOE de Chicago.
Quelles stratégies d’investissement adopter ?
Afin de gérer votre portefeuille vous pouvez deux approches différentes.
Une approche passive qui consiste à définir vos supports d’investissement sans réaliser d’arbitrages par la suite. Cette stratégie peut être payant en cas de forte progression des marchés financiers. Si ceux-ci stagnent une approche active offrira un bien meilleur rendement. Si vous ne disposez pas de beaucoup de capitaux et que vous souhaitez vous constituer un patrimoine financier en injectant une partie de vos revenus mensuels sur votre compte titre la gestion passive peut-être dans un premier temps une très bonne option.
La gestion active est la meilleure façon de gérer votre patrimoine lorsqu’il a atteint une taille conséquente. Elle consiste à monter des stratégies vous permettant de profiter au mieux des phases de hausse du marché actions tout en vous couvrant sur une partie obligataire lorsque la tendance risque de se retourner. Vous pouvez gagner beaucoup plus à long terme tout en évitant du stress lors des phases de baisse. La partie de votre épargne investie sur les obligations se retrouve protégée. Vous la réinvestirez sur les actions lorsque le marché est au plus bas.
Gestion passive
La gestion passive est l’option à privilégier si vous n’avez pas de capitaux et que vous désirez vous constituer un patrimoine. Cette stratégie est à appliquer sur un portefeuille de fonds ou d’ETFs. Si vous souhaitez investir directement sur des titres il vaut mieux privilégier une gestion active de votre compte titres.
Stratégie d’investissement via des fonds
La solution la plus conventionnelle pour gérer passivement votre compte titre est d’opter pour une allocation de fonds qui seront eux même gérés activement par des équipes de gestion.
Évolution des fonds du portefeuille entre le 31/12/2011 et 07/12/018
L’avantage d’un portefeuille de fonds gérés activement est que contrairement à un portefeuille d’ETFs ou de titres détenus directement l’équipe de gestion va régulièrement mettre à jour son portefeuille d’actifs. La différence va se faire dans les phases de baisse du marché où l’équipe de gestion du fonds va se positionner sur des actifs moins volatils voir utiliser des outils de couverture. A l’inverse lors des phases de hausse le gérant va sélectionner des titres qui vont potentiellement surperformer le marché.
Evolution du portefeuille du 31/12/2011 au 07/12/2018
Sur une période d’un peu moins de 7 ans le portefeuille affiche une performance de 109.9%. Et ce malgré l’allocation d’un tiers du portefeuille sur des obligations.
Tableau de performance du portefeuille.
L’allocation de fonds pour la gestion passive de votre portefeuille est une très bonne solution. Cependant veuillez à ne pas tout investir sur un seul fonds. Car même les meilleurs gérants ne sont pas infaillibles !
Investir avec des ETFs
La gestion passive de votre compte titres peut se faire via des Fonds ETFs investis sur des actions et des obligations internationales.
Pour illustrer cette stratégie je vous propose un portefeuille aux 2/3 en actions internationales et 1/3 en Obligations :
L’Eurostoxx 600. Cet indice actions regroupe les plus grandes capitalisations boursières des 18 principaux pays européens.
Le S&P 500 regroupe les 500 principales capitalisations de la bourse de New York.
Le Nikkey 225 regroupe les 225 principales capitalisations boursières de la bourse de Tokyo.
L’indice MSCI China permet de diversifier le portefeuille en actions chinoises grandes et moyennes capitalisations.
Les T Notes sont les obligations émises par le gouvernement Américain avec une maturité de 10 ans.
Le Bund qui sont les obligations émises par l’état Allemand sur une maturité de 10 ans.
C’est une allocation type pour un portefeuille actions et obligataires diversifié.
Performance des différents sous-jacent du portefeuille depuis 2003 (la performance de l’indice MSCI China ne commence qu’en 2016).
Ce portefeuille investi sur les 4 plus grandes zones économiques de la planète permet de profiter au mieux de la croissance économique mondiale. La part en obligations gouvernementales permet de réduire la volatilité du portefeuille.
Performance du portefeuille
Sur 15 ans le portefeuille affiche une performance de 230%. Cependant la volatilité du portefeuille est forte car la crise de 2008 fait perdre plus de 30%. L’investisseur doit être capable de garder ses positions malgré les pertes de court terme pour ensuite profiter du rebond.
La situation de perte engendre une pression psychologique importante, vous devez donc être prêt à la gérer avant d’investir sur des actifs à risque.
Gestion active de votre compte titres
Contrairement à la gestion passive la gestion active de votre compte titres nécessite du temps et des compétences en analyse de marché. C’est le mode de gestion le plus efficace car il expose l’épargne en période de hausse et la protège sur des actifs moins risqués sur les périodes de baisse. Cette stratégie de gestion s’adresse aux investisseurs expérimentés.
Gestion active via un portefeuille de fonds
Vous pouvez gérer votre compte titres de façon active de deux manières. La première est de confier un mandat de gestion à votre banque qui s’en chargera contre des frais supplémentaires. La seconde est d’effectuer vous-même les arbitrages. Nous allons nous intéresser ici à cette seconde option.
Pour cette simulation nous sélectionnons deux fonds :
Performance des fonds/Evolution des taux directeurs de la FED
Notre stratégie va être d’augmenter les positions sur les actions lorsque l’on estime que le marché est porteur et d’investir sur des obligations lorsqu’il y a un risque de baisse. Nous allons utiliser les taux directeurs de la FED comme point de référence. En effet plus l’économie est prospère plus les actions montent, plus les prix augmentent et l’inflation également. Durant cette période la FED sera tentée de remonter ses taux d’intérêt. Nous utiliserons ce point de repère pour sécuriser nos positions. Lorsque l’économie risque d’entrer en récession la FED risque de baisser ses taux pour dynamiser l’économie. A ce moment nous augmenterons donc notre exposition aux actions. Cette stratégie permet d’acheter lorsque les cours baissent et de vendre progressivement lorsque les actions montent.
Evolution du portefeuille actif actions/obligations US
Cet exemple vous démontre qu’il est possible d’élaborer des stratégies simples de gestion de son compte titre. Il est important d’élaborer une stratégie de long terme compréhensible. Cela permet de se donner confiance dans les phases de stress afin de ne pas clôturer ses positions au plus bas.
Adopter une stratégie de gestion active sur son compte titre vous permet de ne faire que quelques arbitrages partiels. Les fonds ayant chacun une gestion active leurs propres positions évoluent régulièrement.
Stratégie d’investissement d’ETFs
Comme nous venons de le voir avec le portefeuille actif sur les fonds vous pouvez monter des stratégies équivalentes sur les ETFs sur votre compte titres.
Nous allons adopter la stratégie que nous avons vu précédemment. Nous allons donc sélectionner les ETFs répliquant le S&P500 et le taux de 10 ans US.
Voici deux ETFs pouvant être utilisés pour monter cette stratégie :
HSBC S&P500 UCITS ETF (ISIN : IE00B5KQNG97). Fonds ETF répliquant la performance de l’indice S&P500.
SPDR US treasury Bond ETF (ISIN :IE00B44CND37). Fonds répliquant la performance des bons du trésor américain.
Evolution de l’indice S&P500, des obligations US 10 ans et du taux de référence de la FED
On constate que sur le long terme les actions offrent la meilleure performance. En se concentrant sur la période de la crise de 2008 on constate également que les bons du trésor offrent une parfaite couverture. Au mois de novembre 2008 ce support affiche même une performance de 12.52% alors que le S&P500 perd 7.48%.
Les deux fonds sont donc complémentaires. Comme pour la stratégie appliquée sur les fonds les taux directeurs de la FED détermineront l’allocation du portefeuille.
Evolution du portefeuille actions/obligations US
On constate que les obligations jouent leur rôle d’amortisseur durant la crise de 2008. L’indice S&P500 perd sur cette période 52.2% alors que le portefeuille ne perd « que » 44%. Il amortit environ 20% de la baisse. Ensuite durant la période de taux bas le portefeuille profite largement de la hausse du marché actions.
Investir activement via des titres vifs
Si vous souhaitez choisir vous-même les titres composant votre portefeuille. C’est l’option la plus risquée car les fonds contiennent des centaines de titres ce qui limite l’impact des défaillances. Je vous recommande de mettre au minimum une dizaine de titres dans votre portefeuille. Plus vous investissez sur des petites capitalisations plus le risque augmente. Plus vous devez diversifier votre portefeuille. Évitez de dépasser 25% de votre portefeuille sur un seul secteur d’activité.
Prenons cet exemple de portefeuille :
Exemple de portefeuille actions compte titres.
Ce portefeuille est composé de grandes capitalisation de titres composants l’indice CAC40.
Répartition sectorielle du portefeuille
Votre portefeuille peut également être composé d’obligation. Vous pouvez appliquer la stratégie vu précédemment sur les fonds et les ETFs.
Afin d’optimiser au mieux la performance de votre portefeuille vous pouvez effectuer une analyse macroéconomique pour déterminer la répartition des classes d’actifs de votre portefeuille (actions/obligations). Dans un second temps vous pouvez effectuer une analyse microéconomique pour sélectionner vos titres.
Un portefeuille de titres détenus directement sur votre compte titres est l’option la plus complexe pour gérer votre portefeuille. C’est cependant la solution qui peut s’avérer la plus rentable.
Comment se constituer un portefeuille de produits dérivés
Si vous êtes très avertis vous pouvez également vous constituer un portefeuille de produits dérivés. Les options et les futures vous permettent de monter des stratégies spéculatives sur les différents marchés.
Par exemple sur le marché des options vous pouvez miser sur une baisse de la volatilité d’un sous-jacent.
Si par exemple vous vendez à découvert simultanément un PUT et un CALL sur l’indice CAC40 :
Si l’indice monte fortement la stratégie est perdante car la volatilité augmente. La plus value sur les CALL est limitée à la prime. Les pertes sur le PUT sont par contre illimitées.
Si l’indice stagne la stratégie est gagnante car la volatilité baisse.
Si l’indice baise fortement la stratégie est perdante car la volatilité augmente. La plus value sur le PUT est limitée à la prime. Les pertes sur le PUT sont illimitées.
A l’inverse si vous achetez simultanément un CALL et un PUT sur l’indice CAC 40 :
Si l’indice monte la stratégie est gagnante car la plus value sur le call est illimitée. Sur le PUT la perte est limitée au premium.
Si l’indice stagne la stratégie est perdante car la volatilité baisse.
La stratégie est gagnante si l’indice baisse car la plus value sur le PUT est illimitée. Sur le CALL la perte est limitée à la prime.
Vous pouvez monter toutes sortes de stratégies similaires avec des futures, des options des warrants… Vous pouvez même mélanger divers produits dérivés pour monter des stratégies innovantes.
Investissez dans les les PME avec votre enveloppe PEA-PME
Qu’est-ce qu’un PEA PME ?
Le PEA PME est un plan d’épargne en actions visant à attirer les capitaux vers les petites et moyennes entreprises Françaises et Européennes. Ce contrat est disponible depuis le premier janvier 2014 et vient en complément du PEA et du PEA Assurance. Cette enveloppe de versement de 75 000€ vous permet de prendre des parts dans les petites entreprises tout en bénéficiant d’un cadre fiscal avantageux.
Cette enveloppe est éligible aux contribuables résidant fiscalement en France. Chaque contribuable ne peut être titulaire que d’un plan d’épargne PEA PME. Chaque foyer fiscal ne peut être détenteur que de deux contrats. Si un enfant majeur rattaché au foyer fiscal de ses parents souhaite ouvrir un plan alors que ses deux parents en possèdent déjà un il devra se détacher du foyer fiscal pour effectuer son adhésion.
Ce plan d’épargne peut venir diversifier votre patrimoine en investissant dans de jeunes sociétés à fort potentiel de croissance. La volatilité sur les petites capitalisations étant bien supérieure à celle des grandes capitalisations il est préférable d’utiliser cette enveloppe une fois celle du PEA épuisée. Le risque de perte en capital est important, une stratégie d’investissement est donc indispensable pour votre portefeuille. L’investissement sur des petites capitalisations boursières est un placement à risque, veuillez à bien vérifier que votre patrimoine est suffisamment diversifié et que vous n’avez pas besoin de cette épargne à court terme (minimum 5 ans).
Les entreprises éligibles
Les entreprises éligibles à votre portefeuille PEA PME doivent remplir un certain nombre de critères :
Avoir un siège social dans l’Union Européenne, l’Islande ou la Norvège
L’entreprise doit être soumise à l’impôt sur les sociétés
Avoir un chiffre d’affaires de moins de 1.5 milliards d’euros et un bilan inférieur à 2 milliards
La société doit avoir un effectif inférieur à 5 000 salariés
Les Sociétés d’investissements immobiliers cotées (SIIC) ne sont pas éligibles au plan
Ces données sont revues annuellement.
Fonds éligibles
Le portefeuille de votre PEA PME peut intégrer des fonds cotés à condition que les titres détenus par ces fonds soient à 75% éligibles au PEA PME comme définis ci-dessus. Les 25% restants peuvent à la fois être composés d’actions de plus grandes entreprises mais aussi de produits dérivés comme des options ou bien des obligations.
Votre portefeuille peut également intégrer des ETFs portant notamment sur l’indice de référence du plan le CAC PME.
Une fiscalité avantageuse
Le PEA PME applique la même fiscalité avantageuse que le PEA classique soit en cas de retrait :
Avant 2 ans, 22.5% d’imposition sur les plus values + 17.2% de CSG/CRDS soit 39.7%. Si un retrait est effectué cela entraîne le retrait de l’ensemble de l’épargne et la clôture du contrat.
Entre 2 et 5 ans, 19% d’imposition sur le revenu + 17.2% de CSG/CRDS soit 36.2%. Si un retrait est effectué cela entraîne le retrait de l’ensemble de l’épargne et la clôture du contrat.
Entre 5 et 8 ans, aucune imposition sur le revenu, le détenteur est seulement redevable de la CSG/CRDS. Si un retrait est effectué cela entraîne le retrait de l’ensemble de l’épargne et la clôture du contrat.
Au-delà de 8 ans le contrat n’est plus automatiquement clôturé en cas de retrait d’une partie de l’épargne. Vous ne pourrez cependant plus verser d’épargne sur votre plan.
Evolution de la fiscalité du PEA PME
Le niveau d’imposition n’est pas défini en fonction de la date où votre épargne est investie sur le contrat mais à la date d’ouverture du plan d’épargne auprès d’une banque ou d’un courtier. D’un point de vue patrimonial il est donc intéressant d’ouvrir un contrat PEA PME en versant le dépôt minimum même si vous n’avez pas l’intention de l’utiliser à court terme. Cette prise de date fiscale pourrait vous épargner le paiement de l’imposition sur les plus-values dans quelques années.
Par exemple : Si vous versez 50 000€ sur votre plan au moment de son ouverture et qu’en 3 ans l’épargne progresse de 20% vous détenez alors 60 000€. Si vous sortez cette épargne vous paierez 3 620€ d’impôts sur les plus-values et de CSG/CRDS. Si vous aviez pris date fiscale 2 ans avant de verser votre épargne vous n’auriez payé que 1720€ de CSG/CRDS car le rachat aurait eu lieu 5 ans après l’ouverture du contrat.
Comment gérer son épargne
Le PEA PME est une enveloppe fiscale. Au sein de cette enveloppe vous pouvez investir votre capital sur des titres financiers dans les conditions que nous avons vues précédemment ou laisser votre capital en numéraire. Nous allons ici nous intéresser à la stratégie à mener pour investir votre épargne.
Il existe différentes façons de gérer son épargne. On peut les catégoriser en deux sous-parties, la gestion passive et la gestion active.
La gestion passive
Le principe de la gestion passive est de créer une stratégie d’investissement initiale de long terme et de s’y tenir sans effectuer d’arbitrage sur le portefeuille. C’est une stratégie qui peut être payante sur le long terme si les indices progressent et évite aux investisseurs débutants de tomber dans certains pièges.
Via un portefeuille de fonds
L’objectif d’un investisseur en se créant un portefeuille de fonds est de confier l’épargne investie au sein de chaque OPCVM à une équipe de gestion qui va avoir une gestion active de son portefeuille. En investissant votre épargne dans différents OPCVM vous diversifiez autant de fois des stratégies d’investissement tout en gardant une gestion passive de votre propre portefeuille de fonds.
Prenons par exemple un portefeuille investi sur ces trois fonds :
Le fonds Pluvalca Initiatives PME (code ISIN FR0011315696) : Fonds géré par la Financière Arbevel ouvert en 2012.
Les trois fonds sont tous investis sur des petites capitalisations de croissance. C’est la stratégie et la gestion active de chaque équipe de gestion qui fait la différence à long terme.
La performance de ces fonds est très bonne sur une période de 5 ans (base initiale de 100 points) :
Performance des trois fonds sur une période de 5 ans.
Evolution du portefeuille investi sur les trois fonds
Ces fonds étant récents ces performances ne sont réalisés que sur une période de hausse du marché. Lors de la crise de 2008 l’indice CAC MID & SMALL a baissé de 58% il faut donc à s’attendre à une forte volatilité due à la fragilité de la taille des entreprises lors des phases de récession.
Le rôle de la gestion active étant de limiter la baisse et d’amplifier la performance lors des phases d’expansion du marché se constituer un portefeuille de SICAV sur un plan d’épargne PEA PME est une bonne solution pour un investisseur peu expérimenté.
Investir avec des ETFs
L’investissement sur des ETFs d’indice boursier peut être une très bonne solution dans le cadre de la constitution d’une épargne avec un apport régulier de liquidités.
Evolution de l’indice CAC PME depuis sa création
Depuis sa création en 2014 l’indice CAC PME perd 13.7%. Si vous aviez effectué un gros versement il y a 4 ans sur un ETF répliquant l’indice vous seriez donc en perte. Afin de limiter le risque lors de la phase d’entrée il est préférable d’effectuer une prise de position par versements réguliers comme dans la stratégie présentée ci-dessous.
Versements réguliers contre gros versement initial sur un ETF répliquant l’indice CAC PME
Dans cette simulation 14 00€ sont versés sur deux stratégies différentes. Dans la première nous allons verser 250€ par mois pendant 58 mois. Dans la seconde nous versons immédiatement les 14 500€ et nous laissons fluctuer les cours de l’indice CAC PME durant la même période. Dans le premier cas la perte est de 12.45% soit 1805€, dans la seconde simulation elle est de 13.7% à 1983€.
La stratégie d’investissement régulier permet de répartir le point d’entrée et donc de limiter la volatilité lors des phases de baisse. Une stratégie d’investissement en gestion passive avec un investissement régulier est une bonne option. Ce n’est cependant pas la meilleure solution si vous souhaitez faire un gros versement et ensuite laisser prospérer votre épargne.
Indices CAC PME vs CAC MID & SMALL
L’investissement en actions se faisant sur un horizon de temps de minimum 5 ans nous allons regarder quel serait la performance de l’indice CAC MID & SMALL qui est l’indice qui a mon sens se rapproche le plus du CAC PME même si il le surperforme. Cette surperformance s’explique par le fait qu’il est composé de société de plus grandes tailles et est donc plus résistant lors des phases de baisse.
Versements réguliers sur une ETF CAC MID & SMALL contre un gros versement initial
Sur une période de 10 ans on constate que pour le même investissement global la stratégie de versements réguliers est moins favorable et ce malgré la forte baisse que connaît l’indice en 2011. La stratégie d’investissement progressif affiche une performance de +54.11%. La stratégie d’investissement immédiat affiche elle une performance de +102.94%.
On constate cependant que la stratégie de versements réguliers permet d’atténuer la volatilité dans le temps. Ceci serait d’autant plus vrai si le montant du versement augmentait progressivement dans le temps car l’effet « stock » serait moins important.
Gestion Active
La gestion active est comme son nom l’indique beaucoup plus dynamique que la gestion passive d’un portefeuille. Cette stratégie de gestion s’adresse aux investisseurs très expérimentés et souhaitant battre le marché via leur propre analyse et stratégie d’investissement. Dans cette façon de gérer ses actifs on ne se contente pas d’acheter des actifs et de les conserver. On exécute régulièrement des arbitrages pour se positionner sur les titres au plus fort potentiel.
Gestion active via un portefeuille de titres
La gestion active sur un portefeuille de titres détenus directement est la meilleure option sur un PEA PME. En effet les fonds offrent globalement tous le même positionnement, il y a peu d’ETFs différents et il n’y a pas de produits dérivés éligibles.
Afin de constituer votre portefeuille vous devez sélectionner des titres cotés en bourse qui présentent les caractéristiques que nous avons vues précédemment. Dans un portefeuille de titres sur un compte titres ou un PEA on recommande d’ordinaire de ne pas dépasser 5% de son portefeuille sur un seul titre et 25% sur un secteur en particulier. Dans le cadre du PEA PME comme nous ne sommes que sur des petites capitalisations représentant un fort risque individuel je conseillerais de diversifier davantage à 2.5% maximum de votre portefeuille par titre afin de mieux gérer le risque.
Une fois que vous avez sélectionné vos titres selon vos critères vous devez monter votre stratégie pour vous permettre de placer vos ordres d’achat aux moments les plus opportuns.
Une gestion active de titres nécessitant une quarantaine de lignes vous oblige à détenir un capital de départ important pour que les coûts de transactions ne deviennent pas prohibitifs.
Où ouvrir un votre contrat PEA PME ?
Vous pouvez ouvrir votre contrat PEA PME auprès de votre banque ou auprès d’un courtier. Ouvrir votre contrat auprès de votre banque vous offre l’avantage de n’avoir qu’un seul interlocuteur pour l’ensemble de votre épargne cependant attention aux frais qui s’empilent. Les produits d’épargne ouverts auprès des agences bancaires ont un coût prohibitif, ceux ouvert auprès des banques en ligne sont tout aussi intéressant que ceux proposés par les courtiers.
Contrairement à un produit d’assurance la solidité de la compagnie est importante mais pas primordiale. Si vous ouvrez un compte auprès d’un courtier en ligne un compte titres et un compte espèce seront ouvert auprès d’un grand établissement bancaire. En cas de faillite du courtier vous restez donc propriétaire de vos titres et de votre compte en espèce et vous ne perdez rien.
L’enveloppe PEA est l’abréviation de plan d’épargne en actions. Ce plan a été lancée en 1992 afin de promouvoir l’actionnariat en France. Ce contrat d’épargne est une enveloppe fiscale vous permettant d’investir jusqu’à 150 000€ sur des placements à risque. L’argent étant investi dans une enveloppe il ne subi pas d’imposition sur le capital en cas de rachat au-delà de 5 ans de détention du contrat.
Il existe trois types de PEA :
Le PEA bancaire. C’est le contrat le plus courant. Vous pouvez l’ouvrir auprès d’un établissement bancaire ou un courtier. Vous pouvez y investir à la fois via des SICAV/OPCVM, des ETFs ou en achetant directement vos titres.
Le PEA Assurance est une variante du PEA bancaire dont l’enveloppe est également de 150 000€. Ce contrat doit être souscrit auprès d’une compagnie d’assurance et investi uniquement en SICAV/OPCVM et ETFs. Il n’est pas possible de cumuler un PEA bancaire et un PEA assurance. Ce contrat est un mélange entre un PEA Bancaire et un contrat de capitalisation. C’ets un contrat intéressant dans le cadre d’une succession.
Le PEA PME. Disponible depuis 2014 cette nouvelle enveloppe de 75 000€ est cumulable avec une enveloppe PEA classique. Cette enveloppe ne permet que d’investir sur des petites capitalisations. C’est donc un investissement très risqué mais potentiellement très rentable. Vous pouvez souscrire ce contrat auprès d’une banque ou d’un courtier.
Ces enveloppes ont toutes un but en commun. Vous permettre de prendre des risques avec une partie de vos capitaux sur le long terme. Tout en bénéficiant d’un avantage fiscal au moment de la sortie de votre épargne.
Avantage fiscal du PEA
L’avantage fiscal de l’enveloppe PEA apparaît 5 ans après l’ouverture de l’enveloppe. Cela vous permet de sortir votre épargne de l’enveloppe en étant totalement exonéré d’impôts sur les plus values. Vous êtes cependant toujours redevable des prélèvements sociaux (17.2%).
En cas de retrait de votre épargne avant cette période vous subissez une fiscalité plus importante :
En cas de retrait 2 ans après l’ouverture du plan : 22.5% d’imposition sur les plus-values + 17.2% de CSG/CRDS. Soit 39.7% et fermeture automatique de votre plan d’épargne.
Entre 2 et 5 ans : 19% d’impôts sur les plus-values + 17.2% de CSG/CRDS soit 36.2%. Fermeture automatique de votre plan d’épargne.
Après 5 ans : aucune imposition sur les plus-values. Vous êtes toujours redevable de la CSG/CRDS à 17.2%. Votre plan sera toujours clôturé dans son intégralité en cas de retrait d’une partie de votre épargne.
Après 8 ans : la fiscalité reste la même qu’après 5 ans de détention. Cependant votre plan n’est pas clôturé lorsque vous faites un rachat, le reste de votre épargne peut donc rester investi. Vous ne pouvez cependant plus investir d’argent sur votre PEA.
Lorsque votre PEA est clôturé vous devez ré-ouvrir un plan pour continuer à investir votre épargne. Vous perdez donc votre antériorité fiscale et devez de nouveau attendre plusieurs années avant de pouvoir bénéficier d’une fiscalité avantageuse. C’est la date d’ouverture du contrat qui est prise en compte par l’administration fiscale au moment du retrait de votre épargne. Si vous n’êtes pas titulaire d’une enveloppe PEA il est donc judicieux d’en ouvrir une pour « prendre date fiscale ».
Transférer son PEA bancaire vers un PEA assurance
Si vous disposez d’un PEA bancaire souscrit auprès d’un courtier ou d’une banque vous pouvez le transformer en un PEA assurance. Pour réaliser ce transfert vous devez ouvrir un PEA assurance auprès d’une compagnie d’assurance et leur demander le transfert de votre PEA bancaire. Lors de ce transfert vos positions seront liquidées. Les liquidités seront ensuite réinvesties sur les supports proposés par l’assureur. le portefeuille sera alors investi sur des SICAV/OPCVM d’actions Européennes (minimum 75%). Les assureurs proposent à leurs clients les OPCVM géré par leur maison de gestion mais des alternatives concurrentes restent possibles.
Lors de ce transfert l’antériorité fiscale de votre ancien contrat sera conservée. Vous pourrez continuer d’effectuer des rachats dans un contexte fiscal favorable.
Suite au transfert de votre contrat vous ne pourrez plus rouvrir d’enveloppe PEA Bancaire. Seule l’enveloppe PEA PME est cumulable.
La gestion de votre contrat d’épargne
Votre contrat PEA assurance se gère comme un compte titre où un PEA bancaire. La différence est qu’il n’est pas possible d’avoir des liquidités. Tout le capital doit être investi sur des SICAV ou des OPCVM en actions. Vous êtes donc sur un placement à risque où votre capital va fluctuer en fonction de l’évolution des marchés financiers à la hausse comme à la baisse.
Ce placement s’adresse donc aux investisseurs avertis acceptant un potentiel risque de perte en capital.
Prenons par exemple cette répartition de portefeuille :
Fonds investi dans les entreprises Européennes ayant une capitalisation moyenne et dégageant un fort rendement.
Quelles performances attendre ?
Evolution des fonds sélectionnés dans le portefeuille PEA Assurance
Cette simulation ne prend pas en compte les frais de gestion de votre contrat prélevés par l’assureur. Il faut compter environ un peu moins de 1% par an. Les frais de fonctionnement des fonds sont par contre pris en compte (entre 2 et 3% par an sur les OPCVM actions).
Dans cette simulation le capital est investi en intégralité au 31 décembre 2010, aucun arbitrage ni investissement complémentaire n’est effectué.
Performance des différents fonds
La performance globale du portefeuille est de 66.2% au bout de 7 ans de détention. Ce qui représente une performance moyenne de 9.5% par an et ce malgré la forte baisse des marchés financiers en 2011.
Evolution du portefeuille en tenant compte des pondérations des différents fonds
Un portefeuille d’OPCVM au sein d’une enveloppe PEA Assurance peut offrir à votre épargne de bon rendement. A condition d’investir sur le long terme et de ne pas liquider vos positions à la première phase de baisse. Ce produit s’adresse aux investisseurs avertis, désireux de prendre du risque sur une partie de leur épargne.
Les possibilités de sortie
Rachat du capital
Votre première possibilité est d’effectuer des rachats. Si votre contrat à moins de 8 ans celui-ci sera clôturé au premier rachat. Au-delà de cette période un rachat partiel sera possible sans clôturer le PEA. Vous ne pourrez cependant plus effectuer de versements sur votre plan d’épargne.
La sortie par des rachats est la seule sortie possible sur les contrats PEA bancaire et PEA PME.
Avance
Le contrat PEA assurance vous offre l’avantage de pouvoir sortir des liquidités à tout moment de votre contrat sans le clôturer. Tout en pouvant reprendre les versements à tout moment. Les avances sont impossibles sur le PEA Bancaire.
L’avance est un prêt effectuer par la compagnie d’assurance qui se sert de votre épargne comme garantie. Vous pouvez emprunter ainsi 60% de l’épargne disponible sur votre plan d’épargne moyennant un taux d’intérêt.
Exemple : Vous disposez d’un PEA assurance d’une valeur de 100 000€. Vous décidez d’effectuer une avance de 50 000€ car vous avez besoin de liquidités à court terme. Le taux d’intérêt est de 3.5%. Au bout d’un an la valeur de vos actifs progressent de 10% . Vous disposez donc d’un capital de 110 000€ avec un capital à rembourser de 51 750€. Le capital réel disponible est donc de 58 250€.
Lorsque vous effectuez une avance les versements qui succèdent cette opération permettant de rembourser le capital dû. Ils n’augmentent donc pas l’encours de votre contrat. Une fois l’avance remboursée les versements viennent compléter votre capital investi.
Rente viagère
Dans le cadre du PEA assurance vous pouvez opter comme comme c’est le cas avec les contrats d’épargne d’assurance vie en une conversion en rente viagère. Pour pouvoir choisir cette option votre contrat doit avoir plus de 8 ans. La sortie en rente est impossible sur un PEA Bancaire.
L’assureur calcule alors votre espérance de vie et vous verse une rente qui évoluera en fonction du taux technique. C’est la revalorisation annuelle prévue dans votre contrat. Ainsi que d’une potentielle revalorisation due à l’évolution des actifs détenus par l’assureur.
Exemple : Si vous détenez un PEA de 100 000€ avec un taux technique de 0%, que vous ne bénéficiez d’aucune revalorisation de l’assureur et que votre espérance de vie est de 20 ans. Vous allez donc obtenir une rente annuelle de 100 000/20=5 000€.
Imposition de votre rente
Votre rente viagère est exonérée d’impôts. Cependant vous restez redevable de la CSG/CRDS sur une fraction de la rente dépendant de l’âge de transformation en rente.
Fraction de la rente imposable en fonction de l’âge
Plus vous décidez de transformer votre PEA assurance tard moins vous êtes imposé.
Exemple : Nous avons toujours notre PEA assurance de 100 000€ avec notre taux technique à 0% et 20 ans d’espérance de vie. Notre cobaye a donc 65 ans, sa rente nette d’impôts et de prélèvements sociaux sera donc de 5000 – (5 000 x 0.4 x 0.17.2) = 4656€/an.
Exemple 2 : Nous reprenons les mêmes paramètres que l’exemple précédent mais notre cobaye à 40 ans et une espérance de vie de 45 ans. Sa rente annuelle sera donc de 2 500€ brut et de 2199€ nette de toute imposition.
Succession
Comme nous l’avons vu le PEA assurance est un mélange entre un PEA bancaire et un contrat de capitalisation.
Lors du décès de l’assuré le PEA peut être récupéré sous forme de contrat de capitalisation par un des héritiers tout en conservant l’antériorité fiscale du contrat et sans liquider les positions ce qui évite de payer la CSG/CRDS.
Le PEA ne disposant pas de clause bénéficiaire comme le contrat d’assurance vie il est recommandé de léguer le plan d’épargne via un testament.
Si aucun legs ou donation du plan n’a été effectuer et qu’il y a plusieurs héritiers le PEA assurance sera clôturé, la CSG/CRDS sera payée et l’épargne disponible entrera dans l’actif successoral et réparti entre les héritiers sous forme de liquidités.
Découvrez comment gérer votre épargne avec un PEA !
Les bases du PEA
Le PEA est un outil financier et fiscal permettant d’investir sur le long terme en actions européennes. Quatre millions d’épargnants en ont d’ores et déjà souscrit.
Qu’est-ce qu’un PEA ?
Le PEA est l’abréviation du plan d’épargne en actions. Lancée en 1992 cette enveloppe fiscale a pour but de promouvoir l’actionnariat individuel en France. Celui-ci reste encore aujourd’hui très minoritaire. D’après un article du journal Les Echos le nombre d’actionnaires individuels en France en 2017 était de 3.67 millions. Ce qui représente 7.6% de la population, contre 18% en 2008. Le PEA contrairement au compte titres ne permet à l’investisseur de n’investir qu’en actions sous différentes formes. En titres vifs, avec des OPCVM ou des ETFs. Il est impossible d’investir sur des produits obligataires ou des matières premières sur cette enveloppe.
Comme l’assurance-vie le PEA est une enveloppe fiscale. Ce qui implique que la fiscalité n’est pas due au moment de la vente d’une position mais lorsque l’épargne est sortie du contrat. Ce qui permet d’effectuer des arbitrages régulièrement sans en subir la fiscalité.
Il n’est possible d’ouvrir qu’un PEA par personne physique. Pour ce faire le souscripteur doit être majeur. Si une personne majeure rattachée au foyer fiscal de ses parents souhaite ouvrir une enveloppe PEA il doit s’assurer que l’un de ses deux parents n’en possède pas ou se séparer du foyer fiscal. Il n’est autorisé que deux enveloppes par foyer fiscal. Il est interdit d’ouvrir un PEA joint comme le permet le compte titres, c’est un contrat « mono-titulaire ».
Pourquoi ouvrir une enveloppe PEA ?
Ouvrir une enveloppe PEA vous permet de diversifier votre épargne dans un investissement en actions tout en bénéficiant d’un cadre fiscal favorable. Cette enveloppe peut être alimentée comme vous le souhaitez avec une limite de versements de 150 000€ par contrat.
Cette épargne rentre dans votre stratégie patrimoniale afin de financer vos projets futurs.
Exemple : Si vous souhaitez devenir propriétaire de votre résidence principale dans 10 ans. Mettre en place un versement de 500€ par mois sur un PEA vous aura permis de capitaliser 60 000€. Ce capital versé aura pu générer environ 30 000€ de plus-value au bout de 10 ans. Sur cette somme vous ne déduisez que 17.2% de CSG/CRDS. Au moment du débouclement du contrat vous récupérez ainsi 84 840€ pour financer votre projet. Net de toute fiscalité et de prélèvements sociaux.
Durée d’investissement
L’enveloppe PEA est intéressante si vous décidez d’investir sur une durée de minimum 5 ans. Si votre horizon de placement est d’une durée inférieure vous ne pourrez pas bénéficier des avantages fiscaux lors de votre rachat. Cependant vous n’êtes pas obligé d’ouvrir votre enveloppe au moment de votre versement. Vous pouvez effectuer une prise de date fiscale. Cela consiste à ouvrir votre contrat en ne versant que le minimum requis. D’ordinaire quelques dizaines d’euros, cela varie en fonction des courtiers. De ce fait le contrat est ouvert, et au bout de 8 ans tout rachat effectué bénéficiera de l’avantage fiscal. Cela vous permet d’effectuer un versement important puis de racheter votre épargne rapidement.
Où ouvrir votre contrat ?
Il est possible d’ouvrir votre plan d’épargne dans votre banque actuelle ou chez un courtier en ligne qui vous proposera des tarifs plus attractifs.
Banques traditionnelles
Vous pouvez ouvrir votre enveloppe PEA dans votre agence bancaire. Cela vous permet de ne conserver qu’un seul interlocuteur pour votre épargne et vos comptes courants. Ces établissements vous font bénéficier d’analyses et de conseils de qualité. Cependant vous subirez un empilement de frais qui impacteront fortement le rendement de votre épargne. Frais de courtage, droits de garde, frais de gestion… tout en essayant de vous orienter vers des produits « maison » où la banque touche des commissions de gestion.
En conclusion vous pouvez bénéficier des conseils des analystes de la banque. Attendez-vous tout de même à ce que ceux-ci cherchent à vous orienter vers leurs propres produits mais vous subissez des frais prohibitifs, que vos actions montent ou baissent…
Banques en ligne
Contrairement aux agences bancaires traditionnelles vous avez des frais de transaction très abordables. Moins de 5€ pour des ordres inférieurs à 500€ et les frais ne s’empilent pas. Vous pouvez également disposer de travaux de recherche d’analyste. Dans un volume et une qualité moindre que les gros acteurs du marché. Hormis les frais de transactions il n’y a pas de frais qui s’empilent. Hors cas exceptionnel où vous auriez besoin de certains documents spécifiques mais cela reste très raisonnable.
Des frais très attractifs et une bonne solidité financière car ces groupes sont en général des filiales d’établissements traditionnels. Les banques en ligne sont un très bon choix pour ouvrir votre PEA.
Courtiers en ligne
Ce sont financièrement les plus attractifs. C’est là où vous trouverez les ordres les moins chers du marché. Cependant le travail d’analyse financière ne sera pas forcément très fournis même si des efforts ont été réalisés ces dernières années. Ce sont aussi les structures les plus fragiles mais en cas de faillite vous restez propriétaire de vos titres que vous pourrez transférer chez une autre entité ce n’est donc pas très grave.
Pour moi c’est la meilleure solution car les frais sont les plus bas du marché et les plateformes en ligne vous permettent de passer vos ordres facilement. Avez-vous réellement besoin de plus ?
Avantage fiscal
La popularité de ce contrat s’explique par l’avantage fiscal que celui-ci offre. Votre argent n’est pas imposé tant qu’il reste au sein du plan, même si vous effectuez des cessions de titres. Au bout de 5 ans plus aucune imposition n’est applicable sur vos plus-values.
Prise de date fiscale
La prise de date fiscale vous permet de prendre date sur l’ouverture du contrat. L’avantage fiscal ne varie pas en fonction de la durée de détention des positions mais en fonction de la date à laquelle le contrat a été ouvert. Il est donc très intéressant d’ouvrir un PEA même si vous n’avez pour l’instant pas l’intention d’y mettre une partie de votre épargne. Car vous aurez « pris date » et pourrez en profiter à tout moment. Le versement minimum varie selon les banques et les courtiers. Cet investissement ne représente que quelques dizaines d’euros seulement. Vous avez donc tout intérêt à ouvrir votre contrat le plus tôt possible.
Entre l’ouverture et deux ans de détention
Si vous décidez de retirer une partie ou la totalité de votre épargne durant cette période, votre PEA sera immédiatement clôturé. Vos plus-values seront imposées à 39.7%. 22.5% impôt sur les plus-values + 17.2% CSG/CRDS.
Afin de réinvestir votre épargne il faudra ouvrir un nouveau plan d’épargne. L’antériorité fiscale ne sera pas conservée. Il faudra de nouveau attendre 8 ans pour bénéficier de tous les avantages de l’enveloppe fiscale.
Jusqu’à 5 ans de détention du plan d’épargne
En cas de retrait de votre épargne entre 2 et 5 ans de détention de votre PEA vous ne bénéficierez pas des avantages fiscaux du plan. Ainsi vos plus-values seront imposées à 36.2%. 19% impôts sur les plus-values + 17.2% CSG/CRDS. Votre plan sera immédiatement clôturé. Comme nous venons de la voir vous devrez ré-ouvrir un contrat pour de nouveau investir votre épargne.
Entre 5 et 8 ans de détention
Au-delà de 5 ans de détention vous ne subissez plus d’imposition sur le capital en cas de retrait de votre épargne. Ainsi vos plus-values seront seulement soumises aux prélèvements sociaux soit 17.2%. Avant 8 ans de détention tout retrait entraîne malheureusement une clôture de votre plan d’épargne.
Après 8 ans de détention
Lorsque vous dépassez les 8 ans de détention vous continuez de bénéficier de l’avantage fiscal atteint au bout de 5 ans mais vous pouvez en plus effectuer des retraits sur votre plan sans que celui-ci ne soit automatiquement clôturé. Vous ne pourrez cependant plus effectuer de nouveaux versements.
Les avantages de l’investissement en actions
Aujourd’hui trop peu de Français investissent en actions et ainsi ne profitent pas des bénéfices générés par les entreprises.
Les perspectives de gains à long terme
Alors que les banques centrales manipulent les taux obligataires qui offrent des rendements quasi nuls, les actions offrent un rendement intéressant à long terme. Sur dix ans un investissement dans l’indice de la bourse de Paris le CAC40 à rapporté en moyenne 8.5% par an. Et ce malgré la crise de 2008. Sur cinq ans un investissement dans le Nasdaq 100 qui regroupe les valeurs technologiques de la bourse de New York réalise une performance annuelle moyenne de 21.24%. Un investissement dans l’indice MSCI WORLD qui regroupe la performance boursière des principaux indices de la planète aurait rapporté 11.11% par an sur la même période.
Dans le même temps le rendement des placements obligataires comme l’OAT 10 ans (emprunt à 10 ans de l’état Français) offre un coupon annuel de 0.86%. L’équivalent Allemand, le Bund offre lui 0.5% par an. La banque centrale des Etats Unis, la FED a elle commencé à remonter ses taux d’intérêt. Au moment où est écrit l’article ces derniers sont à 2.25%. Le rendement du T-bonds est donc plus élevé à 3.16%.
Le rendement des placements actions offre donc de bien meilleures perspectives à votre épargne dans l’optique d’un placement à long terme avec un cadre fiscal avantageux. La durée minimum d’investissement recommandée est de 5 ans.
Les risques liés à cet investissement
Les risques liés à un investissement en actions existent. Le cours des actions fluctue sur une place de marché électronique où se rencontrent des acheteurs et des vendeurs. Les cours varient donc en fonction de l’offre et de la demande. Le prix d’une action et d’un fonds peut donc fluctuer à la hausse comme à la baisse. Lors de la crise de 2008 l’indice S&P 500 qui regroupe les 500 plus grandes entreprises cotées à la bourse de New York a baissé de plus de 57%. Dans les 5 ans qui suivent l’indice à cependant regagner 180%. C’est pourquoi il est indispensable d’avoir une vision d’investissement à long terme.
La principale difficulté est de maintenir ses positions en période de baisse. L’argent que vous investissez sur un placement risqué comme les actions ne doit pas vous être indispensable à court terme. Veillez également à ce que l’ensemble de votre patrimoine ne repose pas uniquement sur des produits risqués. Investir votre portefeuille dans un panier d’ETF ou d’OPCVM plutôt que dans des titres vifs réduits votre risque. Même si un risque de perte subsiste.
Comment épargner sur son PEA ?
La gestion de votre contrat est un aspect primordial et le plus complexe. La mauvaise stratégie de gestion des contrats génère de lourdes pertes en capital chez les petits épargnants.
Gestion Passive
La gestion passive consiste à déterminer une stratégie de long terme et à la conserver. C’est une bonne option dans le cadre de la constitution de votre épargne.
Effectuer un versement important
La première option est d’effectuer un versement important et de laisser fluctuer son épargne. Dans ce cas l’épargne fluctuera au même rythme que les supports d’investissement sélectionnés.
Penons par exemple un investissement dans un fonds ETF répliquant la performance de l’indice CAC40 :
Performance de l’indice CAC 40 sur un portefeuille PEA
La date du début de la simulation est au 1er janvier 2007 soit légèrement avant le début de la crise de 2008. Ce qui permet de voir ce qu’il se produit à contre tendance.
On constate que moins de deux ans après l’investissement de 100 000€ le portefeuille a subi une perte jusqu’à -51.2%. Le portefeuille retrouve son capital plus de 8 ans plus tard. La performance de ce portefeuille est donc très mauvaise car inférieure à un placement sans risque.
Imaginons désormais la même simulation sur la même période avec un ETF répliquant l’indice S&P500 :
Performance de l’indice S&P500 sur un portefeuille PEA
Comme la position sur le CAC40 celle-ci représente une perte d’environ 50% moins de 2 ans avant la prise d’investissement. Cependant il ne faut que 3 ans pour retrouver le capital initial. A terme la plus-value est de 118% contre 0% sur la position du CAC40. La performance est nettement supérieure à celle d’un placement sans risque. C’est donc un bon investissement.
C’est pourquoi dans le cadre d’une gestion passive il est important de bien diversifier son portefeuille afin de profiter au mieux de la croissance mondiale.
Diversifier son portefeuille
Regardons désormais ce qui se passe sur le portefeuille avec un investissement à 50% sur le CAC40 et à 50% sur le S&P500 :
Performance des indices S&P500 et CAC40 sur un portefeuille PEA
Dans cette simulation nous avons drastiquement réduit les risques en diversifiant notre portefeuille. Mais comme il s’agit d’une gestion passive, sans arbitrages réguliers. Le portefeuille subit les phases de correction du marché sans « amortisseurs ».
Investir avec des versements progressifs
La stratégie d’investissement progressif consiste à investir l’argent que vous décidez de mettre de coté tous les mois pour vous constituer un capital sans tenir compte de la valorisation du marché. L’avantage est que l’on moyenne le point d’entrée. On ne rentra jamais massivement ni au meilleur moment ni au moins bon.
Epargne mensuelle
Regardons maintenant ce qui se passe lorsque l’on verse un petit capital de départ. Ce capital est ensuite complété par un apport mensuel.
Nous allons reprendre un ETF sur l’indice CAC40 sur la période de la crise de 2008 :
Performance de l’indice CAC 40 comparé aux versements réguliers sur un portefeuille PEA
Epargner tous les mois avec de gros versements lors des phases de baisse
Dans cette dernière simulation nous effectuons un versement mensuel régulier et nous renforçons les positions avec un gros versement sur les phases de baisse. Le premier renfort vient à -20%, le second à 35% et le troisième à -50%.
Performance du portefeuille avec versements régulier avec renforts en phase de baisse sur un plan PEA
On constate que c’est la meilleure stratégie d’investissement dans le cadre d’une gestion passive. Les liquidités à investir dans les phases de baisse du marché doivent être stockées sur des supports sans risque comme un livret bancaire ou un fonds euro d’assurance vie.
La gestion passive est la meilleure stratégie d’investissement à opter si vous souhaitez vous constituer un portefeuille d’actifs à risque et que vous souhaitez vous occuper vous-même de votre épargne. Si vous disposez d’un capital initial important la gestion active sera alors plus appropriée.
Gestion Active
Contrairement à la gestion passive, la gestion active implique d’avoir une stratégie d’investissement. Des arbitrages sont effectués régulièrement pour profiter au mieux de la performance du marché. Cette stratégie permet d’être couvert quand celui-ci se retourne.
Confier votre épargne à une équipe de gestion
La solution la plus simple est de confier votre épargne à une société de gestion en gestion sous mandat. Vous trouverez ces services si vous ouvrez votre contrat dans une grande banque. Certaines banques en ligne et certains courtiers le proposent aussi mais ce n’est pas systématique. Ce service vous sera facturé entre 0.5 et 1% de votre capital tous les ans en plus des autres frais. La banque exigera aussi un dépôt minimum sur votre contrat pour le gérer.
Ce mandat donnera le pouvoir de gestion de votre contrat à une société de gestion qui gérera automatiquement votre épargne. Cette gestion se fera la plus souvent sur des portefeuilles de SICAV et d’OPCVM à 75% géré eux aussi par la banque. Vous ne pourrez plus proposer d’arbitrages ou effectuer des transactions sur votre portefeuille.
Renseignez-vous sur les performances passées de l’équipe de gestion. Même si les performances passées ne présagent pas des performances futures cela donne tout de même une indication. L’équipe de gestion doit être capable de protéger votre épargne sur les phases de baisse du marché et de la faire prospérer sur les phases de hausse.
Gestion personnelle
Vous pouvez faire le choix de gérer vous-même votre épargne en choisissant vos OPCVM, vos ETFs ou vos titres en fonction de votre stratégie. Vous ne devez faire ce choix uniquement si vous êtes averti et que vous connaissez parfaitement le fonctionnement des marchés financiers. Un investisseur débutant aura toutes les chances de perdre une partie ou la totalité de son capital en risquant à gérer lui-même de façon active son portefeuille.
Que mettre dans son contrat PEA ?
Vous pouvez opter pour différents produits d’investissement. Le choix que vous allez faire va dépendre de votre espérance de gains mais aussi de votre stratégie (active/passive ect….).
Portefeuille d’OPCVM
Investir dans un portefeuille d’OPCVM vous offre plusieurs avantages. Les fonds sont gérés par des équipes de gestion professionnelles. Les portefeuilles évoluent régulièrement en fonction de la stratégie et du mandat du fonds. Ce type de gestion vous permet d’avoir une gestion passive de votre portefeuille sachant que les gérants d’OPCVM sélectionnés auront une gestion active de leur propre portefeuille.
Attention cependant a bien regarder la stratégie de gestion du fonds. Si le but est simplement de répliquer ou surperformer légèrement un indice boursier abstenez-vous et orientez-vous vers un ETF. Chercher des fonds avec des thématiques bien précises comme des Hedges Funds activistes par exemple. Ils sauront apporter une valeur ajoutée qui justifiera les frais de gestion élevés.
Portefeuille d’ETFs
Les ETFs (exchange traded Funds) sont des fonds répliquant la performance d’un indice boursier. L’équipe de gestion se contente de regarder la composition d’un indice comme le CAC40 et d’incorporer dans le fonds la même pondération d’actions que l’indice à répliquer. L’équipe peut également utiliser des produits dérivés pour reproduire la performance de l’indice de référence.
En utilisant ces produits dans votre portefeuille vous ne ferez ni mieux ni moins bien que les indices boursiers. Ces produits sont idéaux dans le cadre d’une gestion passive de long terme avec des frais de gestion quasi nuls. Il faut compter environ 0.25% par an contre 2/3% pour des fonds classiques.
Portefeuille de titres
L’option la plus risquée, la plus compliquée et potentiellement la plus rentable est de gérer vous-même les titres de votre portefeuille. Pour cela vous devez définir une méthode d’analyse de vos titres. Ne vous focalisez pas sur quelques actions prenez au minimum une vingtaine de lignes et diversifiez bien les secteurs d’investissement. Plus vous investissez dans des entreprises de petites capitalisations plus vous devez répartir votre capital sur un nombre important de lignes. Le risque de faillite est plus important sur les petites capitalisations.
Cette stratégie de gestion n’est pas compatible avec une gestion passive. Vous devez donc consacrer du temps a l’analyse et au suivi de vos titres en portefeuille. Ce mode de gestion ne convient pas aux investisseurs sans expérience.
A quoi peut servir cet investissement ?
L’investissement dans un PEA comporte des risques de perte en capital et doit être effectué avec un horizon de temps de minimum 5 ans. Passé cette période vous pourrez réorienter cette épargne vers d’autres projets.
Acheter un bien immobilier
Adopter une stratégie d’épargne régulière comme nous l’avons vu plus haut dans l’optique d’acheter un bien immobilier dans un horizon de temps de 8 à 10 ans est une excellente solution. Contrairement aux placements obligataires destinés à l’investissement immobilier comme le PEL le PEA peut offrir un vrai rendement à votre épargne. A condition d’avoir une vision long terme. Il est fortement déconseillé d’effectuer un placement en actions sur une durée de moins de 5 ans.
Préparer sa retraite
Lors de votre départ en retraite votre PEA peut se transformer en rente dans le but de vous offrir un complément de revenu. Pour ce faire votre contrat doit être âgé de plus de 8 ans et transformé en PEA assurance. L’assureur va ensuite transformer le capital détenu sur le plan en fonction de l’espérance de vie du bénéficiaire et du « taux technique » appliqué. La rente est ensuite totalement exonérée d’impôts, seule la CSG/CRDS à 17.2% s’applique.
La rente versée est viagère et s’arrête donc au décès de l’assuré. Le capital constitué est donc perdu au moment du décès et ne peut pas être transmis au moment de la succession. De plus il devient impossible d’effectuer des retraits en plus de la rente versée.
Etre bien capitalisé
Avoir une forte épargne disponible et liquide est toujours un plus pour réaliser vos projets. Cela vous permet de renforcer votre dossier lors de l’obtention d’un prêt et donc de bénéficier d’un effet de levier pour effectuer d’autres investissements.
Si votre PEA affiche une forte épargne vous pouvez également utiliser votre plan pour vous verser un revenu complémentaire en vous rachetant jusqu’à 4/5% de votre épargne par an. Ainsi vous utilisez le rendement de votre plan comme pouvoir d’achat complémentaire avec une fiscalité avantageuse sans pour autant faire baisser votre épargne.
Exemple : Si votre PEA affiche une épargne de 400 000€. 150 000€ de versement + 250 000€ de plus-values et que ce contrat à plus de 8 ans. Vous pourrez donc racheter jusqu’à 20 000€ par an sans diminuer votre épargne constituée. Sur cette somme vous payerez 2 150€ de CSG/CRDS sur les plus-values. Il vous restera donc net de prélèvements et d’impôts 17 850€ soit 1487.5€/mois.
Investir dans des strat-up via un fonds commun de placement pour l’innovation
Qu’est-ce qu’un FCPI ?
Un FCPI est un fonds géré par un organisme de placement collectif en valeur mobilière spécialisé dans l’investissement dans les PME innovantes.
Ces entreprises doivent :
Avoir un effectif de moins de 2 000 salariés
Avoir plusieurs investisseurs à leur capital
Etre enregistré dans l’union européenne
Etre soumise à l’impôt sur les sociétés
Si elle est cotée en bourse, avoir une capitalisation inférieure à 150 millions d’euros
Ces fonds sont composés au minimum de 60% d’actions cotées ou non (20% d’actions cotées maximum) et au maximum 40% d’autres produits (monétaires, obligations ect…).
Sur l’échelle des risques pour les placements financiers (qui va de 1 à 7) ce type d’investissement est sur l’échelon 7.
Comment investir dans des FCPI ?
Vous pouvez investir via un compte titres, cependant l’émetteur peut exiger que vous ayez un compte titre ouvert auprès d’un organisme partenaire ou d’une autre filiale d’un même groupe. Les titres sont ensuite logés au sein de votre portefeuille de titre comme n’importe quelle SICAV.
Certains FCPI sont également éligibles au PEA, pour cela ils doivent pour cela contenir plus de 75% de titres éligibles au PEA.
Comment fonctionnent les FCPI ?
Les FCPI sont gérés par des sociétés de gestion institutionnelle. L’argent est placé pour une durée minimum de 5 ans, durant ce temps l’argent n’est en théorie pas bloqué. Cependant en cas de rachat avant ces 5 ans la valorisation des parts cédées peut se faire à un prix inférieur au prix du marché. La durée de détention recommandée du contrat est de 9 ans.
Les contrats ont chacun une date d’expiration, le capital est donc récupéré sous forme de dividendes en plusieurs années. Le capital investi n’étant pas cédé en une seule transaction mais sur plusieurs années et vous est versé sous forme de dividendes.
Quelle réduction d’impôt peut bénéficier un souscripteur ?
Avant 2018
Avant la suppression de l’ISF (l’impôt de solidarité sur la fortune) le 1er janvier 2018 il existait deux sortes d’exonération fiscale pour les FCPI.
Les FCPI ISF qui permettaient de déduire 50% des sommes investis dans des PME éligibles de son ISF avec un versement déductible maximum de 45 000€. Si la FCPI contient 80% de PME éligibles cela représentait une économie de 18 000€.
Les FCPI IR qui permettaient de déduire 18% des sommes investis de son IR avec un versement déductible maximum de 24 000€ (pour un couple et 12 000€ pour une personne seule). Cela représentait une économie d’impôts de 4320€.
Avec la suppression de l’ISF le premier janvier 2018 les FCPI ISF disparaissent aussi. Cependant vous pouvez toujours réduire votre imposition avec les FCPI IR.
En 2018 avec le prélèvement à la source
Avec la suppression de l’ISF la déductibilité de vos FCPI va s’améliorer et passer de 18% à 25%. Avec le passage au prélèvement à la source l’année 2018 sera une année blanche pour beaucoup de contribuables. La déductibilité sera donc reportée sur l’année 2019 sous forme d’un crédit d’impôt. Un couple pourra donc déduire 6 000€ de son imposition sur le revenu et une personne seule 3 000€.
Pour les contribuables étant travailleurs non salariés la déductibilité pourra se faire dès 2018. En effet lors de la déclaration de revenus à compléter au printemps 2019 concernant les revenus de l’année 2018 si l’administration fiscale constate une hausse des revenus considérée comme « exceptionnelle » cette part de la rémunération sera alors taxée au taux d’imposition moyen du contribuable (et non au taux marginal). Une souscription à des parts de FCPI pourra alors entraîner une déductibilité fiscale totale ou partielle sur cette imposition. Si la déductibilité liée à des parts de FCPI est supérieure au montant de l’impôt à payer la différence se fera alors sur l’année 2019.
Quelle part de son épargne consacrer à des placements risqués comme les FCPI ?
Les FCPI sont un placement risqué avec un horizon d’investissement long terme. Il est conseillé de ne pas retirer cet argent avant 9 ans.
Il est déconseillé d’investir plus de 5% de votre patrimoine global dans ces produits risqués.
Le risque d’un placement financier est évalué sur la fiche DICI relative à ce placement. Le risque pris par un épargnant sur un placement dépend du rendement espéré de celui-ci. Un placement risqué peut espérer rapporter plus qu’un placement peu risqué et inversement.
Dans le document DICI d’un OPCVM ou d’un FCPI vous trouverez cette mesure de risque. Les placements échelonnés de 1 à 3 sont des placements peu risqués, de 4 à 5 comportent un risque moyen et le niveau 6 et 7 indiquent une forte prise de risque. Une forte prise de risque implique un risque de perte en capital.
Quelle performance attendre ?
Prenons comme exemple les FCPI proposés par ARDIAN filiale du groupe Axa.
Axa placement innovation VII mis à la souscription en 2010 affiche une performance de 38.7% de plus-value en 8 ans, auquel il faut rajouter les 18% d’économies d’impôts sur le revenu ou les 50% sur l’ISF.
Le FCPI AXA entrepreneurs & croissance 2014 affiche lui une performance de 40.9% en seulement 4 ans, auquel il faut également ajouter les économies d’impôts.
Si vous investissez dans des FCPI permettant de diminuer l’impôt sur le revenu cette année et qu’à l’échéance vous réalisez une performance de 50% vous réaliserez en réalité en prenant en compte les 25% de déduction fiscale une plus-value de +100%.
Vous souhaitez vous constituer une épargne de long terme liquide et vous acceptez de prendre des risques ?
Le marché actions est donc le meilleur moyen de placer son argent mais pas n’importe comment. La bourse n’est pas le placement préféré des français car moins de 10% d’entre eux possèdent des actions. C’est pourtant à long terme l’investissement le plus rentable lorsque son portefeuille est correctement constitué et diversifié.
Pour cela un nouvel outil permet d’investir facilement, et qui contrairement aux SICAV ne prélève que très peu de frais, ce sont les ETFs.
Un ETF (exchange traded fund en anglais) est fonds coté qui contrairement aux SICAV ordinaire ne cherche pas à « battre le marché » mais se contente de répliquer la performance d’un sous-jacent ou d’un panier de sous jacent sélectionné comme « benchmark » (indice de référence).
Le gros avantage est que vous êtes certain d’avoir une performance au moins aussi bonne que votre indice de référence avec peu de frais de gestion (0.25%/an sur des ETF actions). A long terme vous évitez donc de perdre du temps à analyser des bilans de société et arbitrer constamment votre portefeuille. Les ETFs permettent à tous les investisseurs d’investir en bourse à moindres frais avec de petites sommes.
Voici quelques exemples d’utilisation d’ETFs pour se constituer un patrimoine
Prenons l’exemple d’un investissement de 6 000€ sur un ETF répliquant l’indice CAC40.
Stratégie de réplication de l’indice cac 40 via un contrat ETF entre juillet 2013 et juillet 2018
Sur cette stratégie l’investisseur place une somme et laisse son épargne fluctuer en fonction de la variation de l’indice à la hausse comme à la baisse et subit la même volatilité que l’indice.
Evolution du portefeuille avec un investissement régulier indexé sur l’indice CAC40 entre juillet 2013 et juillet 2018
Sur cette stratégie l’investisseur n’a pas de capital initial et investi 100€ chaque mois. Vous constaterez que les mêmes variations de marché que dans l’exemple précédent apparaissent mais avec une volatilité nettement moindre. Cette stratégie permet de se constituer petit à petit un capital sans mise de départ tout en limitant le stress lié à une trop grande volatilité.
Evolution du portefeuille avec un investissement régulier indexé sur l’indice CAC40 entre juillet 2013 et juillet 2018
Dans cet exemple l’investisseur a un capital de départ de 5 000€ en juillet 2013 puis investi 100€ chaque mois. Vous constaterez que la volatilité du portefeuille est légèrement plus importante que sur le portefeuille précédent mais demeure nettement inférieure à celle du premier exemple.
Comparaison des trois stratégies
Sur ce graphique la différence de volatilité des trois portefeuilles est plus fragrante. L’investissement financier sur les deux premiers est semblable, il est cependant plus élevé sur le troisième la performance n’est donc pas comparable avec celui-ci.
Comment investir ?
Vous devez disposer soit d’un compte titre soit d’un PEA. Fiscalement le PEA est plus avantageux, vous pouvez investir jusqu’à 150 000€ mais vous ne pouvez rien retirer avant 5 ans sans clôturer le contrat. Si vous retirez votre épargne avant 8 ans vous ne bénéficierez pas de l’avantage fiscal. Ce contrat est réservé aux résidents fiscaux français, si vous êtes expatrié ou avez dans vos projets de quitter la France avant 8 ans je vous recommande plutôt d’ouvrir un compte titre qui est un outil beaucoup plus flexible.
Voici quelques ETF permettant de répliquer l’indice CAC40 :
LYXOR FR0007052782
AMUNDI LU1681046931
BNP FR0010150458
Vous pouvez également appliquer cette stratégie en diversifiant les sous jacent. Presque tous les grands indices mondiaux ont un ETF qui réplique leur stratégie.
Depuis fin janvier les marchés actions connaissent une phase de correction. Une première depuis de 2016 sur les indices américains, certains investisseurs pourraient être tenté d’en profiter pour acheter cependant il est fort probable que nous ne soyons qu’au début du mouvement.
Un fort marché haussier depuis 2011
On considère qu’un indice boursier à une tendance baissière après une perte de 20%, ce phénomène n’est pas arrivé depuis le mois de septembre 2011. En reprenant les données depuis 1960 on constate qu’une phase de hausse dure en moyenne de 39.5 mois pour une hausse de 112% (on considère ici qu’une phase de hausse est comprise entre deux baisses de 20% du marché).
La hausse du S&P500 depuis le point bas de 2011 a duré 75 mois soit 90% de plus que la durée moyenne pour une hausse de 167.3% ce qui est 49% de plus que la moyenne des cinquante dernières années.
Evolution de l’indice S&P500. Source : Prorealtime
Jusqu’où pourrait mener une correction de l’indice ?
Pour considérer que l’indice S&P500 entre en tendance baissière il faudrait atteindre les 2297pts. Cependant en reprenant les données des cinquante dernières années on se rend compte que la baisse moyenne lors des phases de correction est de 33.3%. Si une telle baisse devait se produire elle ramènerait l’indice au niveau de la petite correction de l’indice sous les 2000pts à 1913pts.
La durée moyenne d’une phase de baisse est de 12.7 mois il y a donc une forte probabilité que l’année boursière soit mauvaise en matière de performance mais également une source de création d’opportunité !
Potentiel de correction de l’indice S&P500. Source prorealtime
Que faut il faire pour les prochains mois ?
A mon sens la meilleure chose à faire est d’avoir un tiers de son portefeuille investi dans des fonds flexibles, sur des titres obligataires d’entreprises de la zone euro ou tout simplement en liquidité. Si la baisse de vingt pour cent se produit il faudra alors renforcer ses positions Actions en étalant les investissements sur au minimum trois à quatre mois.
Le blockchain est une technologie de stockage et de transmission d’informations, transparente, sécurisée et fonctionnant sans organe de contrôle centralisé.
C’est est une base de données géante contenant l’ensemble de l’historique des transactions de tous les utilisateurs depuis l’existence de celle-ci. Toutes les transactions effectuées sur le Bitcoin depuis sa création sont ainsi sauvegardées et consultables sur des serveurs. Cette base de données n’est pas centralisée par une entité dans un lieu donné mais réparti entre plusieurs milliers/millions d’acteurs dans le monde et autant de serveurs.
En résumé, la blockchain est une base de données géante hébergées par un nombre considérable d’acteurs afin d’automatiser la validation des transactions.
Est ce sécurisé ?
Oui, et c’est là le gros avantage du système. Afin qu’une transaction soit validée il faut que 51% des acteurs de la blockchain valident l’opération. Pour que le système soit compromis il faudrait donc qu’un seul acteur détienne 51% du code et de la capacité de calcul. Ce qui, a moins d’un piratage massif est supposé impossible.
La sécurisation des transactions est donc assurée et ce sans intervention humaine. Cette technologie a donc énormément de potentiel dans de nombreux secteurs notamment financiers.
Les inconvénients de la blockchain
Le bitcoin est une technologie très énergivore, on estime qu’à l’heure actuelle la consommation électrique utilisée dans le monde pour assurer son bon fonctionnement représente 100X la consommation électrique d’une compagnie comme Google.
D’après certaines hypothèses si la technologie Bitcoin se généralise et remplace les monnaies utilisées actuellement la consommation électrique nécessaire à son fonctionnement serait équivalente à 8X la consommation de la France ainsi que des Etats-Unis réunis.
Le second point faible de cette technologie totalement décentralisée est que bien que les transactions soient sécurisées les portefeuilles détenant les bitcoins ne le sont pas. Dernièrement l’équivalent de 80 millions de dollars ont été volés lors du piratage de la plateforme NiceHash.
Pourquoi le Bitcoin n’a aucun avenir
L’émergence des monnaies traditionnelles
L’inventeur de la monnaie moderne est le Roi de Lydie en -687 AJC dans la Grèce antique. Le roi Gygès eut l’idée de remplacer tous les moyens de paiement de l’époque par des pièces en métaux précieux de taille et de poids standardisé et marqué afin de faciliter les échanges. La monnaie est ainsi facilement reconnaissable et crédible auprès des différents intervenants, sa valeur est alors garantie par son alliage précieux.
Ce mode de paiement va se généraliser partout dans le monde jusqu’à l’apparition du papier-monnaie par John Law De Lauriston en France entre 1715 et 1720. Cette aventure va s’arrêter net le jour où les sujets du royaume de France vont se rendre compte que l’Etat s’est mis à imprimer massivement des billets alors qu’il n’y avait pas le stock d’or disponible en face (A l’époque en échange de chaque billet la banque pouvait vous donner la contrepartie en Or). Le premier test d’une monnaie basée sur la confiance avait eu lieu et même si le résultat n’a pas été convaincant il sera repris puis généralisé au siècle suivant.
Aux Etats Unis à l’époque de la conquête de l’Ouest le système monétaire était totalement libre et décentralisé ce qui implique que chaque banque émettait ses propres billets de banque en dollars ce qui posa quelques problèmes de crédibilité et de confiance pour certaines d’entre elles (les plus fragiles). A la suite de cette expérience les billets de banque furent finalement uniformisés et leur émission fut gérée par la réserve fédérale de Etats Unis.
Aujourd’hui les monnaies utilisées au quotidien sont imprimées par les banques centrales et distribuées par le système bancaire. Depuis la fin des accords de Bretten Woods en 1971 les grandes monnaies internationales ne sont plus convertibles en Or, la valeur du papier monnaie ne repose donc que sur la crédibilité du système économique de la zone monétaire à laquelle il est rattaché.
Les caractéristiques du Bitcoin
Le Bitcoin apporte une nouvelle évolution, il ne dépend d’aucune banque centrale, il n’existe pas physiquement que ce soit sous forme de métaux précieux ou de billets de banque. Il est totalement virtuel. Son système de gestion, la « Blockchain » n’est pas hébergé par une entité définie mais par des « mineurs » qui supportent les infrastructures physiques permettant de le faire fonctionner. Ceux-ci sont rémunérés en Bitcoin pour le service rendu. La masse monétaire en circulation augmente au fur et à mesure depuis sa création en 2009 pour atteindre à terme 21 millions d’unités.
L’objectif du Bitcoin est de proposer une monnaie qui ne peut n’être ni dévaluer ni manipuler par une banque centrale ou une quelconque entité étatique.
Pourquoi ne pas y croire
Un problème structurel
La première raison est qu’il n’y a pas de prix d’équilibre. En cause une offre qui évolue de façon constante (et qui à termes n’évoluera plus) et d’une demande qui elle est n’est pas corrélée à l’offre.
Evolution du nombre de Bitcoin. Source : NatixisEvolution de la demande de Bitcoin. Source : Natixis
Pour l’instant l’évolution de la demande de Bitcoin est forte et croissante ce qui explique la forte hausse de prix que nous connaissons. Cependant comme aucun ajustement ne peut être fait au niveau de la politique monétaire si cet engouement et la confiance qui y est associé s’efface le cours du sous jacent va immédiatement plonger car l’offre continuera de croître pour une demande qui elle disparaîtra.
Evolution du prix du Bitcoin en dollars. Source :Natixis
Le fait que le nombre de bitcoin en circulation soit à terme limité le condamne dans le meilleur des cas à devenir une valeur refuge de référence tout comme l’est l’once d’Or. Si cette monnaie devenait la devise mondiale de référence cela impliquerait que du fait de la croissance mondiale la valeur du Bitcoin serait constamment croissante. Cette situation de déflation constante créerait un environnement qui tuerait l’investissement et donc in fine la croissance économique et le progrès.
La structure du Bitcoin qui le rend aujourd’hui attractif est en fait son plus gros défaut.
Une défiance des institutions étatiques
Depuis son émergence le Bitcoin fait face à une réelle défiance des autorités étatiques du monde entier cherchant à garder leur privilège qu’est de frapper monnaie. De nombreux états ont déjà pris des mesures afin d’interdire ou de réduire l’utilisation du Bitcoin voici la liste (s’il en manque n’hésitez pas à les mentionner en commentaire) : Chine, Corée du Sud, Thaïlande, Taiwan, Inde, Allemagne, Bolivie, Russie.
Cette liste va à court moyen et long terme continuer de croître. Ce qui à termes va condamner le Bitcoin en tant que monnaie. Dans les zones sous sanctions aucune distribution au grand public via des canaux traditionnels tels que le secteur bancaire n’est possible, ce qui condamne le Bitcoin à rester dans l’ombre.
En résumé le Bitcoin est davantage conçu comme une valeur refuge contre l’inflation et non comme une monnaie à usage courant, ce qui rend son utilisation à grande échelle peu probable à long terme. La défiance des institutions étatiques à son égard n’arrange pas non plus les choses.
Quelles applications donner à la blockchain ?
Outre son utilisation sur les crypto-monnaies la blockchain ouvre des perspectives intéressantes et des gains de productivité colossales notamment pour le secteur financier.
La blockchain comme nous l’avons vu plus haut permet d’effectuer des transactions sécurisées en limitant au strict minimum le nombre d’intermédiaires. La création d’une Blockchain privée où l’ensemble des éléments de la chaîne de validation des transactions seraient hébergés par les banques pourrait améliorer la vitesse et l’efficacité du système bancaire tout en minimisant les coûts. Nous pouvons tout à fait imaginer le même schéma afin d’abaisser les coûts et l’efficacité des courtiers sur les marchés financiers.
Aujourd’hui de nombreuses compagnies s’intéressent à la Blockchain notamment Axa en septembre dernier en lançant son offre Fizzy qui propose de couvrir les retards d’avion en utilisant une plateforme basée sur la Blockchain.
Depuis maintenant 8.5 ans nous connaissons une phase de hausse quasi ininterrompue sur les indices boursiers américains. Sur cette période l’indice S&P500 progresse de 285%. Cela équivaut à la progression de l’indice entre l’année 1992 et le haut de la bulle internet en février 2000.
Afin de protéger votre portefeuille d’actifs contre un potentiel retournement des marchés financiers je vais vous proposer une série d’articles et vous démontrer qu’il existe des stratégies d’investissement alternatives pour protéger votre portefeuille des variations des grands indices internationaux. La première idée que je vais vous proposer est d’arbitrer vos positions sur l’or et les emprunts d’états des Etats Unis à 10 ans en fonction des taux d’intérêt de la banque centrale américaine (FED) fin de corréler la performance de son portefeuille aux perspectives d’inflation.
Evolution de l’indice S&P500 ces 10 dernières années. Source : prorealtime
La stratégie d’investissement
Le portefeuille est composé de deux sous-jacent, les contrats futures sur l’once d’or et les contrats futures sur les bons du trésor américain à échéance 10 ans (TNotes 10Y). Les arbitrages du portefeuille ont étés effectués en fonction des taux directeurs de la FED. A chaque fois que les taux dépassaient 100 points de base à la hausse ou à la baisse un arbitrage est réalisé. Ainsi si les taux directeurs de la réserve fédérale sont de 7% la pondération du portefeuille sera celle-ci : 30% de futures sur l’Or et 70% de bons du trésor. Si les taux passent à 6% la pondération serait de 40% de futures sur l’or et de 60% de futures T-Bonds ect…
L’objectif de cette stratégie est de se décorréler des indices boursiers mondiaux et d’utiliser les anticipations d’inflation de la banque centrale pour effectuer les allocations d’actifs. Lorsque les taux directeurs sont élevés cela signifie que la banque centrale anticipe une forte inflation et cherche donc à la ralentir. Cette anticipation fait croître le prix de l’or qui est la meilleure protection qui soit face à l’inflation. Au contraire l’inflation est nocive pour les obligations car ce ne sont pas des actifs mais du passif. L’objectif devient donc de vendre l’or lorsque les anticipations d’inflation sont élevées, son prix étant élevé pour acheter des obligations dont le prix a baissé à cause de cette inflation. Au contraire lorsque les anticipations d’inflation sont très faibles on vend les positions sur les bons du trésor car elles se sont en théorie appréciée pour acheter de l’or qui s’est lui déprécier.
La performance du portefeuille va donc fluctuer en fonction des prévisions d’inflation via la politique monétaire de la banque centrale.
La performance de la stratégie Or/T-Bonds
Performance de la stratégie Or/T-Bonds sur 30 ans
La performance sur 30 ans de la stratégie est de 314.7%, soit en moyenne 5.89% par an (d’après une étude de l’AMF de 2013 sur 30 ans l’immobilier parisien a en moyenne rapporté 3.76% par an). Dans les conditions de cette simulation il n’y avait aucuns frais de transaction, aucuns frais de gestion et aucuns frais de détention.
Evolution de la valeur des actifs sur la période du test. L’or est orange et les bons du trésor en Jaune.
Sur le long terme le portefeuille croît régulièrement mais démarre faiblement entre 1987 et 1998. La performance est de 18.15% sur cette période, soit 2% par an ce qui est faible mais permet de couvrir le niveau d’inflation du moment. Entre 1998 et la fin de l’année 2000 la valorisation du portefeuille baisse de 13.7%, au mois de février, mai et juin 2000 le portefeuille affiche même une performance négative.
Suite à cet épisode le portefeuille croît régulièrement jusqu’en 2008 où les risques d’une déflation suite à la crise des subprimes font chuter massivement les cours de l’or qui compose alors majoritairement le portefeuille. Sur cette période de 8 ans le portefeuille croit de 120%. La crise de subprimes marque alors un tournant dans la politique monétaire de la réserve fédérale et le portefeuille devient alors investi à 90% sur de l’or.
Evolution des taux d’intérêt de la FED par rapport au S&P500
Entre 1986 et 2007 on voit que la politique monétaire de la réserve fédérale évolue en fonction des prévisions des cycles d’inflation. A partir de 2008 avec la mise en place de la politique expansionniste non conventionnelle de Ben Bernanke les taux restent à un niveau très bas. En parallèle la banque centrale allège le bilan des banques via des programmes de « quantitative easing » afin de leur donner plus de marge de manœuvre, prêter de l’argent plus facilement et ainsi relancer l’économie du pays. Le résultat de la mise en oeuvre de cette politique a été une augmentation massive du bilan de la FED (et des autres banques centrales ayant suivi cette initiative) et des anticipations d’inflation car beaucoup d’intervenants considéraient cette intervention comme de la « planche à billets ».
Evolution du bilan de la FED, BCE et BOJ. Source : Les Echos
En 8 ans le bilan de la FED a donc été multiplié par 4.5X. Cette période de crainte hyperinflationniste a duré jusqu’en 2011.
Sur cette période la performance du portefeuille est de 104.5%.
La politique non conventionnelle de taux bas de la banque centrale entre 2008 et 2017 impacte massivement la stratégie du portefeuille du fait qu’il est investi à 90% sur de l’or. Sur la période 2011/2017 la performance est une perte de -11.8%.
Comment appliquer cette stratégie ?
Afin de suivre cette stratégie vous pouvez aller sur le marché des futures. C’est la façon la plus rentable car la moins coûteuse en frais de gestion. Cependant le portefeuille doit être régulièrement suivi et les contrats renouvelés car ce ce sont des contrats dits « à terme ». De plus cela demande un gros capital car le montant minimum exigé est élevé. Ce type de produits s’adresse d’ordinaire aux investisseurs institutionnels.
La seconde option est d’investir via des fonds ETFS. Ces fonds vont permettre aux investisseurs de répliquer la performance des contrats futures sans subir les inconvénients de ces contrats. En contrepartie l’investisseur paiera annuellement des frais de gestion (moins de 0.5% par an en général).
Afin de suivre cette stratégie voici les fonds ETF que je vous propose :
ETF sur l’or proposé par Ishare (blackrock) coté en USD. Code ISIN: CH0104136236
ETF sur l’or proposé par Ishare (blackrock) coté en EUR. Code ISIN: CH0104136319
ETF TBonds 10 ans par Ishare (blackrock) coté en USD. Code ISIN: IE00B1FZS798