Cet article vient en complément du précédent qui présentait le fonctionnement du contrat PERP. Cette simulation est également valable pour les contrats MADELIN destinés aux indépendants et au nouveau contrat PER qui viendra remplacer les contrats existant en fin d’année 2019. Ces contrats d’épargne servent à préparer votre retraite.
Nous allons ici regarder quel est l’intérêt fiscal d’un versement régulier sur un PERP/Madelin sur différentes périodes afin de voir si un intérêt existe sur ce type de contrats de défiscalisation.
Conditions de la simulation
Dans cette simulation nous allons appliquer un versement régulier initial de 100€ mensuel revalorisé de 3% par an sur une période d’épargne de 40 ans dans les conditions de sortie actuelles proposées par les assureurs. Le portefeuille est investi principalement en actions et la performance moyenne attendue est de 5% par an sur la période. Un portefeuille investi en fonds euro sécurisé n’a aucun sens sur ce type de contrat qui sert à préparer votre retraite.
Dans cette simulation le contribuable a une tranche marginale d’imposition de 30%. Cette donnée va nous permettre de calculer l’économie d’impôts générée par le PERP. Après le départ à la retraite nous allons considérer que la TMI est de 14%.
Nous allons considérer que notre témoin prend sa retraite à 65 ans et que sa rente n’est pas revalorisée.
Evolution de l’épargne du contrat PERP
Résultats
Nous allons regarder les résultats de cette simulation sur différentes périodes de cotisation. Plus vous épargnez jeune plus le capital accumulé est important.
10 ans de cotisations
Le capital accumulé pour préparer votre retraite au bout de 10 ans est en théorie d’environ 16 977€ dont 11 463€ de versements. L’économie d’impôt générée par les versements sest de 3440€ sur la période soit 344€ par an. Les versements s’élevant à 11 463€ sur la période l’effort d’épargne réel n’a été que de 8 024€. Ce qui représente 802€ par an.
La rente attendue dans les conditions actuelles pour ce capital est de 606€ brut par an pour un départ à 65 ans. L’assureur estime que votre espérance de vie est de 28 ans.
La taxation de cette rente est la suivante :
Abattement forfaitaire de 10% sur vos revenus (comme vos revenus salariaux et vos pensions).
9.1% de prélèvements sociaux
14% d’imposition sur le revenu.
Dans cette simulation la rente nette est de 480€ par an. Il vous faut 16 ans de rente pour retrouver les 8024€ versés.
20 ans de constitution
Après 20 ans de constitution le capital accumulé commence à être bien plus intéressant puisqu’il représente 50 300€. Soit près de trois fois plus que le capital accumulé en 10 ans. Les versements représentent 26 870€, vous disposez donc d’une plus value de 87%. L’économie d’impôts sur la période est de 8061€. Votre réel effort d’épargne est de 18 809€ soit 940€ par an.
La rente attendue pour ce capital est de 1796€ brut, soit 1422€ net par an.
Dans cette configuration il vous faut seulement 13 années de rente pour retrouver votre capital versé.
Après 40 ans de cotisations
Si notre témoin a commencé à verser de l’épargne sur son PERP à 25 ans il devrait obtenir un capital de 222 130€ sur son contrat après 40 ans de cotisation. Les versements cumulés sont de 76 815€. La plus value réalisée sur la période est de +189%.
L’économie d’impôts généré est de 23 044€, l’effort d’épargne a été de 53 770€ soit 1344€ par an.
La rente attendue est de 7933€ brut soit 6283€ net par an. Il faut dans cette configuration 8.5 années de rente pour retrouver son effort d’épargne.
Comparaison durée de cotisation PERP
Durée de cotisation
Capital à la retraite
Effort d’épargne
Economie d’impôts
Rente nette
10 ans
16 977€
8 024€
3 440€
480€/an
20 ans
50 300€
18 809€
8 061€
1422€/an
40 ans
222 130€
53 770€
23 044€
6283€/an
Le PERP vous permet de réduire votre fiscalité actuelle pour la reporter à votre départ à la retraite lorsqu’elle sera plus faible. Si vous commencez à cotiser tôt même une faible somme mensuelle cela peut représenter un complément intéressant grâce aux plus values réalisées.
Veuillez noter que la durée de cotisation est longue sur ce contrat qui sert à préparer votre retraite. L’épargne est bloquée jusqu’à votre départ. Vous avez donc intérêt à investir 100% de votre contrat en fonds actions.
Dans cet article je ne vais pas vous révéler une formule magique gagnante à tous les coups (même si j’aimerais bien en connaitre une). Je vais donc vous donner une stratégie simple et efficace de générer des plus value grâce aux SCPI.
Réalisez une plus value de 50% avec un investissement sécurisé
Comment réaliser cette opération ?
Pour commencer nous allons prendre des parts de SCPI. Normalement ces dernières sont vendues en pleine propriété. La pleine propriété vous donne à la fois la propriété des murs du bien, la nue propriété mais également le droit d’en jouir, l’usufruit. Ici ce droit est de toucher les loyers sous forme de dividendes.
Dans le cas présent la partie en usufruit ne nous intéresse pas pour des raisons fiscales. Dans la pratique le dividende versé rapporte à son détenteur 4.5% par an. Hors réinvestissement cela représente donc une plus value de 45% sur 10 ans. Dans un cadre fiscal standard ces dividendes sont considérés comme des revenus fonciers. Ils sont donc assujettis à la CSG/CRDS à 17.2% ainsi qu’à votre tranche marginale d’imposition. Si cette dernière est de 30% l’ensemble des prélèvements représentent donc près de la moitié du dividende. Même si une partie de la CSG est déductible vous conviendrez que cette situation n’est pas très intéressante.
Dans notre opération nous n’allons acquérir que la nue propriété et laisser l’usufruit à un autre acquéreur pour une période de 10 ans. Cette opération s’appelle un démembrement de propriété. Sur cette période vous ne toucherez aucun dividende et ne paierez aucun impôt dessus. En échange, à l’échéance vous retrouverez la pleine propriété des parts.
Cette opération est elle risquée ?
Les SCPI de rendement sont notés 3 sur une échelle de risque de 7 échelons. Ces actifs sont considérés comme légèrement plus risqué qu’un placement monétaire et aussi risqué qu’un fonds d’obligations d’états. Le risque bien qu’existant est considéré comme tout à fait minime.
Les fonds SCPI sont composés à 95% d’actifs immobiliers physiques. Ces fonds pesant plusieurs centaines de millions ou plusieurs milliards d’euros votre risque est dilué dans plusieurs centaines de biens différents.
Le seul risque existant dans cette opération est le risque de liquidités. Cet investissement convient aux investisseurs ne souhaitant pas liquider leurs parts pendant les 10 ans. Ces opérations sont illiquides sur la période il est donc impossible de vendre ses parts tant que la pleine propriété n’est pas retrouvée.
Quelle est la rentabilité réelle ?
L’acquisition des parts en nue propriété correspond à 65% du prix de la pleine propriété. Au bout de la période de 10 ans vous obtenez donc un retour sur investissement de +54% si la valorisation des biens immobiliers détenus dans le fonds n’a pas bougé. Ce qui est peu probable. Si le prix de la part est revalorisé de 0.5% par an le retour sur investissement est de 62%. A noter que les frais de notaire vous sont facturé lors de la revente ce qui diminue un peu la plus value.
Ce montage peut également être réalisé sur une période de 5 ans. Sur cette période le prix d’acquisition de la nue propriété représente 80% du prix de la part. A la sortie la plus value espérée est de 25%.
D’un point de vue fiscal vous n’êtes pas imposé sur le rendement car il est inexistant. La plus value de la revente est elle aussi peu taxée. La part correspondant au retour en pleine propriété n’est pas imposée, seule la plus value liée à la revalorisation des parts sera taxée comme une plus value immobilière classique.
A noter également que les parts de SCPI détenues en nue propriété ne rentrent pas dans l’assiette de l’IFI.
Comment investir ?
Deux choix s’offrent à vous. Le premier consiste à acheter directement les parts en utilisant du cash, au détriment d’autres investissements.
La deuxième solution consiste à faire un prêt. Dans le premier cas nous regarderons l’impact d’un prêt amortissable classique et dans le second un prêt in fine.
Prêt amortissable
Un prêt amortissable vous permet de ne pas sortir de trésorerie immédiatement et de laisser vos capitaux fructifier sur d’autres actifs plus rentables. Les taux sont bas il faut en profiter, un prêt de 100 000€ à 10 ans avec un taux de 1.5% vous coûtera 11 000€ assurance comprise. Avec une mensualité de 925€ par mois cela constitue une épargne régulière relativement sécurisée de long terme avec une plus value d’environ 39 000€ à l’échéance.
Prêt In Fine
Un prêt In Fine est un prêt fonctionnant comme une obligation. Vous ne remboursez que les intérêts sur la période puis l’intégralité du capital à l’échéance du prêt. Ce montage est très intéressant si vous disposez d’un gros capital à investir. Voici les étapes de l’opération.
Investir le capital sur un contrat d’assurance vie
La première étape consiste à ouvrir un contrat d’assurance vie et y loger le capital à investir. Avec une répartition 50% sur du fonds euro et 50% sur des unités de compte en actions internationales. La rentabilité espérée est de 4% par an. Les intérêts sont capitalisés et réinvestis et les intérêts du prêt sont déduits . Au terme des 10 ans avec un prêt à 2% assurance comprise la plus value brute du contrat est de 17%.
Prêt In Fine
Le prêt in fine vous permet d’utiliser un fort effet de levier, principalement lorsque les taux sont bas et que l’argent peut rester investi sur des actifs plus rentables. Il est cependant plus cher que le prêt amortissable classique. Son coût étant inférieur à d’autres investissements ce n’est évidemment pas un problème.
Ce prêt mêlé à une assurance décès a également un gros avantage patrimonial pour protéger vos proches. En cas de décès l’assurance rembourse le prêt. Vos héritiers disposent alors de l’intégralité de l’épargne présente sur le contrat d’assurance vie ainsi que les parts de SCPI.
Rentabilité réelle du montage
La rentabilité du contrat d’assurance vie nette de frais, de prélèvement sociaux, d’imposition sur la plus value et des intérêts du prêt est d’environ 17% sur 10 ans. La rentabilité des SCPI étant de 50% la rentabilité globale du montage net est estimée à 67%.
Attention cependant, rajouter le contrat d’assurance vie au montage vous expose à 50% de l’encours sur les marchés financiers à la hausse comme à la baisse. Ce montage est donc beaucoup plus risqué.
En investissant dans les nouvelles technologies vous allouez vos fonds au secteur le plus dynamique des marchés internationaux. Sur les 5 dernières années l’indice des nouvelles technologie de la bourse de New York, le Nasdaq affiche une performance de 86% contre seulement 52% sur le S&P500.
Evolution de l’indice Nasdaq (noir) contre le S&P500 (orange). Source Bloomberg
Sur les 5 dernières années l’indice Nasaq affiche un retour sur investissement 65% meilleur que la performance de l’indice S&P500. Pour investir facilement dans ce secteur il vous suffit de prendre des parts dans des fonds via un Compte Titres, un PEA ou un contrat d’assurance vie.
Fidelity Global Technology Fund A
Ce fonds géré par la société de gestion Fidelity investit sur les entreprises du secteur à l’échelle mondiale. La stratégie du fonds est d’investir sur les très grosses capitalisations en misant sur les entreprises en croissance. Le mandat international donné au gérant permet de bénéficier des meilleures opportunités sur l’ensemble du globe.
Réparation géographique du portefeuille
Le gérant a une stratégie de conviction avec un nombre de lignes relativement restreint. Les 10 premières lignes du portefeuille représentent 42.46% de la pondération.
10 premières lignes du portefeuille. Source Morningstar
La performance du fonds est excellente sur les 10 dernières années et surperforme largement le secteur sur le long terme.
Performance du fonds sur 10 ans par rapport au secteur. Source Quantalys
Performance long terme annualisée du portefeuille. Source Quantalys
Le fonds est noté 5 étoiles sur 5 par quantalys et 4 étoiles par morningstar. Les frais courants annuels sont de 1.9% ce qui est très raisonnable. Le code ISIN vous permettant de retrouver le fonds est le LU0099574567 . L’encours sous gestion est 3.956 milliards d’euros.
AXA World Funds Framlington Robotech
Ce fonds est géré par la société Axa Investment Managers. Il a comme le fonds géré par Fidelity une dimension internationale mais principalement axée sur les Etats Unis. Ce fonds se différencie dans son mandat. L’objectif est de prendre des participations dans de grosses sociétés technologiques développant des activités dans la robotique et l’intelligence artificielle.
Répartition géographique du portefeuille
Ce fonds a une stratégie de diversification assez forte car les 10 premières lignes ne représentent que 25.75% des actifs. Cette diversification permet de limiter les risques à long terme.
10 premières ligne du fonds AXA WF Fram Robotech. Source Morningstar
Le fonds est très récent et ne bénéficie donc pas de beaucoup d’historique.
Performance du fonds AXA WF Fram Robotech depuis sa création. Source QuantalysPerformance du fonds AXA WF Fram Robotech par rapport à la catégorie. Source Quantalys
Le fonds est trop jeune pour être noté par Quantalys ou Morningstar. Sa performance est pour l’instant inférieure à sa catégorie mais ce dernier peut s’avérer être une source de diversification sur une thématique porteuse. Vous pouvez le retrouver facilement grâce à son code ISIN LU1536921650. L’actif sous gestion est de 871 millions d’euros.
BGF World Technology Fund
Ce fonds géré par Blackrock, plus gros gestionnaire d’actifs au monde est similaire au fonds Fidelity. C’est cependant le fonds qui affiche la meilleure performance sur 10 ans de sa catégorie en réalisant 493% de plus-values sur la période tout en conservant une volatilité acceptable.
Répartition géographique du fonds BGF World Technology Fund
Le portefeuille du fonds est très diversifié avec 5 lignes, les 10 premières ne pesant que 29% des actifs. Cette diversification intelligente permet de réduire la volatilité du fonds sur le long terme.
10 premières ligne du fonds BGF World Technology Fund. Source Morningstar
Sur une période de 10 ans le fonds affiche une performance de 494% contre 319% pour l’indice des actions du secteur technologique.
Performance du fonds BGF World Technology Fund sur 10 ans. Source Quantalys Performance du fonds BGF World Technology Fund par rapport à la catégorie. Source Quantalys
Le fonds est noté 5 étoiles par Quantalys ainsi que par Morningstar. Les frais annuels sont de 1.83% ce qui est très convenable. L’encours sous gestion est de 1.650 milliards de dollars. Vous pouvez retrouver le fonds grâce à son code ISIN LU0376438312.
La première étape est de définir un revenu mensuel que vous pouvez épargner. Dans cette simulation notre témoin fait partie des 25% des plus gros salaires Français et gagne 2500€ par mois net d’impôts. Pour l’instant nous ne prendront pas en compte le niveau d’imposition. La défiscalisation à tout prix n’est pas la meilleure stratégie pour vous créer un capital et ne doit être utilisé que lorsque votre patrimoine est suffisamment important et votre tranche marginale élevée.
Notre témoin va établir un plan d’action et va épargner 20% de ses revenus nets, soit 500€ par mois.
Définissez une stratégie d’épargne
Pour commencer nous allons définir ce dont vous avez besoin à court, moyen et long terme.
Stratégie d’investissement
Sur le court terme (1 à 5 ans) notre profil témoin va investir 100€ mensuel sur un livret bancaire type livret A. Le rendement attendu sur cette épargne est de 0.75% par an.
A moyen terme (5 à 8 ans) nous allons investir 150€ mensuel sur une assurance vie, 50% en fonds euro et 50% en Unités de compte en actions internationales. Le rendement attendu sur cette épargne est de 4.5% par an.
A long terme (8 à 10 ans) nous allons investir 150€ mensuel sur un PEA et 100€ dans de l’immobilier via des SCPI. Le rendement annuel attendu sur le PEA est de 8%. Les SCPI vont être acquises en nue-propriété via de l’endettement et ne produiront aucun rendement sur la période.
Performance théorique de la stratégie
Sur une durée de 10 notre profil témoin a investi 60 000€ sur l’ensemble des différents supports et n’a effectué aucun retrait.
Performance théorique des différents supports du patrimoine
Cette simulation ne prend pas en compte l’évolution court terme parfois défavorable des marchés financiers. Les données utilisées sont des performances théoriques de long terme.
Comme vous pouvez le constater ce sont les placements de long terme qui rapporte le plus à terme. J’attire votre attention sur la valeur des SCPI qui retournent en pleine propriété au bout de 10 ans (usufruit + nue propriété) ce qui explique leur importante prise de valeur la dernière année.
Evolution théorique de l’épargne du témoin
Gestion de l’Assurance vie
Le contrat d’assurance vie est souscrit auprès d’une banque commerciale, nous prendrons ici l’exemple du contrat « multiplacement 2 » proposé par BNP Paribas. La gestion du contrat est à 50% en fonds euro et à 50% en fonds actions.
Répartition du portefeuille de l’assurance vie. Source : Quantalys.com
Comme vous le constatez le risque est globalement bien réparti en fonction des grandes zones économiques internationales.
Répartition géographique du portefeuille. Source Quantalys.com
Le rapport risque/rendement du portefeuille est bien optimisé. L’espérance de rendement moyen attendu à long terme est de 4.38% par an net de frais avec une volatilité du portefeuille de 7.23%. Le rapport gain/risque est bien optimisé puisque nous sommes sur la médiane.
Rapport rendement attendu/risque. Source Quantalys.com
Le portefeuille offre donc un rendement moyen bien meilleur que les supports sans risque tout en conservant 50% de l’épargne en fonds euro. Cette stratégie de moyen terme est donc bien optimisée.
Portefeuille PEA
Contrairement à l’assurance-vie le PEA est un contrat à architecture ouverte, vous pouvez donc souscrire un contrat auprès de votre banque ou d’un courtier en ligne. Dans cette stratégie de long terme nous allons nous constituer un portefeuille couvrant les principales zones économiques de la planète. Normalement le PEA ne vous permet d’acheter que des actions de la zone euro. Cependant via des produits SWAP des fonds vous permettent de répliquer des indices Américains ou Asiatiques. Nous allons donc chercher à diluer le risque tout en optimisant la performance de cette façon.
Répartition du portefeuille du PEA. Source : Quantalys.com
L’allocation du portefeuille est répartie pour ne pas s’exposer majoritairement à une zone géographique précise.
Répartition géographique du PEA. Source Quantalys.com
Le ratio rendement/risque n’est pas parfait sur ce portefeuille. Cependant celui-ci devrait proposer un rendement long terme moyen de 8.07% par an contre une volatilité de 16.8%. Cette stratégie offre la meilleure performance à très long terme et les versements progressifs effectués chaque mois vont de toute manière venir réduire la volatilité.
Rapport rendement attendu/risque. Source Quantalys.com
Grâce à cette stratégie vous allez pouvoir optimiser le rendement de votre épargne à long terme tout en prenant un risque acceptable. Avec cette diversification géographique seule une crise mondiale peut impacter la performance de votre portefeuille d’actions à moyen terme.
SCPI démembrées
Les SCPI vous permettent d’investir facilement dans l’immobilier tout en vous permettant de financer votre investissement par de l’emprunt.
Dans cette simulation nous achetons à crédit sur 10 ans 10 800€ de SCPI en nue propriété qui retrouvent leur pleine propriété au bout de 10 ans. Je considère qu’avec les taux actuels le coût de l’emprunt sur la période est de 1200€.
Les parts étant détenus en nue propriété elles ne dégagent aucun rendement pendant 10 ans. En contrepartie vous bénéficiez d’un prix à l’achat des parts inférieurs de 35% au prix en pleine propriété. Les revenus fonciers étant fortement imposés ce montage vous permet de bénéficier d’une décote sur le prix d’achat sans subir la fiscalité durant la période de démembrement.
Au bout de 10 ans lorsque vous retrouvez la pleine propriété de vos parts vous êtes libres de les vendre ou de les conserver pour toucher des loyers.
Morningstar est une entreprise vous permettant de suivre l’actualité des différentes sociétés de gestion ainsi que la performance de leurs fonds. La société dispose d’un site internet en français accessible gratuitement : http://www.morningstar.fr .
Cet outil disponible gratuitement vous permet de créer des portefeuilles de fonds et de les comparer. Si vous disposez d’un contrat d’épargne d’assurance vie, vous pouvez lister tous les fonds disponibles sur ce contrat et les comparer. L’équipe de Mornigstar analyse les fonds et publie des notes de recherche. Vous avez également accès au niveau de risque et aux portefeuilles de chaque fonds.
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Sélectionnez vos fonds
Une fois votre compte créé listez les codes ISIN des fonds de votre contrat d’assurance vie. Vous les trouverez dans l’annexe aux conditions générales que votre assureur vous a transmise. Le code ISIN se présente de la façon suivante FR0010108977 (BNP Paribas Actions Monde Classic). Si vous souhaitez suivre un contrat à architecture ouverte comme un compte titre ou un PEA listez les fonds qui vous intéressent. Veuillez noter que vous pouvez également utiliser des fonds ETFs.
Pour créer votre portefeuille cliquez sur « portefeuille » sur la page d’accueil puis « créer ». Utilisez les codes ISIN pour facilement retrouver. Vous pouvez créer un portefeuille pour chacun de vos contrats d’assurance vie, PEA, Compte titres et tous vos autres placements mobiliers.
Analysez les performances
Une fois vos différents fonds listés au sein de votre contrat cliquez sur l’onglet « long terme » ce qui fera apparaître l’historique des performances des différents fonds de votre contrat.
Performance long terme des fonds via Morningstar
Cette vision des performances va vous permettre de suivre les contrats au sein de votre portefeuille mais également vous permettre de faire des arbitrages en fonction de votre stratégie !
Veuillez noter que les performances à 3, 5 et 10 ans sont des performances annualisées moyennes sur la période et non des performances cumulées.
Vous souhaitez vous constituer des revenus complémentaires et vous enrichir mais vous ne savez pas comment faire ? Voici les trois façons les plus courantes de devenir riche.
3 Façons de devenir riche
Hériter
Les Français héritent en moyenne de 32 300€. Seuls 10% des héritages dépassent 550 000€. Ces capitaux bien employés peuvent vous générer un revenu brut annuel de 4% sans diminuer le capital. Après avoir reçu un héritage de 32 300€ vous pouvez donc augmenter vos revenus bruts de 1292€ par an soit un peu plus de 100€ par mois. Ceux qui ont la chance de faire partie des 10% des plus grosses successions peuvent augmenter leurs revenus de 22 000€ par an.
Ces capitaux peuvent vous constituer un capital de départ pour vous constituer une épargne plus importante si vous décidez de ne pas consommer les intérêts. Il faut également prendre en compte le fait que pour obtenir ce rendement vous devez prendre quelques risques avec épargne.
A noter que l’âge moyen des héritiers en France est supérieur à 50 ans. Il vaut donc mieux commencer à son constituer un capital avant cet âge !
Créer son entreprise
L’option la plus efficace pour « devenir riche » est de créer son entreprise. Cette option vous rendra maître de votre emploi du temps (bien que celui-ci devrait être bien rempli) et devrait vous permettre de vous dégager à terme en cas de succès de gros revenus. Si vous décidiez en cas de succès de vendre votre structure vous pourriez réunir un capital important à investir pour vous constituer une rente !
Si vous réussissez à réunir 1 million d’euros avec la cession de votre entreprise en utilisant la règle des 4% vous pourriez vous générer une rente de 40 000€ brut par an sans consommer votre capital.
La cession du capital d’une entreprise est d’après ce que je constate tous les jours la façon la plus efficace de devenir réellement riche. Cependant cela demande beaucoup de sacrifices personnels et un effort financier initial le temps de démarrer votre projet.
Épargner régulièrement
Épargner régulièrement est la meilleure stratégie pour vous constituer un capital important sur le long terme. Au-delà de 350 000€ de patrimoine (résidence principale comprise), vous faites partis des 10% des Français les plus riches. Vous pouvez utiliser l’outil de l’observatoire des inégalités pour vous situer.
En épargnant tous les mois au minimum 10% de vos revenus sur des actifs à risque à court terme mais très rentable sur le long terme vous pouvez vous constituer un gros capital et « devenir riche ».
Par exemple : si vous décidiez de verser 200€ par mois sur un PEA. Avec un rendement moyen de votre portefeuille de 6.5% par an. Au bout de 10 ans vous vous retrouvez avec une épargne de 32 775€ avec 24 000€ de versé. Vous devriez alors réaliser une plus-value de 36%. Sur la même stratégie sur 20 ans vous pouvez constituer un capital de 92 400€. Avec une plus-value de 92.5% !
En cumulant les deux PEA de votre foyer en plus du remboursement de votre résidence principale vous pouvez ainsi vous constituer un patrimoine vous faisant rentrer dans les 10% des Français les plus riches.
Les SCPI (société civile de placement immobilier) sont des fonds vous permettant d’investir facilement et sereinement dans l’immobilier. En achetant des parts de fonds SCPI vous devenez propriétaire d’une part dans des centaines d’immeubles et de fonds de commerce. Cela dilue votre risque de prix et vos risques d’impayés tout en facilitant la gestion.
Investissez facilement dans l’immobilier grâce aux SCPI
Comment fonctionnent les SCPI ?
Ces fonds ont une structure hybride à la fois société et fonds d’investissements. Ils sont réglementés par l’AMF. Ces fonds sont commercialisés sous forme de parts qui peuvent être acquises par des investisseurs non professionnels. Les porteurs de parts deviennent ainsi propriétaire d’une partie des biens détenus par le fonds.
Que peut détenir une SCPI ?
Les SCPI peuvent détenir aussi bien des actifs immobiliers physiques que des produits financiers pour placer leurs liquidités. Voici ce ce dont le capital d’une SCPI est composé :
Des immeubles construits ou en construction dans le but de les louer.
Les parts d’entreprises non cotées dont l’objet social est similaire à une SCPI.
Des parts d’autres SCPI ou OPCI.
Des contrats financiers de couverture de taux de change.
Divers placements monétaires.
Les SCPI de rendement
Ces fonds répondent à une logique de rentabilité via une distribution régulière des revenus générés par les loyers. Les revenus sont généralement versés trimestriellement. Ces SCPI représentent 90% du marché.
Il existe différentes sortes de SCPI de rendement :
Les SCPI de bureaux, qui se concentrent sur l’immobilier d’entreprise des quartiers d’affaires comme la Défense.
Les SCPI de commerce, qui achètent et louent des murs de surfaces commerciales.
Les fonds régionaux, qui investissent dans des régions en fonction de leur attractivité économique.
Les SCPI diversifiées, elles diversifient le risque en investissant sur divers types d’immobiliers d’entreprise (bureaux, commerces, entrepôts…).
Les fonds Spécialisées, ces dernières investissent dans des secteurs bien précis comme les logements étudiants ou les EHPAD.
Les SCPI de plus values
Contrairement aux fonds de rendement les SCPI de plus value ne versent pas de rendement régulier. Le bénéfice des loyers est réinvesti pour augmenter la valeur des parts des investisseurs.
Ce produit peut être un investissement plus intéressant si vous disposez d’ores et déjà de gros revenus fortement imposés.
Les SCPI fiscales
Ces SCPI vous permettent d’investir dans l’immobilier tout en réduisant votre imposition. Voici les trois types de SCPI de défiscalisation que vous pouvez trouver sur le marché aujourd’hui :
SCPI de déficit foncier. Ces produits sont intéressants si vous disposez déjà de revenus fonciers, par exemple des SCPI de rendement. Avec ce produit vous pouvez déduire de vos revenus jusqu’à 10 700€ de déficit foncier par an.
Les fonds Malraux. Ces produits vous permettent d’investir dans des bâtiments historiques urbains et de les restaurer. L’avantage fiscal est de 18% sur votre investissement.
Les SCPI Pinel. Ces produits vous permettent de bénéficier de la loi Pinel. La réduction d’impôts varie de 18 à 21% avec un investissement annuel maximum de 300 000€. La réduction fiscale entre dans le plafonnement des niches fiscales de 10 000€.
Fiscalité des SCPI
Les SCPI sont soumises à la même imposition que l’immobilier locatif. Il existe cependant des montages vous permettant de limiter l’impact de la pression fiscale.
Détention en direct
Le rendement généré par vos SCPI entre dans le cadre des revenus fonciers. Ils sont donc soumis à votre taux marginal d’imposition sur le revenu auquel vient s’ajouter la CSG/CRDS. Si vos revenus sont inférieurs à 15 000€ par an vous disposez d’un abattement de 30%. S’ils sont supérieurs vous pouvez annuellement bénéficier de 10 700€ de déficit foncier. Cependant celui-ci ne sera utilisable qu’avec des SCPI de déficit foncier.
En cas de cession de vos parts l’imposition sur la plus value sera de 19% auquel il faudra ajouter 17.2% de prélèvements sociaux. L’impact réel sera de 36.2%. A partir de la sixième année vous pourrez commencer à bénéficier d’un abattement de 6% par an. Au bout de 30 ans l’impact fiscal est nul. Nous n’entrerons pas plus dans les détails ici le barème est facilement trouvable sur internet ou auprès de votre conseiller financier.
La fiscalité vous incite donc à conserver vos parts sur le très long terme.
Investir via un contrat d’assurance vie
Certains assureurs vous permettent d’intégrer des SCPI à leurs contrats d’assurance vie. De fait, vous bénéficiez de l’avantage fiscal de votre contrat d’assurance.
Pour mémoire entre 0 et 8 ans de détention vous pouvez choisir entre votre tranche marginale d’imposition sur le revenu plus les prélèvements sociaux ou la flat tax à 30%. Au-delà de 8 ans vous êtes toujours redevable des prélèvements sociaux. Vous êtes par contre exempté d’imposition sur les plus values lors de vos rachats. Le plafond est de 4600€ par an pour une personne seule ou 9200€ pour un couple.
Si vous dépassez ce plafond vous êtes soit soumis à votre imposition sur le revenu soit soumis au prélèvement forfaitaire libératoire de 7.5%. Ce taux ne s’applique que sur les contrats de 150 000€. Si vous dépassez cette somme vous serez soumis aux 30% de la flat tax.
Ouvrir une SCI à l’impôt sur les sociétés
Ouvrir une SCI à l’imposition sur les sociétés est une solution à envisager si vous n’avez pas besoin de revenus complémentaires et que vous souhaitez faire fructifier votre épargne. Loger vos SCPI dans une SCI à l’IS vous permet d’être imposé au taux d’IS et non à l’imposition sur le revenu sur vos dividendes. Le taux d’IS pour les bénéfices inférieurs à 38120€ est de seulement 15%. 25% jusqu’à 500 000€ puis 33.33%.
Cette faible imposition de l’épargne présente au sein de votre SCI vous permet de réinvestir votre capital.
Attention cependant, si vous vendez vos parts pour sortir de votre capital de la SCI. Vous seriez alors imposé à l’IS puis à la flat tax avec une rémunération en dividendes.
Cette solution d’adresse aux investisseurs désirant investir de gros capitaux sur le très long terme.
Le démembrement
Si vous ne souhaitez pas augmenter votre revenu imposable vous pouvez « démembrer » votre investissement. Lorsque vous achetez de façon traditionnelle un bien immobilier vous avez la pleine propriété du bien. La pleine propriété peut être décomposée en deux sous-parties :
La nue propriété, qui contient la propriété des murs.
L’usufruit, qui contient « la jouissance » du bien, le droit d’en bénéficier ou de percevoir des loyers.
Dans le cadre des SCPI vous pouvez démembrer la propriété de vos investissements sur une période allant généralement de 5 à 10 ans. En acquérant uniquement la nue propriété de vos SCPI vous bénéficierez ainsi d’une décote allant de 20 à 30%. La décote correspondant au prix de l’usufruit sur la période.
La contrepartie de cette décote est que votre part ne générera pas de loyer jusqu’au retour en pleine propriété de votre investissement.
Les frais
Comme toute opération immobilière les frais des SCPI sont importants. Le frais d’entrée sont de l’ordre de 9 à 10%. Cela peut paraître important mais lors d’une acquisition immobilière les frais de notaire sont de l’ordre de 7%. Auquel il faut également ajouter les frais d’agences.
La société de gestion peut également prélever une commission sur le rendement annuel du produit.
En conclusion
Les SCPI sont un très bon produit d’investissement en immobilier. Cet outil vous permet d’investir simplement en limitant le risque tout en bénéficiant de bons rendements. Vous pouvez également envisager de faire un emprunt immobilier pour utiliser un effet de levier.
Cet investissement comporte relativement peu de risques et s’adresse aux investisseurs ayant une vision de long terme. Des problèmes de liquidités peuvent en effet exister.
A titre d’exemple le fonds PFO de PERIAL est un fonds à retenir.
Pour bien gérer votre patrimoine vous devez élaborer une stratégie d’investissement alternatif. En France comme dans la majorité des pays de l’OCDE une grande majorité des actifs immobiliers et financiers sont détenus par une minorité. Ce constat est en partie lié à une injuste la fameuse « loterie Ovarienne » défendue par Warren Buffet. Ce constat est avant tout lié à une absence de culture financière de la majorité de la population. Cette situation entraîne de nombreux ménages dans l’incapacité de gérer leur budget et leur patrimoine
Faible culture financière Française
Dans une étude publiée en 2017 par l’assureur Allianz la France est classée en dernière position sur la culture financière « basique »de sa population » en Europe. Cette incapacité à comprendre les bases de notre système économique entraîne une grande défiance envers celui-ci et ceux qui le maîtrise. Ce manque de connaissance entraîne une mauvaise allocation du capital. Il est donc important d’avoir une stratégie alternative pour vos investissements.
Le désamour du risque
Le placement préféré des Français est le compte courant. En 2018 on estimait qu’il y avait 390 milliards d’euros dormant sur les comptes courants de la population du pays. Ce montant a augmenté de 50% en cinq ans.
Ce phénomène s’explique par la politique de baisse des taux d’intérêt de la banque centrale et limite les dépôts sur les livrets bancaires qui sont le second placement financier préféré par la population. Vient ensuite le fonds euro d’assurance-vie qui est également un placement sécurisé.
La population favorise les placements monétaires sans rendement et sans risque et c’est une erreur. Ce comportement indique que les épargnants ne croient pas en l’avenir économique et préfèrent capitaliser même sur un horizon de long terme sans prendre le moindre risque.
La rentabilité de ces placements est désormais négative car inférieure à l’inflation. L’ensemble de l’épargne détenue sur ces comptes (hormis quelques assurances-vie) perd ainsi de la valeur en pouvoir d’achat. Si c’est votre cas et que vous n’avez pas besoin de cet argent il est urgent de vous constituez une stratégie d’investissement alternatif afin de réorienter cette épargne vers des placements plus risqués.
L’utopie de l’immobilier sans risque
Sept Français sur dix privilégient l’immobilier pour y investir leur épargne. Pour acquérir leur résidence principale ou générer des revenus complémentaires grâce à la location. Contrairement à ce que beaucoup pensent ce n’est pas sans risque.
Les bulles immobilières
La bulle des subprimes aux Etats Unis, la bulle immobilière Japonaise ou encore plus récemment en Espagne. Ce ne sont pas les exemples qui manquent depuis quelques décennies. Elles naissent toutes du même sentiment, que l’immobilier est une valeur sure et que l’endettement même à taux variable est sans risque.
L’histoire nous a démontré que ce n’était pas exact et qu’aucune prise de risque ne doit être prise à la légère. Surtout lorsque l’on a recours à l’endettement.
Cependant il ne faut pas exclure l’immobilier de son patrimoine le taux bas offre des opportunités mais crée des bulles dans les zones tendues comme à Paris. Dans ces zones les prix commencent à être supérieurs aux possibilités d’investissement des ménages les plus aisés, il est préférable de s’en éloigner. Un investissement alternatif dans les SCPI peut vous permettre d’investir intelligemment tout en limitant votre risque.
Les pièges de la défiscalisation
La défiscalisation ne doit pas être une stratégie d’investissement en soi. L’état met régulièrement en place des dispositifs fiscaux pour réduire l’impôt sur le revenu dans différents types d’investissements. Dans mon expérience professionnelle j’ai rarement rencontré un client satisfait de ce genre de dispositif.
Les avantages fiscaux dans l’immobilier orientent l’épargne vers des investissements décevant. Vendu cher par les promoteurs, les biens subissent ensuite une forte décote. Dans le private equity les délais imposés pour bénéficier des avantages fiscaux ne permettent pas de faire les meilleurs investissements. Dans les investissements outre-mer le capital est perdu. Et dans le cinéma les pertes moyennes sont telles que l’investisseur ne retrouve jamais son capital en intégralité.
La défiscalisation peut être un outil en accord avec votre stratégie d’investissement alternatif mais ce n’est en aucun cas un but ultime.
L’investissement alternatif et les arnaques
Les arnaques se ressemblent toutes et s’apparentent à un investissement alternatif. Des offres promettant un rendement élevé tout en protégeant votre capital. Le cas Aristophil est emblématique. La société promettait 8% de rendement annuel tout en garantissant le capital en investissant dans des manuscrits. Cette pyramide de Ponzi a pris fin et de nombreux épargnants ont été ruinés.
Gardez bien en tête que le rendement dépend du risque que vous prenez. Dans un environnement de taux d’intérêt bas aucun placement garanti ne vous offrira de rendement élevé.
Vous créer une stratégie d’investissement alternatif ce n’est pas investir sur des supports « originaux ». Votre stratégie d’investissement alternatif doit se faire sur des supports liquides et sur lesquels vous avez une forte visibilité.
Créer sa stratégie d’investissement alternatif
Beaucoup de ménages négligent la gestion de leur patrimoine et se contentent de stocker leurs liquidités sur un livret A si ce n’est pas sur leur compte courant…
Votre stratégie d’investissement alternatif doit vous permettre de prendre plus de risque avec votre épargne tout en disposant de suffisamment de liquidité pour faire face aux aléas de la vie.
Épargner régulièrement
Pour vous constituer un patrimoine vous devez en premier lieu bien gérer votre budget. Pour ce faire je vous invite à tenir votre comptabilité personnelle sur un tableur excel où vous distinguerez vos dépenses fixes et les variables.
Une fois votre situation budgétaire éclaircie consacrez au minimum 10% de vos revenus à la création de votre patrimoine. Il est plutôt conseillé d’y consacrer 20%.
Un apport régulier en liquidités dans votre stratégie d’investissement alternatif vous permet de prendre plus de risques tout en lissant votre point d’entrée.
Garder des liquidités
Pour commencer, ne conservez que l’équivalent de 2 mois de revenus sur votre livret A. Cette épargne de précaution vous permettra de disposer de suffisamment de liquidité rapidement utilisable.
Dans un second temps ouvrez un contrat d’assurance vie 100% en fonds euro sécurisé où vous verserez l’équivalent de 4 mois de revenus. Cet argent bénéficiera d’un rendement nettement plus intéressant. Il subira cependant des frais d’entrée et est moins liquide. Comptez au moins 1 semaine pour recevoir les fonds sur votre compte courant.
Votre stratégie d’investissement alternatif doit vous permettre d’avoir suffisamment de liquidité pour faire face aux imprévus. Le reste de votre épargne doit être investi sur des supports plus rémunérateurs sur un horizon d’investissement de plus long terme.
Prendre des risques intelligents
Après avoir mis suffisamment d’épargne rapidement disponible sur des supports monétaires votre stratégie d’investissement alternatif doit orienter votre épargne vers d’avantages de risques. Vous allez alors diviser votre apport régulier en épargne en trois tiers.
Le premier tiers sera investi sur un compte titres. Le second sur un PEA et le troisième en immobilier.
Le compte titres
Je ne vais pas détailler ici le fonctionnement du compte titres, vous le retrouverez dans cet article.
Pourquoi ce placement
Dans cette stratégie d’investissement alternatif nous allons investir le portefeuille à 70% sur des actions et à 30% sur des obligations du trésor américain. Cette partie de votre patrimoine va être votre réserve de cash pour vos grosses dépenses comme par exemple l’achat d’une voiture. En période de hausse des marchés actions vous pourrez récupérer de l’épargne sur la partie investie en action. Au contraire lors des périodes de baisse des marchés vous piocherez dans la partie investie en bons du trésor.
Quelle stratégie appliquer ?
Dans cette stratégie patrimoniale vous n’allez pas détenir directement des titres actions et obligataire. Vous n’avez ni les compétences ni le temps de vous occuper de ça. Votre portefeuille doit donc être composé de fonds sous la forme d’OPCVM ou d’ETF.
Je vous invite à découvrir l’outil morningstar où vous trouverez tout ce dont vous avez besoin. C’est un outil utilisé par beaucoup de professionnels de la gestion de patrimoine pour suivre les fonds de leurs clients.
Nous allons tout de même mettre une limite à votre imagination. Votre allocation d’investissement alternatif en actions doit être au minimum de 75% sur des fonds actions monde cherchant à répliquer ou à dépasser l’indice MSCI WORLD. Vos fonds obligataires doivent eux chercher à répliquer dans l’intégralité la performance des bons du trésor US. Vous pouvez cependant choisir différentes maturités.
Evolution des ETF SPDR® Bloomberg Barclays U.S. Treasury Bond UCITS ETF (bleu) et Lyxor Core MSCI World UCITS ETF (noir). Source : Bloomberg
Le PEA
Comme pour le compte titre le PEA a déjà fait l’objet d’un article que vous retrouverez ici.
Le meilleur moyen de financer vos projets
Le PEA est un outil fiscal très intéressant pour vous constituer un capital pour réaliser un projet comme l’achat d’une résidence secondaire ou la création d’une entreprise. C’est un outil indispensable dans votre stratégie d’investissement alternatif.
Ce contrat est 100% investi en actions et est intéressant fiscalement au bout 5 ans après on ouverture. Officiellement vous ne pouvez investir que sur le marché action Européen. Grâce aux produits dérivés vous pouvez également investir dans des actions du monde entier.
Comme pour le compte titre vous n’investirez que dans des fonds OPCVM ou ETF. Vous n’avez ni le temps ni les compétences de gérer un portefeuille de titres détenus en direct.
La stratégie d’investissement
Ce portefeuille totalement investi en actions ne va comporter que 4 lignes. Des fonds répliquant l’indice MSCI WORLD ne sont pas disponibles sur ce contrat. Nous allons donc prendre 4 fonds couvrants chacun l’une des principales zones économiques de la planète. Les USA, l’Europe, la Chine et le Japon.
Evolution des 4 fonds, Japon (orange), Chine (noir), Europe (rouge), USA (bleu). Source : Bloomberg
L’immobilier
Le dernier tiers de votre épargne régulière sera investi en immobilier. L’immobilier est un investissement courant dans le patrimoine des Français mais peut rentrer dans votre stratégie d’investissement alternatif. Cet investissement peut se faire en achetant de l’immobilier physique ou via d’autres véhicules comme les SCPI ou les OPCI.
Les SCPI
Les SCPI sont des fonds détenant physiquement des immeubles et des fonds de commerce. Ces fonds peuvent investir la totalité de leurs fonds dans des biens. Les frais d’entrée sont très élevés, comptez 10%.
Trimestriellement le fonds va vous verser un dividende correspondant aux loyers perçus. Ce revenu entrera dans votre revenu imposable sauf si vos SCPI sont détenus dans un contrat d’assurance vie. Auquel cas c’est la fiscalité de l’assurance vie qui s’applique. Attention ces fonds sont très peu liquides.
Les OPCI
Les OPCI sont des fonds qui détiennent également des biens immobiliers physiques. Contrairement aux SCPI la détention en physique est limitée à 60% de l’actif, le reste étant investi en produits financiers.
Ces fonds ne sont accessibles qu’aux contrats d’assurance vie, vous pouvez les intégrer à votre compte titre mais les frais d’entrée seront prohibitifs.
Quels résultats cette stratégie d’investissement alternatif peut générer ?
Voici les données utilisées pour cette simulation :
Livret A rendement de 1% annuel
Fonds euro d’assurance vie, rendement de 2% annuel
Compte titres rendement annuel de 6.5%
PEA rendement annuel de 8%
SCPI revalorisation annuelle de 1% et 5% de rendement non réinvesti
Les frais d’entrée et de gestion ne sont pas pris en compte dans cette simulation. Nous allons utiliser un couple témoin avec des revenus annuels nets de 100 000€. Le couple va épargner 20% de ses revenus.
Au bout de 20 ans après avoir épargné progressivement le couple dispose d’un capital de 653 033€.
Evolution de l’épargne du couple dans le temps
Les actions sont les actifs qui rapportent le plus. D’après une étude du Crédit Suisse et de la London Business School les actions de pays développés ont en moyenne rapportée 8.5% par an depuis 120 ans. Malgré de nombreuses crises économiques et deux guerres mondiales.
Situation de l’épargne au bout de 5 ans
Après un effort d’épargne de 5 ans les investissements sur les supports monétaires sont terminés et représentent presque 50% du patrimoine du couple.
Situation de l’épargne au bout de 10 ans
Au bout de 10 ans on constate que les supports monétaire représentent moins du quarts des actifs le compte titres et le PEA plus de la moitié.
Situation de l’épargne au bout de 20 ans
En 20 ans le couple dispose de plus de 240 000€ sur son PEA et peut envisager l’achat d’une résidence secondaire. L’épargne de 210 000€ sur le compte titres permet de financer des dépenses importantes comme une voiture ou des travaux. Les SCPI qui représentent 20% du capital augmentent les revenus du couple de 5% brut par an. Les placements monétaires représentent 6 mois de revenus et permettent d’affronter des situations d’urgence.
Cette stratégie d’investissement alternatif est intéressante pour un couple de cadre en CDI disposant de sa résidence principale
Chaque situation est unique, votre conseiller en gestion de patrimoine est là pour vous conseiller et vous permettre de réaliser vos projets.
Le Plan d’Epargne Retraite Populaire (PERP) est un contrat d’assurance-vie vous permettant de bloquer une partie de votre épargne dans le but de compléter votre retraite obligatoire. Lancé en 2003 avec la loi Fillon ce contrat vous permet d’épargner pour préparer votre futur tout en réduisant votre imposition sur le revenu.
Le fonctionnement du PERP
La vie d’un contrat PERP se fait en deux parties. La phase de constitution de votre épargne durant votre active. Tous les ans les services des impôts vous donnent sur la page 4 de votre déclaration le montant que vous pouvez investir et déduire de votre imposition.
Fiscalité des versements
Les versements effectués sur votre PERP vous permettent de réduire votre imposition sur le revenu. La rente générée par ce contrat sera en revanche en partie imposée comme nous allons le voir plus bas.
Sortie de votre contrat à la retraite
Arès l’ouverture de votre PERP l’argent investi est bloqué jusqu’à la fin de votre vie professionnelle. Une fois vos régimes de retraite obligatoires liquidés vous pouvez contacter votre assureur afin de mettre en place la rente de votre contrat.
Conversion en rente
Lors de la liquidation de vos régimes obligatoire vous êtes en droit de demander la mie en rente de votre contrat PERP. Ce n’est cependant pas forcément la meilleure solution. Si une fois à la retraite vous disposez de gros revenus et que la transmission de votre patrimoine est une priorité pour vous vous avez tout intérêt à conserver votre contrat jusqu’à vos 75 ans pour continuer à défiscaliser.
La rente viagère
Lors de la conversion en rente de votre contrat l’assureur va calculer votre espérance de vie grâce à la table de mortalité du contrat comme nous le verrons plus bas. En fonction du résultat obtenu et de la quantité d’épargne disponible sur votre PERP l’assureur vous versera une rente jusqu’à votre décès. Plus votre conversion en rente se fera tard plus celle-ci sera élevée.
Rente avec réversion
La réversion vous permet à votre décès de faire bénéficier à la personne de votre choix de la rente de votre contrat jusqu’à son propre décès. Cette personne peut être votre compagne ou quelqu’un d’autre. Attention cependant car l’assureur va se baser sur vos deux espérances de vie pour déterminer la rente. Si la personne bénéficiaire de votre contrat est bien plus jeune que vous le montant de la rente risque d’être très impacté.
Si vous choisissez cette option l’assureur va vous proposer une réversion à 100% ou à 60% pour limiter l’impact sur la rente.
Rente avec annuités garanties
Si vous souhaitez qu’une personne de votre entourage bénéficie de votre rente à votre décès tout en limitant l’impact sur le montant de celle-ci. L’option des annuités garanties est une alternative à la réversion.
Lors de la conversion en rente de votre contrat en sélectionnant cette option sur 20 ans l’assureur s’engage à verser la rente sur 20 ans. Si vous décédez 10 ans après votre bénéficiaire va en bénéficier lui aussi pendant 10 ans. Si vous décédez après 20 ans de versement de votre rente votre bénéficiaire n’aura rien.
Cette option vous permet de convertir votre contrat en rente à 75 ans et de rendre bénéficiaires vos enfants ou petits enfants dans des conditions fiscales intéressantes.
Vous pouvez ouvrir autant de contrat PERP que vous le souhaitez, l’enveloppe de défiscalisation restera cependant la même.
Sortie en capital
Lors de votre conversion en rente la loi vous permet de sortir entre 1 et 20% de votre épargne en capital. Le montant de l’épargne sortie en capital aura ensuite un impact proportionnel sur la rente versée.
Si l’épargne présente sur votre contrat est inférieure à 20 000€ la compagnie d’assurance estimera que le montant de la rente n’est pas suffisant. Le capital vous sera versé à 100%.
Si votre objectif est de récupérer l’intégralité de votre capital à la sortie tout en investissant des capitaux importants pour bénéficier de la défiscalisation je vous invite à ouvrir une multitude de contrats PERP dans différentes compagnies. Si lors de votre départ en retraite les contrats affichent moins de 20 000€ d’épargne chacun vous pourrez alors récupérer l’ensemble de votre épargne sous forme de capital. Attention cependant car cette stratégie est un peu « borderline » et peu appréciée du fisc.
Achat de résidence principale
Il est possible de sortir à 100% en capital seulement si l’objectif de ce rachat est l’acquisition de votre résidence principale. Ce motif de rachat n’est cependant uniquement valable lors de votre départ à la retraite. Ce n’est pas le cas lors de la phase de constitution du capital.
Table de mortalité
La table de mortalité est l’outil utilisé par l’assureur pour déterminer votre espérance de vie au moment de la conversion en rente. Comme l’espérance de vie augmentant régulièrement les tables de mortalité sont régulièrement mises à jour. Si votre contrat a été ouvert avant 2007 vous bénéficiez de la TPRV 93. Si votre contrat est plus récent vous bénéficiez de la TGH TGF. Plus votre table de mortalité est ancienne plus elle vous est bénéfique car elle se base sur une espérance de vie plus courte.
Si vous êtes une femme et que votre contrat a été ouvert entre 2007 et 2012 je vous invite à en ouvrir un second et à transférer votre épargne dessus. En effet une décision de la cour de justice Européenne interdit une différenciation des tables en fonction des sexes après cette période. L’espérance de vie des femmes étant supérieure aux hommes un nouveau contrat vous sera plus favorable. Si vous êtes un homme conservez ce contrat précieusement.
Si vous partez en retraite à 67 avec un contrat d’une table de mortalité récente, la compagnie d’assurance estimera qu’il vous reste statistiquement 28 ans au maximum à vivre. Il faut donc diviser votre épargne par 28 pour avoir votre rente annuelle approximative.
Revalorisation de votre rente (taux technique)
Lors de la conversion en rente de votre PERP la compagnie d’assurance va (normalement) vous laisser le choix entre deux options :
Une rente normalement plus faible avec un taux technique de 2.5%. Cela signifie que votre rente sera revalorisée de 2.5% par an. Ce taux peut changer en fonction des conditions du contrat, de la compagnie, de la date de souscription et de la date de conversion. Si la compagnie décide de revaloriser les rentes de ses bénéficiaires à un taux plus important vous en bénéficierez.
Une rente plus élevée mais avec un taux technique de 0%. Cela signifie que votre rente ne sera pas revalorisée sauf si la compagnie décide de revaloriser les rentes données à ses bénéficiaires.
Fiscalité
Le PERP est un contrat vous permettant de préparer votre retraite. Dans l’anticipation d’une baisse des rentes des régimes obligatoires le gouvernement permet de déduire les versements de votre revenu imposable.
Phase de constitution
L’argent versé sur le PERP sont libres. Un épargnant peut verser une année puis décider de ne plus verser l’année suivante sans prendre le risque de voir son contrat requalifié.
Les versements effectués sur votre contrat viendront réduire votre revenu imposable dans la limite du plafond prévu. Vous trouverez le détail des plafonds à la page 4 de votre dernier avis d’imposition.
Par exemple : Si vous avez un revenu imposable de 40 000€ par an. Que votre tranche marginale d’imposition est de 30% et que vous décidez d’investir 1 000€ sur votre PERP. Le versement de 1 000€ réduira d’autant votre revenu imposable qui passera à 39 000€. Vous réalisez alors une économie d’impôts de 300€.
Si vous êtes en couple et que vous partagez le même avis d’imposition vous pouvez utiliser les plafonds de votre conjoint en complément du vôtre et inversement.
Phase de restitution
Lors de la phase de restitution plusieurs options fiscales s’offrent à vous et varient en fonction de votre choix de sortie.
Sortie en capital
La fiscalité de la sortie en capital est très intéressante, vous avez deux options possibles :
L’imposition sur le revenu. Le capital est taxé à votre tranche marginale d’imposition + prélèvements sociaux. C’est n’est clairement pas la bonne option sauf si votre tranche marginale est à 0%.
Le prélèvement forfaitaire libératoire. Si vous choisissez cette option vous bénéficiez d’un abattement de 10%. Le montant du PFL est lui de 7.5% auquel il faut ajouter 9.1% de prélèvements sociaux. En prenant en compte abattement cela revient à un taux de prélèvement de 15.85% ce qui est relativement faible.
Sortie en rente
La rente viagère qu’offre le PERP est considérée comme une rente » à titre onéreuse » par l’administration fiscale. Contrairement à une rente générée par un PEA Assurance celle-ci sera intégrée à votre revenu imposable dans sa totalité.
Ce revenu après un abattement de 10% sera imposé à votre tranche marginale d’imposition. Il vous faudra ensuite ajouter 7.5% de prélèvements sociaux.
Par exemple : Si vous disposez d’une rente viagère de 1000€ par mois grâce à votre contrat PERP et que votre tranche marginale d’imposition est de 30%. 100010% d’abattement = 900€. Nous allons ensuite retirer 270€ d’imposition sur le revenu et nous retrouver avec 630€. Nous allons également soustraire 67.5€ de prélèvements sociaux pour conserver 562.5€ net.
A noter
Comme vous le constatez l’exonération d’impôts sur le revenu est compensé par l’état en taxant la rente. A noter que la rente est taxé sur le capital plus les plus-values. Pour terminer je vous ferais remarquer que la CSG est prélevée deux fois. Sur vos revenus lors de la phase de constitution et lors du versement de la rente. L’avantage fiscal est donc très limité, voir inexistant.
Gestion de l’épargne
Le contrat PERP étant un contrat de retraite par capitalisation. La gestion de votre épargne est un axe important à ne pas négliger.
Ce contrat se gère sur le long terme, parfois plus de trente ans avant d’en récolter les fruits. Il ne faut donc pas hésiter à prendre des risques en allant sur les actions. Ce sont les produits les plus rentables sur le long terme. Investir une épargne dont vous ne pourrez pas bénéficiez avant 20 ans sur du fonds euro ou un support monétaire n’a absolument aucun sens.
Je vous invite donc lors de la souscription de votre PERP à opter pour une gestion 100% en unités de compte, avec une stratégie évolutive. Cette stratégie sécurisera votre contrat dans le temps pour amener le taux de fonds euro à 100% lors de la conversion en rente.
Concernant la gestion de votre contrat voici une répartition initiale intéressante :
60% sur un fonds actions monde. Ces fonds sont investis sur l’ensemble de la planète et prennent comme référence l’indice MSCI World. Calculé par Morgan Stanley il permet de mesurer l’évolution des places financières mondiales. Cette position vous fera ainsi bénéficier de la croissance mondiale.
15% sur un fonds immobilier. Ce fonds va vous permettre de bénéficier de ce marché dynamique en Europe ou dans le monde.
15% sur des fonds thématiques. Certains assureurs proposent des fonds sur les infrastructures ou l’eau qui assurent de très bons rendements à long terme.
10% sur un fonds actions européennes. Ce fonds vous permet d’investir une partie de votre épargne dans l’économie européenne. Sans être pénalisé si les marchés européens sous-performent.
Avec une gestion évolutive votre assureur sécurisera annuellement une partie de votre épargne vers du fonds euro. Lors de votre départ à la retraite votre contrat sera 100% sécurisé. Vous pourrez le convertir sereinement au moment le plus opportun.
Le contrat d’assurance vie est un contrat « à tout faire » indispensable dans votre patrimoine. Tellement indispensable que vous en possédez peut-être un sans le même le savoir.
Il existe deux formes de contrats d’assurance vie. Les contrats de prévoyance et les contrats d’épargne.
Contrat d’assurance vie de prévoyance
Ce contrat d’assurance vie est un véritable contrat d’assurance contre un risque financier. Comme pour le contrat d’assurance de votre voiture vous allez payer une prime contre une assistance financière en cas d’accident.
Les garanties
Ce contrat est une assurance sur la vie et vous indemnise en cas d’accident sous forme de rente (viagère ou non) ou via des capitaux.
En cas d’incapacité de travail
Si suite à une maladie un accident ou une hospitalisation vous n’êtes pas en capacité de travailler la compagnie d’assurance va vous indemniser à hauteur des garanties prévues par votre contrat. Le déclenchement de ces garanties se fait après une période de franchise. La franchise la plus basse est de 1 journée et la plus large 365 jours. Le calcul de la prime de risque varie énormément en fonction de cette franchise.
Si vous êtes un indépendant votre assureur pourra couvrir à la fois vos revenus personnels mais aussi vos frais professionnels avec la possibilité de bénéficier de la loi Madelin.
La période d’incapacité commence le jour de votre accident et dure au maximum 3 ans. Au-delà de cette période votre assureur vous considérera comme invalide.
L’invalidité
Lorsque vous vous trouvez en situation d’invalidité l’assureur va déterminer votre niveau d’invalidité. Pour être indemnisé votre taux d’invalidité doit être supérieur à 33%. Il existe des garanties optionnelles pouvant porter ce taux à 16%. Ce taux peut être déterminé suivant différentes méthodes. Les plus connues sont le barème médical et le barème de la sécurité sociale, certains assureurs ont aussi des barèmes spécifiques pour chaque profession. Ce dernier est particulièrement profitable aux professions libérales.
Lorsque vous êtes invalide votre assureur va croiser votre taux d’invalidité et le barème pour définir votre prestation. Cette prestation est versée sous forme de rente jusqu’à l’âge légal de la retraite ou bien de façon viagère en fonction des garanties souscrites initialement. Certains assureurs vous proposent également un capital en complément.
En cas de décès ou d’invalidité totale (PTIA)
La compagnie d’assurance verse un capital à vos bénéficiaires. Il est très important de bien rédiger la clause bénéficiaire avec l’aide d’un professionnel compétent pour que l’argent aille bien aux personnes désignées. La clause standard est votre conjoint(e) à défaut vos enfants.
Vous pouvez remplacer ce capital par le versement d’une rente à votre conjoint(e) ou une tierce personne de votre choix. Il est également possible de mettre en place une rente éducation qui financera l’étude de vos enfants.
Le diable est dans les détails
Comme nous l’avons vu précédemment pour déterminer votre invalidité les assureurs n’utilisent pas forcément le même barème. Le barème du concours médical est moins favorable aux assurés que le barème de la sécurité sociale, les barèmes spécifiques à votre profession vous sont encore plus favorables.
La façon dont votre assureur détermine votre indemnité en cas d’invalidité est un autre point intéressant. Votre assureur peut vous indemniser de façon forfaitaire ou bien indemnitaire. Etre indemnisé de manière forfaitaire est bien plus intéressante car vote assureur vous indemnise comme il est convenu dans le contrat. Lorsque votre assureur vous indemnise de façon indemnitaire il va prendre en compte vos autres sources de revenus avant de vous verser votre indemnité.
Le coût de votre assurance ne doit donc pas être votre seul critère comparatif. Il est également important de savoir que votre prime est revue chaque année en fonction de votre âge.
Contrat d’assurance vie d’épargne
Contrairement au contrat de prévoyance le contrat d’épargne vous permet de vous assurer contre vos risques financiers quotidiens. Les primes versées sont investies et vous génères des intérêts jusqu’à ce que vous rachetiez votre épargne ou que vous la transmettiez.
Spécificités du contrat
Le contrat d’assurance vie est un contrat d’assurance vous permettant d’investir sur les marchés financiers simplement et dans un cadre fiscal favorable.
Enveloppe fiscale
Le contrat d’assurance vie est une enveloppe fiscale. Vous pouvez donc effectuer autant de transactions que vous le souhaitez au sein de votre portefeuille sans subir la fiscalité sur le capital ainsi que les prélèvements sociaux. Nous verrons plus bas qu’il y a une exception. Cette enveloppe fiscale fonctionne de la même manière que le PEA et le PEA PME.
Fiscalité de l’assurance vie
L’assuré bénéficie d’une fiscalité avantageuse sur ses rachats au-delà de 8 ans. Les versements effectués après le 27 septembre 2017 sur un contrat de plus de 8 ans peuvent être soumis à deux options fiscales.
Le prélèvement forfaitaire unique
Le prélèvement forfaitaire unique (PFU) remplace le prélèvement forfaitaire libératoire à partir du 1er janvier 2019 dans le cadre de la mise en place du prélèvement à la source.
Si votre contrat a plus de 8 ans vous bénéficiez d’une exonération fiscale d’imposition sur la plus-value lors de vos rachats de 4600€ pour une personne célibataire et de 9200€ pour un couple. Vous restez cependant redevable des prélèvements sociaux.
Pour les rachats effectués avant que votre contrat ait 8 ans et ceux dont la plus value dépasse les montants que nous venons de voir vous serez soumis au PFU. Le PFU comprend une imposition sur le revenu de 12.8% ainsi que 17.2% de prélèvements sociaux. La fiscalité impute donc 30% des plus values générées en cas de rachat de votre épargne.
L’imposition sur le revenu
La seconde option fiscale disponible sur les rachats d’assurance vie est l’imposition sur le revenu. Comme lorsque vous choisissez le PFU vous bénéficiez d’une exonération de 4600€ ou de 9200€ en fonction de votre situation si votre contrat a plus de 8 ans.
Au-delà vous serez imposé à votre tranche marginale d’imposition en plus des prélèvements sociaux. Cette option fiscale n’est favorable que si l’assuré à une tranche d’imposition de 0%. Lorsque le taux est de 14%. Additionnée aux prélèvements sociaux la fiscalité devient 31.2% soit 1.2% de plus que le PFU.
Passage au prélèvement à la source
Avec le passage au prélèvement à la source en 2019 et la mise en place du PFU vous devrez désormais choisir une option fiscale pour l’ensemble de vos investissements. Il ne sera plus possible d’effectuer un rachat sur votre contrat d’assurance vie en choisissant l’imposition sur le revenu puis un second en choisissant le PFU.
Rachat sur les versements effectués avant le 27 septembre 2017
Si vous avez effectué des versements sur votre contrat d’assurance vie avant le 27 septembre 2017 ce n’est pas le PFU qui s’applique mais la fiscalité en vigueur au moment de votre versement.
Transmission en cas de décès
En cas de décès de l’assuré l’épargne disponible sur le contrat est versée au(x) bénéficiaire(s) conformément à la clause bénéficiaire déposée auprès de l’assureur ou d’un notaire.
Si les fonds ont été versés avant les 70 ans de l’assuré les bénéficiaires disposent d’une exonération d’impôts sur les successions sur les 152 500€ premiers euros. Le taux d’imposition est de 20% sur les 700 000€ suivants puis 31.5%. Ces fonds sortent du cadre de la succession.
Si les fonds ont été versés après les 70 ans de l’assuré, tous les bénéficiaires confondus bénéficient d’une exonération de 30 500€ de versement ainsi que des intérêts générés. Le surplus rentre dans le cadre normal de la succession.
L’assurance-vie est un très bon moyen pour défiscaliser la transmission de son patrimoine à ses proches. Je vous invite à vous faire conseiller pour la rédaction des clauses bénéficiaires qui comportent quelques subtilités.
Le fonds euro
Le fonds euro est une forme d’investissement très peu risquée que vous pouvez incorporer dans votre contrat. La particularité de ce support est que vous investissez dans un fonds commun détenu au sein du bilan d’une compagnie d’assurance ou d’un fonds cantonné.
Estimation du bilan d’un fonds euro
Les assureurs ne communiquent pas tous sur la composition du fonds euro mais les proportions sont globalement similaires. Le fonds euro contient environ 85% de fonds euro, environ à 50% de titres gouvernementaux et 50% de titres d’entreprises. L’immobilier physique représente 7% du portefeuille, les actions cotées et le private equity 5% et les placements monétaires et de dérivés 3%.
La politique de taux bas menée par la FED puis par la BCE n’est pas sans effet sur le rendement du fonds euro composé à 85% de titres obligataires. Chaque année des titres détenus par les fonds arrivent à maturité et sont remplacés par de nouvelles obligations à très faible rendement qui pénalisent la performance. En 2018 la performance moyenne du fonds euro a été de 1.6% soit 0.2% inférieur à l’inflation. Il y a donc une légère perte de pouvoir d’achat sur cette épargne.
Risque sur cette épargne
Le fonds euro est une épargne garantie. Du moins jusqu’à ce que la compagnie d’assurance estime qu’elle ne l’est plus. Cette épargne est liquide et disponible sous quelques jours sur votre compte courant.
L’article 49 de la loi « SAPIN II » vient apporter une modification aux contrats d’assurance vie. En effet le haut conseil de stabilité financière peut désormais bloquer les retraits de fonds euro en cas de fort mouvement sur les taux d’intérêt. Vos fonds peuvent donc se retrouver bloqués plusieurs mois.
Le fonds euro croissance
Pour contrer la baisse du rendement des obligations et vous permettre de conserver un niveau de rendement attractif les assureurs ont mis en place le fonds euro croissance sur la plupart des contrats d’assurance vie.
Ce fonds incorpore davantage d’actions et permet d’obtenir davantage de rendement. En contrepartie l’assuré s’engage à conserver son investissement sur une période de 8 ans. Si il retire on épargne avant cette période le capital n’est pas garanti. Le capital fluctuant, des moins-values sont donc possibles. Au-delà de cette période de 8 ans la compagnie vous garantit vos versements déduits des frais de gestion. Les capitaux sont transformés en fonds euro classique.
La probabilité de se retrouver en plus values après 8 ans sur les actions est très élevée. Le fonds euro croissance est donc beaucoup plus rentable si vous souhaitez investir sur le long terme tout en minimisant les risques.
Les unités de compte
Les unités de compte vous permettent de diversifier vos investissements sur des supports non garantis au sein de votre contrat d’assurance vie. Ces supports vous permettent d’investir sur les actions, les obligations, l’immobilier, les matières premières ou des placements monétaires en diverses devises. Ces outils vous permettent de diversifier et d’améliorer le rendement de votre portefeuille tout en profitant du cadre fiscal de l’assurance-vie.
Les actions
Vous pouvez détenir dans votre contrat d’assurance vie des actions sous forme de fonds ou d’ETFs. Vous pouvez également détenir des titres directement mais ce n’est en général possible que si vous détenez un contrat de plusieurs millions d’euros.
Je ne vais pas détailler ici les stratégies possibles avec ces supports d’investissement puisque je l’ai déjà fait dans l’article présentant le compte titres et le PEA.
Dans un contexte de taux bas les actions vous permettent de dynamiser la performance de votre épargne.
Comparaison de l’évolution des deux fonds. Source Bloomberg
Diversifier son contrat d’assurance vie via des fonds d’actions internationales permet d’améliorer facilement la performance de son contrat en fonds euro principalement investi en obligations.
Si vous disposez d’un contrat de moins de 100 000€ je vous invite à privilégier les fonds actions internationales. Au-delà vous pourrez diversifier vers des cibles plus régionales en fonction de vos anticipations de marché. Plus votre portefeuille grossi plus vous pourrez ainsi le diversifier mais il est important d’avoir un cœur de portefeuille axé sur les actions internationales.
Les Obligations
Bien que le fonds euro soit composé à 85% d’obligations vous pouvez incorporer des fonds purement obligataires dans votre portefeuille.
Cependant cela peut représenter une diversification d’investissement si vous vous dirigez vers des obligations high yield (spéculatives) du secteur privé. Le fonds AB Global High Yield Portfolio est un exemple.
Vous pouvez également insérer dans votre contrat d’assurance vie un « fond flexible » composé à la fois d’actions et d’obligations. Certains fonds ont une répartition fixe. D’autres voient leur proportion actions/obligation évoluer de façon active en fonction des anticipations de l’équipe de gestion.
Si vous disposez d’un capital important votre assurance vie peut être diversifié sur des fonds de matières premières. Attention c’est un investissement risqué et pouvant générer une très forte volatilité. Il est ainsi déconseillé de dépasser 5% sur cette classe d’actif dans votre allocation.
Il y a deux façons d’investir dans les matières premières. Via des fonds qui gèrent de stocks de matières premières via des contrats financières types « futures ». Ou via des actions et des obligations de compagnies minières et pétrolières. Le fonds Lombard Odier Commodity Risk Premia est un exemple.
L’immobilier
Au sein de votre contrat d’assurance vie il existe plusieurs solutions pour investir dans l’immobilier coté ou non.
Les foncières
Ces fonds sont des fonds actions contenant des foncières cotés. C’est l’option d’investissement la plus liquide mais aussi la plus volatile. Cela vous permet d’investir facilement dans l’immobilier à l’international tout en profitant du cadre fiscal avantageux de l’assurance-vie. Vous pouvez à tout moment réorienter votre épargne vers d’autres stratégies. Le fonds BNP Paibas Immobilier responsable en est un exemple.
Les OPCI
Les fonds OPCI sont comme les foncières des fonds cotés. Ils se différencient par le fait que les OPCI détiennent 60% d’immobilier physique dans leur portefeuille. Ces fonds vous permettent ainsi d’investir facilement dans de l’immobilier physique tout en bénéficiant du cadre fiscal de l’assurance-vie. Ces fonds sont très peu liquides, environ deux cotations par mois et ne peuvent pas être arbitrés au sein de la poche vers d’autres allocations. Les choix d’investissements peuvent porter sur des thématiques telles que le logement ou l’immobilier d’entreprise.
Les SCPI
Les SCPI sont comme les OPCI des fonds détenant de l’immobilier physique. Ces fonds permettent de contenir davantage d’immobiliers physiques que les OPCI, ils sont cependant peu liquides. Ces fonds peuvent être acquis en dehors du cadre de l’assurance-vie et sont une alternative pertinente à l’investissement immobilier traditionnel.
Quels fonds choisir dans votre assurance vie ?
Les contrats d’assurance vie sont des contrats construits avec une architecture fermée. Les contrats « grand public » proposés par les assureurs ne comportent u maximum que quelques dizaines de fonds. Ils sont à 90% gérés par l’assureur lui-même mais cela suffit. Pour commencer à construire votre stratégie privilégiez les fonds actions ou immobiliers internationales puis diversifiez sur des thématiques qui vous intéressent.
Les contrats proposés par les banques privées vous offrent une architecture plus ouverture avec des fonds gérés par des grandes maisons. Cependant pour commencer par privilégier des fonds avec une allocation larges.
Gestion de votre épargne
Le contrat d’assurance vie vous permet de gérer vous-même votre portefeuille via la gestion libre, d’établir des conventions de gestion passive ou de confier votre épargne à une équipe de gestion active moyennant des frais.
Gestion piloté
Les assureurs proposent via leurs filiales d’investissement de gérer la part en unités de compte de votre contrat. Cela implique que l’équipe de gestion va modifier votre portefeuille de fonds sans votre consentement et faire régulièrement évoluer votre portefeuille. Cette stratégie a un coût compris entre 0.5 et 1% de votre épargne sous gestion en fonction des compagnies et des frais que vous arriverez à négocier. Plus vous placerez d’épargne plus vous serez en position de négocier.
Conventions de gestion
Les conventions de gestion s’inscrivent dans l cadre de la gestion passive de votre épargne. Le principe est de déterminer une allocation qui servira de base pour l’ensemble de vos versements. Les assureurs proposent des conventions génériques mais vous laissent également la possibilité de créer la vôtre.
Les conventions permettent également la « gestion à horizon ». Ce mode de gestion arbitrera automatiquement et régulièrement votre portefeuille vers du fonds euro jusqu’à l’échéance donnée.
Par exemple: si vous décider de mette en place une convention de gestion avec 50% de fonds euro sur un horizon de 10 ans. L’assureur va progressivement arbitrer votre convention 50% en unités de compte vers du fonds euro. Au bout de 10 ans votre portefeuille sera à 100% en fonds euro.
Gestion libres
La gestion libre convient aux investisseurs avertis désirants de se créer eux-même leur propre portefeuille d’investissement. Dans ce cadre vous pouvez choisir les opportunités qui vous semblent les plus intéressantes à chaque versement.